05 février 2010

Negoziati internazionali

La tension des relations internationales, le fébrilité des négociations, les stratégies et alliances improbables pour faire passer une résolution in extremis, la crainte de voir le château de carte s'écrouler pour un mot sur lequel le doute se cristallise, l'arrogance des délégués des grands pays, la lutte du Sud contre le Nord, voici à peu près ce que je vis pendant deux jours. Nous sommes quelques deux cents étudiants à nous fondre dans la peau des représentants permanents à l'Assemblée Générale de l'ONU. Grisant.

Deux jours durant lesquels je représente la Bolivie avec deux confrères. Nous avons quelques différends avec les Etats-Unis et projetons très sérieusement, avec les délégations vénézuélienne et équatorienne d'envahir la Colombie. Incident diplomatique à l'horizon. En deux jours, nous devons nous mettre d'accord sur une résolution pour la protection de la biodiversité - 2010 a été décrétée "Année de la Biodoversité" par les Nations-Unies. Nous avons pris nos quartiers dans l'un des amphithéâtres magistraux de l'Unesco, aux airs d'espionnite aiguë, et errons dans un décor terriblement seventies. Et c'est par ailleurs avec une grande fierté que je peux désormais dire : "J'ai mangé à la cantine de l'Unesco", c'était un peu mon grand fantasme... ! À quoi ça tient me direz-vous...

Dans quelques minutes à peine, les négociations reprennent et il faut que la résolution soit prête avant 13h. La tension est à son paroxysme. L'Iran et la Lybie menacent de tout faire échouer, la Syrie nous fait perdre du temps et nous - pays bolivariens d'Amérique latine - tentons désepérement de nous unir tant bien que mal avec une partie des Etats d'Afrique sub-saharienne, l'Indonésie, le Liban et... la Pologne.

Et pour le petit clin d'oeil, des semelles rouges ont foulé le vénérable sol de l'institution onusienne...

And now, Honorable Delegates, motion to suspend the session...

See you soon (une fois n'est pas coutume).

08:19 Ecrit par Emeline dans DolceVitaSpeciale | Lien permanent | Commentaires (7)

01 février 2010

Gli angeli

Le pont Saint-Ange à Rome, une journée d'octobre. La fin d'une matinée ensoleillée, la promesse d'un week-end exceptionnel.

Et aujourd'hui, l'attente de l'inspiration. La nécessité d'écrire d'autres mots, ailleurs. Quelques obligations. Alors pour remplir une page blanche : le sourire de l'ange et tous les possibles !

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Ci vediamo !

08:46 Ecrit par Emeline dans DolceVitaPensata | Lien permanent | Commentaires (8)

27 janvier 2010

Tante cose da fare

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Un trop plein de projets qui finissent par se télescoper dangereusement m'a valu une série d'interrogations presque existentielles depuis quelques jours. Tout l'enjeu était de désembrouiller les fils, les tenants et aboutissants et les attentes de chacune de ces lignes inscrites depuis longtemps dans mon petit carnet de to do things. Théoriquement, tout ceci serait parfaitement compatible, mais j'en suis hélas ! encore à devoir prendre en compte des considérations matérielles... Quelle petite joueuse je fais !

Il se trouve que I have a dream. Passer quelque temps dans un illustre établissement dont le seul nom suffit à me faire frémir d'aise. Harvard. What else ? Une question d'ego, mais j'assume. J'avais donc très sérieusement envisagé un départ cet été, six semaines de campus pour une Summer School aux airs de camp de vacances. Un American Dream, définitivement. Tout était prêt, les inscriptions commencent dans quelques semaines à peine, j'avais tout dûment planifié, souligné en orange dans mon agenda du même coloris. J'étais même allée voir ma chère conseillère financière pour envisager la chose  sous son meilleur angle - Harvard n'est pas un camp de vacances comme les autres et est loin de prodiguer ses activités gratuitement. Tout était en ordre.

Sauf que voilà. Dans les diverses interrogations qui surgissent inévitablement depuis la rentrée se sont glissés quelques projets qui, sur un CV, apporteraient une plus-value indéniable - mais motus, je refuse de me porter la poisse : l'affaire est sélective, ce ne serait pas un défi sinon ! Projets qui revêtent les traits de véritables investissements. Et la perspective de m'endetter à la fois pour un camp de vacances et pour une potentielle année supplémentaire ne me réjouissait guère. Une réalité difficile à intégrer, l'obligation de choix et de sérier les priorités. Harvard me titille toujours et je fouille encore pour me trouver une bonne raison d'y aller, même si ce n'est pas cette année. Et l'American Dream reste bien présent, je n'y renonce évidemment pas, il va juste falloir l'adapter. De nouvelles idées émergent, plus compatibles, et tout autant enthousiasmantes.

Les mois à venir promettent d'être denses mais extrêmement excitants !

Ci vediamo !

 

25 janvier 2010

Il gusto delle belle scarpe

Il y a très probablement une indéniable part d'héritage dans tout ça. L'odeur du cuir, la douceur au toucher. Maman me raconte souvent qu'enfant, elle allait fourrer son nez dans les gants de ses tantes et que, lors des virées dans les grands magasins, elle humait la fragrance si particulière de la petite maroquinerie. Un héritage, disais-je. Il faut le reconnaître : le cuir est une faiblesse. Il a un côté un brin solennel, on ne l'offre que pour des occasions particulières, on l'attend, on le convoite, on le désire. Les dernières grandes étapes de mon existence ont d'ailleurs été marquées par des sacs... Ultimes récompenses. Et il semblerait difficile de croire au hasard en pareilles circonstances.

Que dire alors des souliers... ? J'ai la bénédiction de ma famille entière et de l'homme pour succomber à une cambrure, à une découpe, à un détail, là, sur le pied, à l'excès, et... à une semelle. Le soulier ne fait pas la silhouette mais il y contribue. Et si une garde-robe entièrement griffée n'est pas encore dans mes cordes - mais en aurai-je jamais envie ? - les souliers restent des pièces d'exception accessibles. Et je dois reconnaître, sans la moindre vergogne, entamer une véritable collection.  Il s'agit là de stratégies complexes, de réflexions poussées à leur paroxysme, de calendriers dûment élaborés et parfois, de négociations rondement menées. Des plans sur six mois.

Ces dernières semaines auront été prolifiques. Jusqu'à une apogée samedi...

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Ci vediamo...

 

14:25 Ecrit par Emeline dans DolceVitaModa | Lien permanent | Commentaires (28)