06 novembre 2009

L'eleganza

Parfois, il suffit juste d'une silhouette pour se dire que le monde est bien fait. Des dégaines.

 

P1070616 [].JPG
P1070828 [].JPG
P1070635 [].JPG

Ci vediamo !



12:12 Ecrit par Emeline dans DolceVitaSpeciale | Lien permanent | Commentaires (3)

02 novembre 2009

Le piccole gioie

Ces quelques jours auront été parfaits. Jeudi, j'embarquai dans un avion pour Toulouse, où je retrouvai des températures estivales, pieds nus dans des ballerines, pour grimper les rues médiévales de Cordes-sur-Ciel, la bien nommée, et déjeuner avec un éditeur d'art pour l'entendre parler de livres enluminés et de la campagne en automne. Un panorama étonnant et l'histoire pour voisine de table. Les treilles rougeoyantes sur les façades pour réveiller la pierre et une chaleur douce. Des objets qui frôlent le sublime, que l'on craint de toucher, et que l'on apprivoise. Le soleil déclinant de la fin d'après-midi plongeait la vallée dans une agréable torpeur, la lumière se faisait voilée comme pour ne rien ôter de leur mystère à ces paysages, et les vignes aux couleurs changeantes devenaient une palette automnale.

Retour vers Toulouse pour y retrouver une amie et écumer quelques rues et quelques friperies, avant de refaire le monde Place du Capitole. De ces jolis moments de complicité. Et le soir, un dîner en famille, chez une cousine qui revenait d'Afrique du Sud, des saveurs du bout du monde, et lovées dans les canapés, parler jusqu'à ce que les paupières ne puissent plus lutter. Et le réveil aux aurores pour découvrir Carcassonne déserte derrière ses remparts. Une étape brève hélas, juste le temps d'une exploration et d'un chocolat chaud. Quelques autres étapes encore, ma famille émaille le Sud. L'incontournable d'un week-end de la Toussaint : les chrysanthèmes. Les corbières, les feuilles roussies, le ciel bleu, la lumière dorée, le café serré et une brioche aux arômes de fleur d'oranger.

Le soir, une nuit en Arles chez des amis. Cocteau partout aux murs. Picasso aussi. Une longue promenade dans la nuit provençale, des souvenirs vieux de quelques décennies, le Rhône et les trésors qui y sont encore enfouis, quelques secrets. La confiance. Les marches inégales, les réverbères hésitants. Ces êtres qui importent plus que d'autres. Le lendemain, une pleine journée ensemble sur les plages de Camargue, quelques chevaux, la mer, de grands éclats de rire, une jolie surprise, une maison au nom introuvable perdue dans les marais, du saucisson et du jus de tomate, la joie de se retrouver, quelques plaisanteries, mes cheveux raccourcis, s'amuser tous comme des gamins, mettre les pieds dans l'eau et manquer de tomber, porter une marinière avec des boutons dorés, se moquer, regretter de vivre dans ce Nord lointain, même si c'est Paris. Et rentrer, le sourire aux lèvres, rechargée de ces moments particuliers sous le sceau serein de l'amitié.

 

500x400.jpg?seed=0

Ci vediamo !

 

29 octobre 2009

La domanda

Un dialogue entre un chirurgien et un astronaute.*

- Vous croyez en Dieu ? Parce que je suis allé plusieurs fois au ciel et je n'ai jamais vu les anges.

- Vous savez, j'ai opéré le cerveau de personnes très intelligentes et je n'ai jamais vu la moindre pensée.

Joli, non ?

 

500x400.jpg?seed=0

 

Ci vediamo !

 

*Librement inspiré des Mystères de la patience de Jostein Gaarder.

 

07:00 Ecrit par Emeline dans DolceVitaPensata | Lien permanent | Commentaires (6)

27 octobre 2009

Quando il tempo fugge

Le temps me fuit. C'est une malédiction. Je ne vois passer ni les jours, ni les heures, et encore moins les nuits qui semblent désespérément courtes... Et comme une esprit tenace de contradiction, je me sauve aux premiers moments libres. Dès jeudi, je sillonnerai les routes du Sud. Ou plutôt des Suds, ralliant Toulouse aux Saintes-Maries en quatre jours pour un petit périple mère-fille, voir des amis et la famille, se délester du poids de la conscience avec une escale dans des lieux d'une tristesse poignante, même au delà du temps. Et laisser place à la découverte aussi en profitant de quelques trésors qui émailleront la route. De vieilles pierres, des remparts, l'histoire figée. Une halte à Carcassonnes.

Les semaines écoulées depuis les premiers jours de septembre ont apporté leur lot de nouveauté, de changement, de douleur aussi. Le départ d'une maison où s'étaient accumulés les souvenirs. Autant de pages qui se tournent. La fatigue, physique et morale, l'impression exaspérante de ne distinguer qu'un horizon lointain qui semble s'éloigner toujours, et la nécessité de s'évader au plus vite. Il n'aura fallu qu'un coup de tête pour valider le billet d'avion. La destination n'a rien de particulièrement exotique et n'a pas vraiment le goût de l'aventure, mais plutôt le sourire réconfortant des visages qui me sont chers, la présence rassurante de ceux qui seront toujours là. La pierre rose et l'air marin de Camargue. Une excellente équation.

500x400.jpg?seed=0
Le vélo qui a inspiré Eré, croisé dans la rue du Pélerin à Rome, aux airs de montre de Dali. Le temps qui coule. Littéralement.

 

Ci vediamo !

10:42 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie | Lien permanent | Commentaires (8)