29.04.2008
I bagagli
Les valises. Pour partir en Bretagne. C'est un cauchemar à préparer. Il faut prendre plusieurs paramètres en considération.
1. Le temps. Incertain. Lunatique. Contrariant. L'an dernier, j'étais en vacances à Saint-Emilion à la même époque et mon homme était en Bretagne. J'ai eu de la flotte, du brouillard et un froid digne des pires journées de décembre 5 jours sur 7. Et il avait 26°C et du soleil. Mais je n'ai pas confiance. Alors dans ma valise il y a deux petits shorts -tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, non ?!-, trois jeans, une robe... Et un imper. Je pars 7 jours, et alors ?!
2. Le lieu. Un trou paumé, donc. Qui n'apparaît pas sur ma carte de France. Et où même SFR ne passe pas partout. Avec des cochons à côté. Et aussi dedans. Souviens-toi du gros dégoûtant qui sera là, mon cher lectorat. Et compatis... Faut que je l'aime mon homme pour supporter ça... Et dire qu'on a un appartement de famille sur la Côte d'Azur. Quel gâchis franchement ! Mais je ne vais quand même pas sacrifier ma réputation. Dans ma valise, il y a de jolies petites blouses aériennes. Et des gilets.

3. L'entourage. Outre le gros dégoûtant, il y a des gamins, deux poupouffes en puissance, des femmes-déjà-mères-et-mariées-depuis-longtemps-qui-ne-prennent-plus-vraiment-soin-d'elles, et mon homme. Quand même. Je ne comprendrais jamais pourquoi il s'obstine à aller là-bas... Ah, si, les enfants aiment passer des vacances avec leurs cousins. Et on ne pourrait pas choisir le Lubéron plutôt ? Une villa avec piscine ?! Non ? L'an prochain, c'est moi qui organise. Donc, dans ma valise, il y a une trousse de toilette bien fournie. Avec des produits l'Occitane, pour pallier le manque de Provence... Et une paire de talons. Je fais de la résistance. Il y a bien une ville dans cette région, non ?
4. Les activités. Du sport. Oups, j'ai oublié mes baskets. Ah mais je n'en ai pas, c'est vrai ! Et mes converse ? à la maison, pourquoi ?! Dans ma valise, il n'y a rien qui ressemble de près ou de loin à des affaires de sport.
Oui, je mets de la mauvaise volonté. Mais si j'ai l'air de m'y plaire, on pourrait y retourner... !
Baci !
08:20 Publié dans Il viaggio | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.04.2008
Si dice che...
La Bretagne donc. Je n'en connais que la mauvaise réputation. Alors pour exorciser le mauvais sort, voici une petite liste de tout ce que je vais devoir supporter pendant cette semaine.
- Il pleut tout le temps. Les seuls amis des Bretons, c'est les nuages, les tempêtes. Et le cidre. Je déteste le cidre.
- On est dans un gîte paumé. Les voisins, ce sont des cochons. Donc ça va forcément puer. Et je déteste la campagne. Sauf en Toscane.
- Le caramel au beurre salé n'aura pas la forme d'un macaron Ladurée.
- C'est un paysage de brutes, avec les falaises, du vent, des dunes (?), et des toits gris.
- Il va y avoir un gros type bedonnant dégoûtant, un ami du frère de mon homme. je l'ai vu une fois. Il me fiche la trouille.

- Il va y avoir beaucoup trop d'enfants ou de pré-ados qui dansent la tectonik. J'ai horreur de ces convulsions pathétiques.
- Il y a obligation de faire du sport tous les matins. Du tennis (je suis nulle), du squash (je suis archi-nulle) ou du footing (je suis asmathique et je m'en fous que l'air soit pur là-bas. Ma pire crise, je l'ai faite en Auvergne. Oui, je suis aussi chieuse.)
- Il va forcément faire froid. Le printemps en Bretagne, ça n'existe pas. Si ?!
- Les gosses (sauf ce de mon amoureux, que j'ai réussi à sortir de l'inculture dans laquelle ils baignent avec leur mère une semaine sur deux... niark niark) détestent aller visiter des choses. Pourtant, je suis sûre qu'il doit y avoir des restes celtiques ou de vieilles églises médiévales. Mais les gosses s'en contrefichent et ne pensent qu'aux convulsions pathétiques.
- Pas de shopping alors que je peux ENFIN en faire...
- L'enfer, donc...
C'est joli la Betagne ?! Non... Tu crois ?! Je te dirai ça en rentrant... Je suis comme Saint Thomas pour ces choses là...
Aiutami !!!
08:34 Publié dans Per non dire niente... | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
26.04.2008
Lasciami un messaggio, grazie.
Ce matin, vers 5 heures, je pars pour la Bretagne. Je ne suis pas certaine d'avoir particulièrement envie d'y aller. Mais c'est pour faire plaisir à mon homme et aux enfants. Après de très longs pourparlers.
La Bretagne... Qu'il faut débarraser du souvenir de ce qu'il y a de plus abject sur terre, de plus laid, de plus pathétique, de plus inculte, et de moins recommandable. Grognasse. Son ex. La concentration de tous les défauts de l'humanité.

Alors, comme dans ma logique de carpe diem, de dolce vita, de quête d'une existence la plus heureuse possible, j'ai décidé de me débarrasser de ces préoccupations devenues infondées avec le temps, qui ne font que me pourrir la vie, et auxquelles je suis bien la seule à donner de l'importance, je vais en Bretagne. Peut-être que ça n'a l'air de rien, mais pour moi, ça demande un effort immense. J'accorde beaucoup trop de crédit au passé de mon amoureux. C'est le revers de la médaille d'être avec quelqu'un de plus âgé. Et c'est pour arriver à me "guérir" de ça que j'y vais. C'est un premier pas...
Et puis, qui sait ? Si ça se trouve, la Bretagne, ça me plaiera...
Des articles enregistrés ici, toute la semaine, donc aucune excuse pour déserter ce blog ! Mais je ne pourrais ni répondre aux commentaires ni vous faire de petit coucou quotidien... Je serai dans un trou paumé !
Baci a tutti ! Ci vediamo presto !
08:23 Publié dans Ciao tutti !, Il viaggio | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25.04.2008
I momenti piacevoli...
Une petite liste pour apprécier ces petits moments auxquels on ne prête pas assez attention... Voici les choses agréables qui m'enchantent ces derniers jours...
- Un thé en terrasse, au soleil, dans un salon que je ne connaissais pas, très joli, très fin et avec une carte des thés impressionnante... Dont du "bouquet vénitien" comme une invitation au voyage... Et une amie de lycée pour papoter...
- Un déjeuner avec une amie, des discussions plus profondes qui poussent à la réflexion, un repas délicieux, du soleil par la fenêtre...
- Des grandes balades dans les rues de Paris, les lunettes de soleil vissées sur le nez...
- La découvertes de rues méconnues du VIème, d'une petite place ombragée, et de la boutique Flamant rue de l'Abbaye, deux fois plus grande que celle de la rue Royale !
- Acheter le cadeau de fête de ma mère chez Flamant, surtout pour avoir le joli sac en papier...
- Pouvoir remettre à demain sans culpabiliser.

- Ranger les gros pulls d'hiver dans leurs boîtes et ressortir les blouses et les manches courtes, les robettes et les chaussures ouvertes.
- Du temps pour vraiment se chouchouter le matin.
- Du temps pour faire 30 minutes de pilates tous les matins et sentir les muscles se rafermir et le dos se détendre.
- Voir clair avec mes nouvelles lunettes d'intello, en attendant les nouvelles lentilles... C'est fou ce que ma vue avait baissé en deux ans...
- Avoir la flemme.
- S'asseoir sur le rebord de la fenêtre, dès que le soleil pointe son nez, les jambes à l'air, et lire un magazine. pas un livre d'histoire !
- Acheter un roman idiot chez Smith et sourire toutes les deux pages.

- Manger une glace.
- Aller acheter les billets d'avion pour Rome, en juin. Réserver l'appartement. À deux pas de la piazza Navona !
- Remettre les Maloles compensées achetées l'été dernier et très peu portées à cause du temps catastrophique de juillet. Avoir mal aux pieds.
- Et avoir troouvé le courage de partir en Bretagne pour ne plus me pourrir la vie en permanence à cause d'un passé qui n'est pas le mien et auquel pourtant je suis la seule à accorder encore de l'importance.
Ciao tutti !
08:20 Publié dans Mi piace..., Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.04.2008
Elogio della stupidità ?
Il semble que tout ce qu'il y a de mieux sur terre, tout ce que les hommes ont eu l'intelligence de mettre en oeuvre pour sauver nos merveilles ne suffise pas à faire barrage à la bêtise humaine. Hier, nous parlions ici même des excès en matière de mode et d'achat, il semble qu'il en soit de même en matière d'urbanisme déraisonné...
Mon cher lectorat, l'heure est grave... En me promenant sur le site du Patrimoine mondial, pour me tenir au courant de l'actualité -la prochaine session du comité est en juillet et il est hors de question de manquer une miette des débats-, j'ai découvert avec horreur qu'un site était menacé d'être retiré de la liste.
L'épisode a eu un précédent, en juin 2007, avec le retrait du sanctuaire de l'oryx arabe, en Oman. Et cela fait froid dans le dos. Dans le cas de ce site, la sanction a été prise suite à la décision d'Oman de réduire la taille de la zone protégée de 90%, et le Comité a naturellement estimé que cela remettait en cause la valeur universelle exceptionnelle de ce site inscrit en 1994. Tout ça pour quoi ? De la prospection en hydrocarbures... Tu ne vas pas me dire...
Et rebelote... Voici qu'à présent, c'est le paysage culturel la vallée de l'Elbe qui est menacé, à cause d'une décision parfaitement idiote de construire un pont. La décision sera prise en juillet, après diverses rencontres avec les autorités locales...

Et là, il y a quelques chose qui m'échappe... Normalement, un site classé constitue une source de prestige pour la région concernée, et pour le pays, c'est la reconnaissance d'un héritage fondamental pour l'humanité... Et normalement, on se bat pour faire inscrire des lieux culturels, pas pour les retirer... Alors, certes, il faut penser au développement économique et touristique de la région, mais à quel prix ?
La grande majorité des gens se moque éperdument qu'un site soit classé ou non... Et personne ne semble se sentir concerné. Alors, si le retrait de la liste est une sanction, pour signifier une incompatibilité entre le caractère immuable du site -pour sa conservation- et des intérêts à courts ou moyen termes, il est évident que ce n'est pas une solution viable... Et la dernière déclaration de l'organisation à ce sujet est d'ailleurs claire : "la Convention du patrimoine mondial et la Liste du patrimoine mondial ont été instaurées afin de garantir la préservation et la mise en valeur de notre patrimoine commun. L'UNESCO et le Comité du patrimoine mondial considèrent que leur rôle consiste à enrichir, et non à appauvrir, le précieux patrimoine mondial ".

C'est terrible... Je me sens d'une inutilité affligeante... Deux sites retirés en à peine un an, cela serait beaucoup trop... Le sanctuaire de l'oryx constitue déjà une perte énorme, puisque l'espèce est déjà largement menacée, mais la vallée de l'Elbe ?! Ce serait catastrophique... Ce paysage culturel compte en son sein des bâtiments du XVIIIème et du XIXème siècle parmi lesquels le château de Pillnitz et surtout le centre de Dresde avec ses parcs et ses monuments du XVIème au XXème siècles. Sans parler de la viticulture en terrasses, façonnées par les hommes depuis des lustres...
Une lueur d'espoir touefois, en mars le Comité suggérait la construction d'un tunnel plutôt que d'un pont et le projet est à l'étude.
Sai come salvare il patrimonio mondiale ?
08:00 Publié dans Cosa fare ?, LA lista | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.04.2008
Parliamo della moda...
Hier, Domino a écrit un article que j'ai trouvé d'une intelligence très fine, et d'une lucidité frappante. Alors je me suis assise sur ma fenêtre, en regardant les petites fleurs blanches sur mes pommiers, et j'y ai songé. L'article vient alimenter des réflexions que je me tiens souvent et des discussions que j'ai régulièrement avec mes amies.
Est-il utile de préciser qu'ici, ce n'est pas un blog de mode ?! Je me sens aussi à l'aise pour en parler que si on me demandait une dissertation de physique quantique. Mais j'aimerais en être capable, parfois... D'ailleurs, je me suis promis de faire des efforts, pour essayer de parler de temps en temps de cette mode qui me tient à coeur, ou plutôt cette allure, cette aspiration à une espèce d'élégance intemporelle mâtinée de parisien '08... Et ça n'a rien d'évident... J'ai l'impression de me battre contre des moulins, de me faire violence, je me sens ridicule...
Bien sûr, j'aime m'habiller, j'y prends -généralement- du plaisir, bien sûr, j'adore flâner dans les magasins, faire des listes de ces vêtements que je voudrais voir rejoindre ma penderie, et imaginer des silhouettes, me créer des personnages... Mais en parler ? Je n'ai aucune légitimité pour ça !

Et me prendre en photo relève de la corvée... D'ailleurs, me prendre en photo pour montrer quoi ? Mon dernier achat ? Alors comment on fait ? Je m'habille avec mes feuilles de réservation BluExpress Rome/Catane ?! Evidemment, ce que je dis est malhonnête... J'ai pris le cabas Vanessa Bruno en photo, bien sûr j'étais fière de vous le montrer, depuis le temps que je l'attendais... Et on parie combien que si LA robe Miu Miu aterrit dans mon placard, je pavanerai dedans, comme une gamine avec son costume de princesse ?!
Mais d'autres le font avec tellement plus de talent. Et je prends tant de plaisir à vous lire chaque jour* ! Et à m'inspirer aussi, souvent ! Parce que montrer des vêtements tient de l'art, il suffit de regarder les budgets alloués aux séries mode de nos chers magazines, et faire du déballage ne présente aucun intérêt... !
Et Domino a raison, le consumérisme effréné, cet achat déraisonné et quotidien est écoeurant, à force. Qu'adviendra-t-il des dizaines de blouses, jupes, cardigans, robes achetés sur un coup de tête, parce qu'une subite envie de pois, rayures, fleurs s'est pointée ? L'année prochaine ou dans trois mois ? Ebay ? Et ce plaisir fugace, au moment de ressortir du magasin, cet instant fuyant qui s'échappe aussitôt qu'une femme croisée dans la rue porte ces fichues chaussures que l'on cherche désespérément, qu'en faire ?
Depuis quelques saisons, et à chaque début de saison, je me fais une liste, toujours beaucoup trop longue, pour cerner mes envies, et que je corrige au fil des semaines, parce que non, je n'ai pas besoin de dix robes... Ma liste m'évite les achats compulsifs, et même pour un foulard, je m'oblige à le revoir deux fois. J'ai l'achat raisonné. Et dans mon dressing, tout va avec tout, tout colle à un fil rouge, un peu classique, peut-être, sans grande prise de risque, mais je me sens bien dans mes vêtements, je les mets tous, et je les garde. Aujourd'hui, j'ai sur le dos une veste blazeur gris anthracite, achetée chez Joseph en soldes il y a quatre ans et des poussières. Elle n'a pas bougé d'un fil. A été chez le teinturier sans broncher... Et des pièces comme elles, dans mon armoire, il n'y a quasiment que ça... Des suédois ? Oui, pour des accessoires, essentiellement... Parce que dans ce domaine, l'humeur est changeante... Des espagnols ? Au prix qu'ils coûtent aujourd'hui, autant économiser pour une pièce de meilleure qualité...

Et quelle plaisir intense, en ressortant d'une jolie boutique, un sac en papier chic à la main et mon article soigneusement emballé dans du papier de soie... C'est autrement plus agréable qu'un sac en plastique où un vêtement est en boule, au fond.
Snob ?! Sûrement un peu, mais pas que... Mes débuts de parisienne "révélée" (du jour où tu te rends compte que souvent "parisienne" rime avec mode, et dans mon idéal, avec élégance) ont été très houleux. Avec des erreurs terribles... Des pièces pas du tout adaptées à mon caractère ni à ma morphologie. Et pour s'en débarrasser ? Impossible... Alors tout ça, c'est fini ! Voici plus de trois ans que je fais ma liste, qui devient chaque saison plus élaborée et plus réfléchie, que je m'y tiens, et que je remets les mêmes chaussures d'une année sur l'autre, les mêmes jeans, et ceux qui viennent rejoindre mon dressing n'ont pas pour conséquence d'en déloger les vieux habitués. Consommer oui, acheter oui, mais mieux.
Et c'est aussi grâce à cette politique que pour mes anniversaires et pour Noël, mes proches m'offrent des choses que je vais garder, des pièces indémodables, et adaptables à toutes mes envies... ! Des investissements, donc ! C'est un bonheur d'aller fouiller dans les affaires de ma mère, et quel plaisir ce serait que ma petite belle-fille, ou mieux encore MA fille si j'en ai une un jour, le fasse à son tour dans quelques années et qu'elle découvre des pièces qui collent encore parfaitement à l'air du temps... !
E tu, cosa ne pensi ?
*Je me suis amusée à linker une bloggeuse "mode" que j'apprécie par lettre, si ça vous dit de les égrenner ! Et que celles qui n'y sont pas ne se vexent pas, il y a une blogroll, hein ! Je ne vais pas linker 25 blogs, ce n'est pas le propos !
08:00 Publié dans DolceVitaModa, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
22.04.2008
Ti piacerebbe un "relooking gratuit" ?
Tu n'as jamais rêvé, mon cher lectorat, en regardant des émissions à ce sujet à la télévision ou en te délectant des avant-après de nos magazines féminins, de gagner un relooking ? De te laisser guider par des professionnels de l'allure ? J'avoue que l'idée me titille depuis quelques temps... Et si je découvrais un jour que LE vêtement adapté à ma morphologie était la saharienne ou le pantalon cargo ? Ce genre d'expérience doit réserver bien des surprises !
Il se trouve que la Halle aux Chaussures organise un grand concours de relooking pour celles qui songent secrètement à repenser l'intégralité de leurs dressing, de se découvrir une nouvelle personnalité, au confluent des tendances printemps-été 2008... Oui, parce que je ne sais pas toi, mon cher lectorat, mais il m'arrive d'être un peu perdue entre les prophéties de nos grandes prêtresses de la mode pour cette nouvelle saison qui ressemblent parfois à une véritable cacophonie...
Le principe est simple : il faut aller sur le site et choisir l'une des quatre tendances qui colle le plus à tes envies de chaussures mode entre l'Ethnique, et les sandales à plateau qui nous obsèdent toutes, le Pop et ses couleurs fraîches et acidulées, le Bijouté pour un côté bling bling tropézien éternellement en vogue et le Rétro et les petits carreaux vichy qui investissent notre placard...
La page d'accueil du concours, que tu ne te perdes pas en route...
Une fois que tu as choisi ton camp, il suffit de remplir le petit formulaire et d'ajouter le mail de ta meilleure amie pour vivre ce grand bouleversement en duo... Ensuite, il n'y a plus qu'à attendre le tirage au sort et croiser les doigts... ! La gagnante et sa meilleure amie passeront une journée avec Agnès Lemoine, experte en image, pour un relooking gratuit, elles se feront alors pomponner, chouchouter, dorloter, et iront inspecter en détails les futurs piliers de leur garde-robe ! Au programme : séance de maquillage, coiffeur, analyse des couleurs qui conviennent le mieux à chacune, et shopping, évidemment !
De mon côté, mon coeur balance entre l'éthnique et le pop, entre la hauteur et la trottineuse, mais c'était sans compter sur le rétro qui est venu me narguer comme pour me rappeler que la dolce vita s'accompagne toujours de ce je-ne-sais-quoi de nostalgique... Alors après d'interminables hésitations, c'est vers la douceur de vivre un peu désuète que je me suis tournée !
08:30 Publié dans Un po' di pubblicità | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.04.2008
Fortunata, hai detto ?
EDIT de 17h58 : J'AI MES BILLETS ROME-CATANE, CATANE-ROME pour le mois d'août !!! Enfin ! À moi (nous !) la Sicile, les tomates séchées, les temples grecs, la plage, le baroque... En revanche, pour acheter le Rome-Paris du retour, je me tâte ! Hum... !
Depuis jeudi, je suis en vacances, des vacances que j'attendais avec impatience pour me remettre d'une période particulièrement éprouvante depuis janvier et de la fatigue accumulée depuis la reprise du semestre... Et depuis vendredi, je rentabilise mes vacances au maximum... Vendredi, je retrouvais ma petite Camille pour une folle journée parisienne, entre déjeuner où nous exigions du saumon fumé -nous avons probablement dû inspecter la carte d'une petite quinzaine de restaurants avant de nous décider-, trotte sur la rive droite -pour changer de la dernière fois-, grandes dissertations sur les futurs admis de notre garde-robe, sur ceux qu'on aimerait y voir mais qui resteront de l'ordre du fantasme... T-shirt Lanvin, compensées Bottega Veneta... Plaid douillet Hermès... Soupir... Et puis, nous avions deux missions de premier ordre : trouver THE combishort et aller du côté de chez Miu Miu pour obtenir un avis objectif sur LA robe...
Missions que nous avons brillamment remplies, évidemment ! La robe Miu Miu a obtenu la Fashion Gazette validation, et le combishort profite d'une place de choix dans une certaine armoire lyonnaise... ! Au programme également, un tour au Palais-Royal, chez Marc mais pas que, et une glace sur l'avenue de l'Opéra... Et du papotage... Et des jambes en compote après six heures de marche... !
Samedi, le week-end idéal s'est poursuivi en beauté... Mon amoureux finissait de travailler pour le déjeuner, que nous avons passé avec l'un de ses amis avant d'aller nous balader toujours rive droite, parce qu'il me fallait aussi sa validation pour la robe, quand même... Que ne ferais-je pas pour aller l'admirer ?! C'est le Faubourg Saint-Honoré que nous avons parcouru... Et vers la rue de Castiglione, il dit : "il n'y aurait pas un Vanessa Bruno par ici ?" Si, si, à deux pas... Il se trouve que mon amoureux m'avait promis un sac pour quantité de raisons que je ne développerai pas ici, mais parmi lesquelles figure une date qui nous est chère... Nous avions repéré le sac au BM au tout début de la saison mais il ne s'y trouve plus depuis plusieurs semaines, j'avais donc été missionnée pour aller vérifier qu'il existait toujours et pour demander les numéros des boutiques VB... Sur la rue de Castiglione, mon amoureux ajoute : "Il faut que je retourne le voir, je ne me souviens plus de la couleur..."
Nous entrons, donc, et il se trouve sur le petit meuble à tiroirs laqué blanc, mais en format moyen... Et c'est le grand que j'aimais tant... Une vendeuse approche, mon amoureux demande à voir le grand "pour se le remémorer"... Elle l'apporte, je prends le moyen et le grand et m'amuse devant le miroir... "C'est donc bien le grand, hein ?" Oui, oui... Et je m'apprêtais à sortir pour poursuivre notre promenade, maintenant assurée que nous parlions bien du même sac. Sauf que mon amoureux se dirige vers la caisse. Et je deviens écarlate...
Je ressors donc avec un énorme sac en papier Vanessa Bruno et le cabas tant convoité dedans, je sautille, je ris bêtement, je n'ai plus que "merci mon chou" à la bouche... ! Nous allons chez Miu Miu, mon amoureux valide la robe avec beaucoup d'enthousiasme (ouf !!!) et nous nous dirigeons vers la place Vendôme, pour regarder les vitrines... Et rue de la Paix... On entre chez Tiffany, pour admirer les mythiques engagement rings, et aller voir celle de mes rêves en vrai... Elle est là, bien sage... Avec l'alliance coordonnée... Mais le prix est quatre fois plus élevé que celui annoncé sur le site... C'est probablement lié à la pureté du diamant... Mais nous avons deux mandataires qui partent en vacances à Boston et qui vont aller vérifier combien elle coûte aux Etats-Unis -avec la différence de prix, le voyage serait plus qu'amorti, même en passant trois nuits au Waldorf Astoria ou au Mercer !
Et puis, nous avons fait une halte chez Zara Home... Parce que je n'avais jamais mis les pieds dans celui de Madeleine... !
Et hier dimanche, ce fut déjeuner italien avec mes "deuxièmes" beaux-parents, à la maison, avec des bêtises méditerranéennes en apéritif, des bruschette tomates fraîches-jambon sec-pecorino, du risotto aux cèpes, et du tiramisu maison !
Un week-end parfait, donc pour commencer ces vacances en todo lo alto !
11:01 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, vanessa bruno, tiffany&co
17.04.2008
Le vacanze
Premier jour de vacances...
Ce matin, c'était très difficile... Plantée dans mon bureau, le regard rivé vers la fenêtre et les yeux pleins de larmes... Mais il aurait détesté me voir comme ça, alors j'ai profité du soleil pour m'aérer les idées... Et j'ai pris mes ballerines, mon grand sac dolce vita où je fourre toute ma vie, mes lunettes de soleil et je suis sortie flâner dans Paris, le vent dans les cheveux... Je suis allée au Luxembourg, j'ai pris le temps de regarder les photos exposées sur les grilles, de descendre la rue de Tournon, d'inspecter la vitrine Bonpoint, la Maison de Brune... Je suis entrée chez Vanessa Bruno, pour une vérification que mon homme m'avait demandée, et j'ai marché jusqu'à la place Saint-Sulpice.... Je suis entrée dans l'église, comme dans un endroit rassurant et secret... Je me suis assise quelques instants, j'ai fait le tour de la nef... J'ai regardé les Delacroix dont je en me lasse pas...
Et je suis allée faire une surprise à mon amoureux, en allant le retrouver à la sortie de son cours... Il m'a réconfortée tranquillement, on a beaucoup parlé pour que les idées noires s'échappent... En marchant le long de l'avenue Bosquet... Un petit sandwish chez Bert's et une salade d'ananas, pour croire que c'est l'été... Et direction la Sorbonne, où je n'ai finalement pas eu cours... En vacances deux heures plus tôt que prévu, et un refuge au Bon Marché pour m'abriter du vent...
J'ai erré... Sans vraiment regarder... Sauf les maillots de bain, et les livres de décoration, au sous-sol... Je suis restée assise longremps dans un de ces fauteuils Utrecht que j'aime tant, à griffonner des pensées vagabondes sur un petit bout de papier... J'aurais aimé essayer une robe Lanvin, juste pour le plaisir... Mais je n'ai pas osé... Une autre fois, j'espère...
Et j'ai essayé de savourer ces moments-là... De passer une bonne journée malgré tout... J'ai mangé une glace chez Haagen-Dazs avec mon amoureux et les enfants que je retrouvais en fin de journée...
Et en m'engouffrant dans le métro pour rentrer chez moi, je me suis dit que là, mon cher papy aurait été fier de moi... Mon oncle m'a envoyé un petit message pile à cet instant pour me féliciter de mes résultats ! Oui, je ne t'ai pas dit, mon cher lectorat, j'ai eu un joli petit 15 à mon examen blanc de romaine, j'étais fière, et le commentaire du prof m'a enthousiasmée "c'est comme toujours très bien" ! De quoi ensoleiller la journée... Et, hier, mon exposé s'est bien passé mais je n'aurai la note qu'après les vacances...
Et parfois, il y a des signes qui vous redonnent le sourire, et qui finissent de me convaincre que je ne suis pas seule :
Ciao tutti, molti baci !
20:39 Publié dans Le passegiatte, Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
16.04.2008
Dieci anni fa...
Demain, le 17 avril, cela fera dix ans. De l'écrire, je sens une boule de douleur dans le ventre et des noeuds d'angoisse et de peine à l'approche de ce cap étrange. Ne rien écrire serait impossible, j'ai tellement besoin de cet échapatoir, mais l'écrire demain serait une torture indescriptible...
Dix ans.
Dix ans... Mais pas juste dix ans... Tout va changer, ma vie va devoir définitivement accepter de se dérouler sans lui. Comme un rappel à une réalité trop cruelle et à mille lieues de la dolce vita. À partir de demain, j'aurai vécu plus longtemps sans lui qu'avec lui... Et je crains ce moment... Le souvenir reste mais les images deviennent floues... Et il faut que je fasse des efforts terribles pour ne pas oublier sa voix...
Mon grand-père. Peut-être l'homme le plus important de ma vie.

Celui des plus grands bonheurs, des souvenirs d'enfance, des joies toutes simples, des jeux interminables, des vacances à la mer, des glaces que je ne parvenais jamais à finir, de l'insouciance... Il était mon héros, le plus merveilleux des conteurs, celui qui jouait tous les rôles pour remplacer le grand absent de ma vie... J'étais une princesse, la seule petite-fille de la famille, dans ma bulle, exilée de tous les malheurs du monde...
Il était ce que j'avais de plus précieux au monde, et je le savais. Il me défendait toujours... À l'heure de la sieste, il passait des heures à me raconter des histoires... L'Algérie, les villages, les souvenirs de famille, les bêtises de mes oncles et de ma mère, et les siennes, surtout, le retour en France... Et la guerre. Cette guerre "grande aventure" dont les manuels scolaires ne parlent pas... Des récits pour éveiller la curiosité sans saborder l'enfance. Il me protégeait. Trop, peut-être...
De ces moments-là, il reste quelques ruines de nos jeux, des petites cartes d'anniversaire et des photographies, dispersées dans ma chambre... Et dans mon portefeuille... Des images plein la tête et des histoires que je raconte inlassablement, pour ne pas les oublier... Les larmes au bord des yeux... Et un pincement au coeur... Des instants figés dans un passé chaque jour plus lointain... Et comme une présence rassurante, cette volonté de le rendre fier, le plus fier possible, encore aujourd'hui. Et d'être digne de porter son nom...

Il m'a tout appris... Le respect des autres et de soi, l'envie de profiter de chaque instant pour ne rien manquer, un sens de l'honneur, très méditerranéen, les caprices comme une force de caractère, les joies... Et la peine aussi, ce 17 avril. Une peine fulgurante et sans remèdes, comme une cicatrice qui se réveille de temps à autre, une douleur sourde toujours là, malgré le temps... Et les larmes, depuis, souvent... Dix ans...
Mon ventre me tourmente... Et les mots me torturent... Au moment où tout s'est effondré, le 17 avril, j'écrivais le mot "apocalypse" pour la première fois, dans mon petit carnet de vocabulaire... J'en ai saisi toute son accablante signification... C'était injuste. Le plus grand malheur du monde, le premier malheur de ma vie, la première douleur profonde et tenace, des tremblements de chagrin et de fureur. Et un manque. Un manque lancinant depuis dix ans. Mon enfance est partie avec lui... J'avais dix ans... "Le premier âge à deux chiffres", comme il disait... Et personne d'autre que lui, dans le rôle du héros. J'ai dû grandir d'un seul coup... L'adolescence, je ne l'ai pas vraiment connue.

Et demain, le 17 avril, à cause de l'une de ces coïncidences troublantes de la vie, c'est aussi l'anniversaire de mon père.
Il était l'homme je j'aimais le plus au monde... Papy...
Ciao tutti...
20:38 Publié dans Sono io... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note















