13.05.2008
Non mi piace lavorare !
Les vacances et les week-ends prolongés de mai, c'est fini... Et il faut bien se replonger dans le tourbillon de fin d'année, trouver le courage de la terminer en beauté, et continuer de savourer les petits moments de bonheur, malgré le stress qui ne manquera pas de se faire sentir dans les trois semaines à venir.
Le 6 juin, je serai en vacances. Les grandes. Les interminables vacances d'été. Mais avant, il y a quelques impératifs... !
Alors, voici une brève liste des précieuses petites joies en période pré-examens...
- S'il y a du soleil, reviser dans le jardin, en maillot de bain, avec mon panama sur la tête, et voir les premières marques de bronzage apparaître.
- Si le temps ne permet pas de sortir, trouver la volonté d'aller à la bibliothèque, nettement moins enthousiasmante dès le printemps revenu.
- À l'heure du déjeuner, aller grignoter dans le parc du Luxembourg, pour rentabiliser le temps libre et en profiter le plus possible.
- Dans les transports, au lieu de lire un livre pour réviser, inutile car il est impossible de se concentrer, se détendre l'esprit avec un guide de voyages.
- Le samedi soir, aller dîner en tête-à-tête en amoureux.
- Envoyer des invitations pour une petite fête d'anniversaire. Qui aura lieu APRES les partiels.

- Petit-déjeuner sur le balcon.
- Cueillir les iris blancs, tombés à cause du vent, les mettre dans un grand vase, dans le salon.
- Ecouter de la guitare sèche, se croire en Espagne.
- Toujours avoir un éventail dans son sac. Assorti aux vêtements.
- Acheter un journal espagnol pour avoir les dernières nouvelles de la fiesta.
- Remettre du rouge Ultra-Grenade, de Dior, rose vif et transparent, qui égaye le visage sans le figer.
- Sentir l'air sur ses pieds à travers les découpes des chaussures. Sortir sans collants.
- Au lieu d'un café, commander une orange pressée.
- Dormir la fenêtre ouverte. Se réveiller avec les premiers rayons du soleil. Voir le ciel bleu. Et se rendormir encore un peu.
- Au lieu d'un muffin, se délecter d'un sorbet. À n'importe quel fruit rouge. Mais surtout à la framboise.

- Racheter le shampoing à la camomille, pour raviver les mèches blondes, comme un retour de la plage.
- Parler de l'organisation des vacances.
- Voir les légumes méditerranéens fleurir sur les étals. Manger des couleurs. Trouver l'équilibre. Se gaver d'abricots.
- Voir le départ pour Rome qui se rapproche. Et tout ce qu'il faut faire avant !
- Siroter un jus de pêches de vigne, assise sur le rebord de ma fenêtre. Avec un livre sur la Renaissance en Méditerranée. Voyager dans l'espace et dans le temps.
- Admirer sa nouvelle bannière, composée par la plus adorable des fées... ! D'ailleurs, tu as vu, je ne mens pas en disant que MA robe (que ça fait du bien d'écrire ça !) a la couleur d'une nuance de coucher de soleil romain !
- Faire du repérage de maillots de bain, lorgner sur des spartiates, ressortir les shorts de leur boîte d'hiver.
Et faire partager ces petits bonheurs avec toi. Mon cher lectorat !
Una buona giornata !
10:22 Publié dans Ancora una lista, Cosa fare ?, Per non dire niente... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
12.05.2008
Solo per gli occhi...
La robe est sortie de son sac, parce que ma mère voulait la pendre pour ne pas qu'elle se froisse... Alors j'en ai profité pour prendre quelques clichés et te la montrer !
07:23 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
11.05.2008
Una storia quasi finita...
Je suis sur un nuage.
Les journées se suivent et chacune m'enchante. Hier, ma matinée avait été très productive pour une recherche que je dois rendre dans dix jours et j'avais même pu me mettre en maillot au soleil, assise sur le rebord de ma fenêtre pour lire mes documents et dorer en même temps. Pour la première fois de l'année, je me suis tartinée de crème solaire et j'ai senti son parfum délicat de vacances, et de Méditerranée sur ma peau.
Et, hier, j'ai passé une journée "de filles" avec ma mère comme cela faisait bien longtemps que ce n'était arrivé. Nous avions rendez-vous chez le coiffeur, en face du Bon Marché, pour rafraîchir tout ça avant l'été. Mes cheveux étaient trop longs, sans forme, et s'étaient beaucoup abîmés depuis un mois, ils avaient vraiment besoin d'un petit coup de fouet. Et ma coiffeuse est un génie ! Elle est la seule à comprendre ce que je veux, la coupe avec laquelle je me sens bien, qui se remet en place toute seule le matin, avec une mèche sur le front, mais que je peux coincer derrière l'oreille pour ne jamais l'avoir dans les yeux... L'alchimie parfaite !
Et hier, en sortant de chez le coiffeur, nous devions passer chez miu miu. C'était prévu depuis longtemps, pour retourner voir la robe, éventuellement la commander, la réessayer, être bien sûre de la couleur, demander à la mettre de côté. Y aller pour du plus concret et pas juste pour baver devant comme je le fais depuis des semaines ! Mais comme vendredi, avec Elwind, je ne l'avais pas vue, je paniquais un peu de ne plus la trouver...

On entre, on file à l'étage, je la montre en écru à ma mère, et en la revoyant, l'écru ne me plaît plus vraiment. La vendeuse, si gentille, que j'avais rencontrée la première fois arrive. Nous lui demandons s'il ne resterait pas, par hasard, cette même robe en rose poudré. Antico, s'appelle la couleur. Elle me l'avait noté.
Elle s'éclipse en réserve. Et me demande de loin : "Vous faites quelle taille ?". "Du 36 français, le 40 italien". Elle revient en souriant. Avec LA robe à la main. "C'était la dernière, elle vous attendait".
Je la soupçonne de l'avoir mise de côté avec l'arrivée des beaux jours, à force de me voir revenir. Elle m'avait dit, en mars, que c'est un modèle qui ne partirait pas tant qu'il ferait mauvais. Mais avec le soleil de ces derniers jours, plusieurs modèles ont été vendus. Je vénère à vie cette vendeuse !! Dans l'immense cabine dorée comme un oeuf de Fabergé, j'essaie la robe en rose et en écru. Et il n'y a pas photo. La rose a un ton si particulier, entre le grège et le poudre, si délicat... Et avec ma peau qui commence doucement à dorer, elle fait un effet encore plus joli que quand je l'avais essayée à Megève. Et en août, après deux semaines de plage, je n'ose imaginer ! La vendeuse me complimente -mais c'est son métier- avec un air presque attendri. Elle me répète que j'ai eu de la chance. Mais m'assure aussi qu'elle aurait appelé toutes les boutiques du monde pour me la trouver si elle n'était plus à Paris. Ma mère acquièce. "Ce sera ton cadeau d'anniversaire, alors ? Tu es sûre et certaine" "Oui, oui, oui, oui ,oui !!!!". Dans la cabine, en l'enlevant, je saute comme un cabri.
En sortant, j'ai mon grand sac rose à l'épaule, j'exulte, je remercis, je sautille. Je n'aurai pas le droit de la sortir de son paquet avant mon anniversaire. Il faut donc que tu te contentes de ce sac, pour l'instant ! Mais la savoir chez moi me rassure tant !
Et la journée n'était pas terminée !
Ensuite, nous sommes allées à l'exposition Marie-Antoinette, au Grand-Palais. Nous l'avons visitée dans des conditions optimales, le soir, les salles étaient presque désertes et nous avions deux heures devant nous avant la fermeture. J'avais un peu tout entendu sur cette exposition et j'étais très curieuse de la voir. Je ne voue aucun culte à Marie-Antoinette, elle ne me fascine pas, et si j'ai aimé le film de Coppola, elle n'en est pourtant pas devenue mon icône. Pourtant, cette femme m'intrigue. Je lui reconnais un intérêt historique évident, même si le XVIIIème n'est pas ma période de prédilection. Et j'étais curieuse.

Le décor imaginé par Robert Carsen m'a époustouflée. Rien que pour ça, l'expo vaut le détour ! L'enfilade de portes, les différents temps de sa vie, les couleurs... C'est extraordinaire, une telle mise en scène ! Même Mélancolie n'avait pas fait aussi bien ! L'exposition m'a touchée. Parce que j'y ai vu des documents que je n'ai pas l'habitude de voir et auxquels je ne m'attendais pas. Le registre paroissial de Versailles dans lequel est inscrit le mariage, un dessin attribué à Marie-Antoinette, son missel griffoné avant sa mort... Et des objets très émouvants aussi, comme sa chemise de la prison du Temple, ou le coffre à layettes offert pour la naissance de son fils. Je n'ai pas appris beaucoup de choses sur elle, sa vie est si connue, si décortiquée, qu'il ne faut pas s'attendre à y découvrir un scoop. Enfin, j'ignorais toutefois que Gluck avait été son maître de musique ! Mais l'enfilade des salles à le mérite de nous permettre d'humaniser le personnage, de mieux en cerner les mille facettes grâce à des éléments concrets, des objets sauvés, miraculés de la Révolution, qui ont traversé les siècles et les régimes.
Et penser que sur ce bout de papier, c'est la plume de Marie-Antoinette qui a écrit, voilà qui me donne des frissons !

En sortant, dans la boutique, j'ai acheté un miroir jeton, des cartes postales et l'album de l'expo. J'ai regardé les nappes et les torchons avec attention, j'en avais déjà acheté un à Fontainebleau, mais aucune des autres couleurs ne me plaisait ! Et pour ce qui est des éventails -et pourtant, je les collectionne !-, j'avais un peu de mal à me dire que la femme représentée dessus avait perdu sa tête... !
La journée, enfin, la soirée, puisque nous sommes sorties du Grand Palais à 22h, s'est achevée dans un petit restaurant japonais de la rue Monsieur le Prince dans le sixième, avec des sushis, naturellement !
Je te souhaite une excellente après-midi de dimanche, mon cher lectorat, et un très beau lundi de Pentocôte... !
Baci a tutti !
13:31 Publié dans DolceVitaModa, L'arte, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, marie antoinette, sushis
10.05.2008
Ancora una bella giornata !
Hier matin, je suis rentrée chez moi après avoir passé deux jours chez mon homme. Pour travailler. Et j'avais promis à la miss Elwind de la rejoindre au café de Flore, où elle avait programmé un déjeuner de bloggeuses, en fin de repas. J'ai donc travailloté le matin, et après déjeuner, j'ai gagné le repère littéraire -ou ce qu'il en reste- de Paris pour retrouver les filles. Au moment où je montais dans mon RER, je savais bien que ce ne serait pas l'affaire que d'un café ! À table, Elwind, donc, Petite Marquise et Elodie, que j'étais ravie de rencontrer puisque nous avions eu l'occasion d'échanger quelques mails avant son week-end à Rome !
Nous avons pu papoter un moment, puis Elodie devait partir pour un rendez-vous. Ensuite, c'est une après-midi de shopping qui a débuté, dans le VIème, where else ?! Un petit tour à la pharmacie la moins chère de Paris, bondée, une pause pipi au Bon Marché et les boutiques des rues alentours. Une étape cruciale : le Palais des Thés, où je me suis enfin fournie en Thé des Geishas et en Thé des Sables, l'odeur est divine, et la description des différents goûts m'enchantait ! Puis un dépôt-vente dont Petite Marquise nous a souvent parlé, où elle avait trouvé ses fameuses miu miu roses. Dès l'entrée, Elwind repère une robe -et pour cause, mais je laisse à la Marquise le soin de vous raconter sa trouvaille en détail ! La Marquise l'essaie, et elle lui va parfaitement ! On rit devant les cabines de cette drôle de coïncidence. Elwind et moi continuons de fureter, un peu perdue au milieu de tous ces portants. Et là, discrète, une robe blanche, une copie conforme d'une robe qui est sur ma liste depuis le début de la saison et sur laquelle je pensais faire une croix compte tenu de la longueur de ma liste et des priorités.

Une robe blanche, Maje, a priori beaucoup trop grande. Mais elle a un lien à la taille pour la faire bouffer, et on peut facilement la raccourcir. Je l'essaie. Et en mettant bien le lien, elle est pile à la bonne longueur, au genoux. Le dos est un peu ample mais ça me plaît, elle fait plus aérienne... Je déteste les vêtements trop près du corps en été, ça tient chaud ! Je la repasserai devant ma mère pour avoir son avis sur la nécessité ou non d'une pince. Mais à ce prix (28€ au lieu de 110€ celle que j'avais repérée !), hors de question de la laisser sur son cintre ! Je repars enchantée !
Nous parcourons encore quelques boutiques puis Petite Marquise nous propose un thé, chez elle. L'occasion de goûter le fameux Thé des Geishas avant d'ouvrir mon paquet. Son intérieur est très raffiné, elle a un goût très sûr, très fin, très chic ! Nous avons encore bien discuté toutes les trois, et la conversation s'est orientée sur LA robe miu miu. Elwind m'a soudain dit qu'elle voulait la voir. Petite Marquise était attendue et nous a ordonné de tout lui raconter. Nous avons filé.
Direction la rue Saint-Honoré. Et miu miu, pour la cinquième fois depuis que j'ai eu ce terrible coup de foudre. À l'étage, Elwind commence à tout regarder. Je la préviens que ce n'est pas une bonne idée, ce lieu pousse à la perdition. Tout est sublime -ou presque- et tout affiche un prix à trois chiffres. Dont le premier est rarement en dessous du 4. Pas le moment de repérer d'autres pièces à tomber. Une obsession me suffit bien. La robe n'est là qu'en écru. Alors je lui montre la coupe, et une autre robe dans la couleur qui me hante. Elle approuve, enthousiaste. Mais elle a un faible pour la écrue. Que je n'avais pas beaucoup regardée jusque là. Et j'ai comme un doute. En écru, elle est sublime aussi. Plus classique. Et elle me soutient que ce serait un bon investissement pour un mariage civil, par exemple.
Mais pour aller à un mariage... Qui n'est pas le mien, naturellement ! Et en Espagne ! Normalement, le blanc est interdit, et le écru aussi je suppose. Et même avec des accessoires de couleur ? Ou un grand châle -que je ne porterai jamais avec 30°C à 20h !- ? Cruel dilemme. Alors je retourne la voir cet après-midi. Je vais l'essayer en écru, je pense. Et demander l'avis de ma mère. De toutes façons, la vendeuse m'avait assuré qu'on pouvait la commander en rose si elle n'y était plus.
Cette robe aura ma peau...
10:56 Publié dans Gli amici, Parigi, amore mio !, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : maje, miu miu, dolce vita, saint-germain-des-prés, thé







