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11.05.2008

Una storia quasi finita...

Je suis sur un nuage.

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Les journées se suivent et chacune m'enchante. Hier, ma matinée avait été très productive pour une recherche que je dois rendre dans dix jours et j'avais même pu me mettre en maillot au soleil, assise sur le rebord de ma fenêtre pour lire mes documents et dorer en même temps. Pour la première fois de l'année, je me suis tartinée de crème solaire et j'ai senti son parfum délicat de vacances, et de Méditerranée sur ma peau.

Et, hier, j'ai passé une journée "de filles" avec ma mère comme cela faisait bien longtemps que ce n'était arrivé. Nous avions rendez-vous chez le coiffeur, en face du Bon Marché, pour rafraîchir tout ça avant l'été. Mes cheveux étaient trop longs, sans forme, et s'étaient beaucoup abîmés depuis un mois, ils avaient vraiment besoin d'un petit coup de fouet. Et ma coiffeuse est un génie ! Elle est la seule à comprendre ce que je veux, la coupe avec laquelle je me sens bien, qui se remet en place toute seule le matin, avec une mèche sur le front, mais que je peux coincer derrière l'oreille pour ne jamais l'avoir dans les yeux...  L'alchimie parfaite !

Et hier, en sortant de chez le coiffeur, nous devions passer chez miu miu. C'était prévu depuis longtemps, pour retourner voir la robe, éventuellement la commander, la réessayer, être bien sûre de la couleur, demander à la mettre de côté. Y aller pour du plus concret et pas juste pour baver devant comme je le fais depuis des semaines ! Mais comme vendredi, avec Elwind, je ne l'avais pas vue, je paniquais un peu de ne plus la trouver...

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L'image n'a rien à voir... Mais elle me plaît !! Et ça te repose les yeux dans ce texte sans fin !

On entre, on file à l'étage, je la montre en écru à ma mère, et en la revoyant, l'écru ne me plaît plus vraiment. La vendeuse, si gentille, que j'avais rencontrée la première fois arrive. Nous lui demandons s'il ne resterait pas, par hasard, cette même robe en rose poudré. Antico, s'appelle la couleur. Elle me l'avait noté.

Elle s'éclipse en réserve. Et me demande de loin : "Vous faites quelle taille ?". "Du 36 français, le 40 italien". Elle revient en souriant. Avec LA robe à la main. "C'était la dernière, elle vous attendait".

Je la soupçonne de l'avoir mise de côté avec l'arrivée des beaux jours, à force de me voir revenir. Elle m'avait dit, en mars, que c'est un modèle qui ne partirait pas tant qu'il ferait mauvais. Mais avec le soleil de ces derniers jours, plusieurs modèles ont été vendus. Je vénère à vie cette vendeuse !! Dans l'immense cabine dorée comme un oeuf de Fabergé, j'essaie la robe en rose et en écru. Et il n'y a pas photo. La rose a un ton si particulier, entre le grège et le poudre, si délicat... Et avec ma peau qui commence doucement à dorer, elle fait un effet encore plus joli que quand je l'avais essayée à Megève. Et en août, après deux semaines de plage, je n'ose imaginer ! La vendeuse me complimente -mais c'est son métier- avec un air presque attendri. Elle me répète que j'ai eu de la chance. Mais m'assure aussi qu'elle aurait appelé toutes les boutiques du monde pour me la trouver si elle n'était plus à Paris. Ma mère acquièce. "Ce sera ton cadeau d'anniversaire, alors ? Tu es sûre et certaine" "Oui, oui, oui, oui ,oui !!!!". Dans la cabine, en l'enlevant, je saute comme un cabri.

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En sortant, j'ai mon grand sac rose à l'épaule, j'exulte, je remercis, je sautille. Je n'aurai pas le droit de la sortir de son paquet avant mon anniversaire. Il faut donc que tu te contentes de ce sac, pour l'instant ! Mais la savoir chez moi me rassure tant !

Et la journée n'était pas terminée !

Ensuite, nous sommes allées à l'exposition Marie-Antoinette, au Grand-Palais. Nous l'avons visitée dans des conditions optimales, le soir, les salles étaient presque désertes et nous avions deux heures devant nous avant la fermeture. J'avais un peu tout entendu sur cette exposition et j'étais très curieuse de la voir. Je ne voue aucun culte à Marie-Antoinette, elle ne me fascine pas, et si j'ai aimé le film de Coppola, elle n'en est pourtant pas devenue mon icône. Pourtant, cette femme m'intrigue. Je lui reconnais un intérêt historique évident, même si le XVIIIème n'est pas ma période de prédilection. Et j'étais curieuse.

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Le décor imaginé par Robert Carsen m'a époustouflée. Rien que pour ça, l'expo vaut le détour ! L'enfilade de portes, les différents temps de sa vie, les couleurs... C'est extraordinaire, une telle mise en scène ! Même Mélancolie n'avait pas fait aussi bien ! L'exposition m'a touchée. Parce que j'y ai vu des documents que je n'ai pas l'habitude de voir et auxquels je ne m'attendais pas. Le registre paroissial de Versailles dans lequel est inscrit le mariage, un dessin attribué à Marie-Antoinette, son missel griffoné avant sa mort... Et des objets très émouvants aussi, comme sa chemise de la prison du Temple, ou le coffre à layettes offert pour la naissance de son fils. Je n'ai pas appris beaucoup de choses sur elle, sa vie est si connue, si décortiquée, qu'il ne faut pas s'attendre à y découvrir un scoop. Enfin, j'ignorais toutefois que Gluck avait été son maître de musique ! Mais l'enfilade des salles à le mérite de nous permettre d'humaniser le personnage, de mieux en cerner les mille facettes grâce à des éléments concrets, des objets sauvés, miraculés de la Révolution, qui ont traversé les siècles et les régimes.

Et penser que sur ce bout de papier, c'est la plume de Marie-Antoinette qui a écrit, voilà qui me donne des frissons !

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Photo : Café Mode.

En sortant, dans la boutique, j'ai acheté un miroir jeton, des cartes postales et l'album de l'expo. J'ai regardé les nappes et les torchons avec attention, j'en avais déjà acheté un à Fontainebleau, mais aucune des autres couleurs ne me plaisait ! Et pour ce qui est des éventails -et pourtant, je les collectionne !-, j'avais un peu de mal à me dire que la femme représentée dessus avait perdu sa tête... ! 

La journée, enfin, la soirée, puisque nous sommes sorties du Grand Palais à 22h, s'est achevée dans un petit restaurant japonais de la rue Monsieur le Prince dans le sixième, avec des sushis, naturellement !

Je te souhaite une excellente après-midi de dimanche, mon cher lectorat, et un très beau lundi de Pentocôte... ! 

Baci a tutti !