10 mars 2010

Ciao tutti !!

Une désertion, vous dites ? J'admets, il a fallu être ailleurs, au propre, comme au figuré. Ces dernières semaines auront été marquées par un travail monstrueux - état d'avancement du mémoire, d'autant plus difficile à rédiger que je n'avais pas franchement avancé, fiches, exposés, rendez-vous divers, examens, tests, et j'en passe. Et comme si les semaines n'étaient pas assez chargées, j'ai repris l'italien - une activité salvatrice !

Et puis, il y a eu une vraie semaine off, au ski, presque sous le soleil, à dévaler les pistes insatiablement, à dévorer ces mets fromagers sans faillir, à collectionner les magazines, comme une tradition bien ancrée désormais : regarder les photos du printemps avec la neige en toile de fond. Et le mieux ? Ça recommence dès vendredi, une nouvelle escapade de trois jours, un petit supplément de glisse avant de rêver d'allées en fleurs, de plages et d'autres vadrouilles.

Et... Je vais essayer d'un peu mieux tenir ce blog, légèrement laissé à l'abandon. Les choses vont trop vite, le temps file, mais le jeu doit probablement en valoir la chandelle.

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Ci vediamo pronto, promesso !

11:39 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie | Lien permanent | Commentaires (6)

25 février 2010

Lontano

Parfois, l'absence est salutaire. Juste le temps de remettre un peu d'ordre dans des projets, juste le temps d'expédier quelques affaires courantes, d'écrire ce qui attend d'être rédigé depuis des semaines. Et revenir. Il y a ces gestes quotidiens, press the button, un écran qui s'allume. L'envie de quelques mots hâtifs, l'hésitation. Et puis non. Pas envie de partager ce petit fragment d'existence. J'ai remis à plus tard, comme souvent, et les jours sont passés, et les semaines aussi. Et les heures étaient trop pleines, trop haletantes. Il y a eu quelques réflexions sérieuses sur l'écriture, sur le fait que parfois, un carnet vaut mille lecteurs, sur ces regards que l'on ignore, que l'on oublie. Des regards inconnus, distants, incrédules, irrités, pas toujours bienveillants. Il y a eu quelques réflexions sur la vacuité comme un absolu indéfini.

Alors que dire ? Que tout va bien ? Que beaucoup de choses suivent leur cours ? Entre autres.

Et presque comme une justification - un comble... Cette année, j'ai deux mémoires à rédiger, deux sujets éloignés l'un de l'autres, de matières certes complémentaires mais aux méthodologies très distinctes. D'un côté des archives. De l'autre, des entretiens. C'est grisant. Contacter d'illustres inconnus, espérer quelques révélations, dans deux mondes un peu secrets, où chaque geste et chaque mot semble trois fois codé. Des démarches dont je n'ai pas l'habitude. Les archives n'ont pas de secrétaire, ni d'horaires compliqués. Il faut du temps. Il faut même un temps fou. D'où des absences prolongées. Les heures libres ne le sont plus vraiment : il faut écrire quelques missives, téléphoner, répondre à mille message, s'organiser.

Wait and see.

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09:19 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie | Lien permanent | Commentaires (4)

12 février 2010

Gentile Nessuno,

Les pensées se déploient dans l'errance, sur des trottoirs mille fois arpentés, si familiers que la concentration s'égare dans les limbes des histoires inachevées. Les mots frémissent. Sous un porche soudain se dessinent mille silhouettes d'autant de personnages, un roman s'écrirait presque entre la rue du Bac et la Seine. Il suffisait dès lors de saisir au vol ces pensées vagabondes et ces mots éphémères, de les déposer sur les lignes d'un carnet. Le spectre du récit se faufilait dans mon ombre, me poursuivait, me harcelait aux premiers instants de rêverie. Les promenades les plus brèves devenaient un foisonnement de mots, de songes, de contes.

L'écriture en rêvant devenait d'une affolante légèreté. L'effort m'abandonnait. Je ne craignais plus la page blanche, je me sentais invulnérable. Il aurait suffi qu'un stylo me tombât entre les doigts pour que toute l'architecture de ce nouveau roman s'érigeât. L'esprit se délabyrinthait. Des éclairs de génie, des tempêtes de génie même me tourmentaient entre cette rue du Bac inspiratrice et la Seine. L'imagination me perdait mais je marchais toujours en souriant, égarée dans un rêve que je frôlais du doigt et de l'esprit.

Mais dès franchie la porte de mon petit appartement survenait le désenchantement, violent, douloureux, insupportable. Les mots ne franchissaient guère mon pallier. La solitude m'enfermait à nouveau dans d'inexorables souvenirs.

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11:58 Ecrit par Emeline dans DolceVitaScrittura | Lien permanent | Commentaires (9)

05 février 2010

Negoziati internazionali

La tension des relations internationales, le fébrilité des négociations, les stratégies et alliances improbables pour faire passer une résolution in extremis, la crainte de voir le château de carte s'écrouler pour un mot sur lequel le doute se cristallise, l'arrogance des délégués des grands pays, la lutte du Sud contre le Nord, voici à peu près ce que je vis pendant deux jours. Nous sommes quelques deux cents étudiants à nous fondre dans la peau des représentants permanents à l'Assemblée Générale de l'ONU. Grisant.

Deux jours durant lesquels je représente la Bolivie avec deux confrères. Nous avons quelques différends avec les Etats-Unis et projetons très sérieusement, avec les délégations vénézuélienne et équatorienne d'envahir la Colombie. Incident diplomatique à l'horizon. En deux jours, nous devons nous mettre d'accord sur une résolution pour la protection de la biodiversité - 2010 a été décrétée "Année de la Biodoversité" par les Nations-Unies. Nous avons pris nos quartiers dans l'un des amphithéâtres magistraux de l'Unesco, aux airs d'espionnite aiguë, et errons dans un décor terriblement seventies. Et c'est par ailleurs avec une grande fierté que je peux désormais dire : "J'ai mangé à la cantine de l'Unesco", c'était un peu mon grand fantasme... ! À quoi ça tient me direz-vous...

Dans quelques minutes à peine, les négociations reprennent et il faut que la résolution soit prête avant 13h. La tension est à son paroxysme. L'Iran et la Lybie menacent de tout faire échouer, la Syrie nous fait perdre du temps et nous - pays bolivariens d'Amérique latine - tentons désepérement de nous unir tant bien que mal avec une partie des Etats d'Afrique sub-saharienne, l'Indonésie, le Liban et... la Pologne.

Et pour le petit clin d'oeil, des semelles rouges ont foulé le vénérable sol de l'institution onusienne...

And now, Honorable Delegates, motion to suspend the session...

See you soon (une fois n'est pas coutume).

08:19 Ecrit par Emeline dans DolceVitaSpeciale | Lien permanent | Commentaires (11)