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07.05.2008
Piccole vacanze
Cinq jours sans cours ! On va finir par croire que les étudiants passent leur temps à buller !
Aujourd'hui a été une particulièrement bonne journée, pleine de ces petits moments si agréables qui peuplent les bons souvenirs ! Et pour commencer mon récit d'un mercredi presque parfait de dolce vita parisienne, une grande nouvelle... Enfin, à mon échelle et en prenant en considération que les partiels sont dans trois semaines.
On va peut-être me reprocher de faire ma forte en thème, mais je suis tellement contente d'un petit événement matinal, et je t'ai tellement saoûlé avec mon exposé sur Cicéron, dont mon honneur dépendait puisque, rappel des faits, un type de mon TD avait fait une prestation brillante quelques semaines avant "ma" date et c'est ma réputation en histoire romaine qui se jouait ! Donc, j'ai passé ce fameux exposé sur le vote secret à Rome -un sujet franchement palpitant, j'avais pris un plaisir fou à rédiger ce devoir !- juste avant les vacances. Pour cette présentation, j'avais erré 15 minutes chez Gibert pour choisir ma couverture, réimprimé le tout 3 fois pour ne pas laisser de fautes, fait des transparents pour illustrer... Et ajourd'hui j'ai eu le résultat ! 16 !!!! Tu y crois ?! Je plane !

Ensuite, il y avait une réunion pour l'année prochaine sur les masters, pas franchement passionante mais relativement utile -même si à la place j'aurais préféré faire un A/R Roissy pour voir une amie d'enfance que je n'ai pas vue depuis l'an dernier qui était en transfert entre Madrid et Beyrouth, mais bon. Un sommet dans la cour d'honneur, au soleil, pour un débriefing autour du "et tu fais quoi alors l'an prochain ?". Puis, petit café (à 3€, hum) place de la Contrescarpe, en attendant que notre Japonais préféré prépare nos menus que nous sommes ensuite allées déguster à l'ombre d'un marronier dans le Luxembourg, où d'autres amis nous avaient rejointes. Beaucoup de rires, de moqueries et de discutions plus sérieuses puisqu'hier, notre nouveau directeur d'UFR était élu, après le règne de J.M. Bertrand, qui part à la retraite en juin !
Et pour la première fois de l'année, j'ai pu me servir d'un éventail !
Ce soir, je retrouve mon amoureux. Et demain, nous nous débarrassons enfin de son horrible table que je suis finalement parvenue à vendre ! Restent les canapés, probablement les plus laids de la terre... !
Une journée avec un temps pareil a le mérite de me gonfler le moral à bloc, de mettre mes gambettes à l'air pour qu'elles se dorent tranquillement et abandonnent ce teint de lavabo pas franchement seyant.
Et demain, un goûter de bloggeuses !
Cosa dire ? La felicità !!
19:51 Publié dans Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dolce vita, sushis
Il centro del mondo
Mon cher lectorat, aujourd'hui, je te fais un peu voyager... C'est une note reprise de monancien blog parce que je n'ai pas le temps, pas le temps ! Baci a tutti !
Au centre du monde, le Panthéon, dédié au butin sacré que les conquérants de la Rome républicaine avaient pillé sur toutes les rives de la Méditerranée. C’est le plus vaste monument antique qui soit parvenu intact jusqu’à nous…Et à quelques pas de la là, à l’abris du continuel flot de touristes, la place Sant’Eustachio où l’on peut déguster, jusque très tard le soir, le meilleur café de la Ville…
De l’autre côté du corso Vittorio-Emmanuelle, un autre décor, le Campo dei Fiori, où des légumes, des fleurs, de la viande arrivés de la campagne environnante s’entasse dans un joyeux désordre… Le marché déborde même jusque dans les ruelles avoisinnantes… L’odeur des épices emplit le nez de voyages et d’inspirations culinaires… On en oublierait presque l’ambitieuse façade du Palazzo Pio, perdue au milieu de maisons disparates…
Tant pis pour le palais Farnese, tant pis pour le palais Spada où Borromini s’est laissé emporté par son imagination, tant pis pour la via Giulia où les petits commerçants cohabitent avec l’histoire, entre églises et palais séculaires… C’est vers la piazza del Popolo que nous nous dirigeons, ouverte par une porte sur l’antique via Flaminia qui nous conduit droit vers le nord de la péninsule… Cette place un peu chaotique il y a encore deux siècles, a été emballée dans le goût néoclassique de Valadier aux premières heures du XIXème siècle… Entre Tibre et Pincio, c’est l’éperon avancé des jardins de la villa Borghese où il fait bon s’assoupir au printemps…
L’obélisque qui trône au centre de la place a été envoyée à Héliopolis par Ramsès II lui-même, comme l’atteste le cartouche… Où l’histoire se rencontre, avec les deux églises jumelles du Bernin, comme pour donner davantage de grandeur encore au Corso qui nous entraîne à la Piazza Venezia… Piazza del Popolo, comme Piazza Navona, deux grands cafés rivaux, Rosatti et Canova, étalent leurs terrasses…
Et la via di Ripetta, plus discrète que le Corso, conduit au mausolée d’Auguste dont la ruine est plantée de cyprès… Et de l’autre côté de la rue, l’Ara Pacis, symbole de la paix retrouvée, la fameuse Pax Romana…
Entre les ruines de l’histoire grandiose de l’Urbs, au delà des cyprès, on aperçoit le dôme de San Carlo al Corso, dessiné par Pietro da Cortona… Peut-être l’un des plus beaux de Rome… Puis la Via Ripetta est rebaptisée, elle devient la via della Scrofa et poursuit son chemin jusqu’au coeur de la ville baroque, dans la grande boucle du Tibre, pour s’éteindre aux pieds de Saint Louis des Français… Derrière la piazza Navona, où nous allons nous reposer…
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