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30.05.2008

Con quel tempo !!!

Ciao tutti !

L'humeur va mieux... Je me rends compte que mon cerveau absorbe plus que ce qu'il veut me faire croire et je fais des grands discours sur la naissance de l'Etat moderne et l'art du mémorialiste à ma pauvre maman qui veut bien m'écouter... ! Donc, c'est que ça rentre ! Maintenant, ce qui en ressortira mardi... Pfiou... ! On verra ! Toujours est-il que j'essaie de me calmer un peu... Et de sortir un minimum ! Hier, je donnais un cours, j'étais bien obligée de mettre mon nez dehors...

Avec un temps pareil, moite, doux, et des nuages qui te tombent sur la tête toutes les cinq minutes, résoudre le problème de l'habillage est sacrément ardu ! Et comme je suis particulièrement flemmarde en période de révisions pour me préoccuper de ce à quoi je peux bien ressembler, je ne cherche pas loin... Confort et simplicité sont les maîtres mots ! Mais pas de jean jusqu'à nouvel ordre parce que j'ai porté le dernier que j'ai acheté un jour de chaleur et il m'a irrité la cuisse...

Donc, voilà ce que ça donne...

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Le pantalon, c'est mon sauveur en toutes circonstances... Je l'ai acheté à Genève, chez Sandro, en soldes de chez soldes il y a trois ans, et il n'a pas bougé d'un fil malgré les lavages et relavages intensifs... C'est ma pièce fétiche... Il a de très fines rayures tennis, il est doux, tombe impeccable, et... amincit ! Ce dont j'ai bien besoin en ce moment ! (la période pré-examens entraîne chez moi une mutation de mon cerveau qui a une légère tendance à me rajouter 20kg...)...

La veste, une Gap, en maille ultra-fine, dont j'adore la longueur. Un achat récent, mais sur ma liste depuis le début de saison... ! C'est le cardigan qui va venir réchauffer un peu mes petites tenues d'été pour les dîners en terrasse ou les promenades nocturnes ! Il a tout pour lui, la couleur très neutre qui se marie avec n'importe quelle autre pièce, la coupe nonchalante, les manches trois quarts...

Et le T-shirt, un Carolina Herrera trouvé dans un stock à quelques kilomètres de Lisbonne, après ma journée des trois monastères l'été dernier... Il a aussi une coupe souple, et j'aime beaucoup le détail avec ces petites grappes et la fleur, ça change... !

Voilà ! Pour parachever le tout, des escarpins-pantoufles Pura Lopez tellement usés qu'ils ont été ressemelés deux fois ! Ils commencent à fatiguer un peu, mais je les aime tant... !!

Baci a tutti ! Ci vediamo presto !

EDIT de 8h56 : Je suis faible, surtout en cette période... Vente privée Maje sur BazarChic, où d'ordinaire je n'achète jamais rien... Mais il était là, et j'en cherche un comme ça depuis des semaines... ! À 35€, pourquoi aurait-il fallu se priver ? Et le petit haut ? Bah... Pour compléter !!

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Avec de fines rayures, une coupe ample, pile la bonne longueur... !
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En période d'examen, il ne faut pas me demander de résister... ! Cosa ne pensi ?!

29.05.2008

Sono stanca...

Cette semaine est un enfer. Je hais les semaines de révisions, il n'y a rien qui me stresse plus que ça... J'ai huit jours pour constater l'étendue de mon ignorance et que le temps va me manquer pour tout combler. Et le pire, c'est la médiévale. J'adore l'histoire, certes, mais la médiévale est mon cauchemar. Depuis trois jours, je suis dessus et rien ne rentre... J'ai même RECOPIE mes cours (mémoire visuelle...) ! C'est dire !!! Le programme est décousu, trop vaste, trop fouillis et totalement différent entre l'amphi et le TD. Je désespère.

Le pire, c'est que les révisions qui sont "finies", la romaine et la contempo, ne m'ont donné aucun fil à retordre... J'ai avalé ça tranquillement, docilement... Mon petit cerveau a tout aspiré -reste à savoir ce qu'il en restera devant ma copie, mais c'est une autre affaire- et maintenant, il refuse d'entendre raison, il fait de la résistance. La médiévale, je suis allergique, c'est épidermique. Pourtant, le thème était prometteur... "Culture et société politique au XVème siècle"... La naissance des Etats modernes, la charnière entre le Moyen-Age et la suite... Encore des systèmes qui se transforment, qui s'effondrent, qui renaissent, qui s'inventent ! Tout ce que j'aime, en théorie ! Pourtant, c'est décidément indigeste... Et les profs ont eu une légère tendance à penser que nous n'avions que cette matière...

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Donc, je fatigue. Hier, j'avais la tête dans un étau toute la journée et mes deux dolipranes n'y ont rien changé. S'est greffé un mal d'oreille inexplicable et un dos en compote d'être -mal- assise toute la journée. Alors, la dolce vita dans tout ça, elle me fait doucement rigoler... ! Je m'ennuie, je me déconcentre sans arrêt, je pense aux vacances avec un air désemparé... Elle sont dans 10 jours exactement et si loin encore, pourtant...

Ce qui est bête, c'est que je ne devrais n'avoir aucun stress. Ma licence, je suis certaine de l'avoir même en ayant 5 à toutes mes épreuves... ! Grâce aux savants calculs du contrôle continu et des coefficients, tout va bien... Mais ce serait trop simple... Je me suis fixé un challenge, nettement moins évident celui-ci... Et je me mine, je me torture l'esprit à envisager toutes les catastrophes possibles, je me trouve stupide. Et ma mémoire fait une overdose... !

Oh, je vais m'en sortir ! Je m'en sors toujours ! Et vue la "prouesse" (une moyenne générale bien plus haute que ce que j'espérais, compte tenu du contexte, de mes révisions proches de 0 et des sujets plus que tordus dans certaines matières !) que j'ai accomplie au premier semestre, je me dis que plus rien ne peut m'arriver ! Mais alors pourquoi cette angoisse permanente ? Cette boule dans le ventre ?

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J'ai toujours considéré mes études avec beaucoup (trop) de solennité... J'ai l'impression que je serais la pire des ratées si j'échouais... À mon stade, on doit frôler la nevrose d'ailleurs... Parce que comme chacun sait, l'échec est relatif, et chez moi, en dessous de 12 (enfin de 13, voire de 14 si je voulais être tout à fait honnête) c'est la fin du monde... Cela peut paraître terriblement présomptueux, mais je t'assure, mon cher lectorat, que je voudrais qu'il en soit autrement ! Je rêve d'être détachée, de bien dormir pendant une semaine d'examens, de ne pas m'en faire... Tu n'imagines pas les larmes que j'ai versées dans ma (encore courte) vie pour des résultats qui ne me satisfaisaient pas... Et compte tenu de ma notion de l'échec, tu te doutes bien qu'il y a eu beaucoup de "fins du monde" dans mon existence ! Ce que j'ai pu en avoir honte, parfois !

Alors pour essayer de me tranquilliser un peu, le programme des trois prochains jour est le suivant : pilates tous les matins, jerricane de thé sur mon bureau, ordi éteint -je le soupçonne d'être la cause de mon mal de crâne- et radio classique en fond sonore... Fenêtre ouverte à la moindre éclaircie, et "Thé vert et jasmin" de l'Occitane pour rafraîchir l'odeur d'une pièce où le cerveau fume... Et fini les cheveux mal peignés sous prétexte que je reste cloîtrée chez moi, ce matin, je me chouchoute pendant une petite demie heure avant de m'y coller... Mais je garde mon jogging tout moelleux et bien ample !!

Enfin, demain, promis, avant le "week-end" (hum !), une note plus positive !

À part ça ? Tutto bene grazie !

28.05.2008

A tavola !

J'ai adoré ce tag chez Petite Marquise hier, alors c'est avec un immense plaisir que je prends la relève... ! On ne parle jamais gastronomie ici, et c'est un tort ! Ce n'est pas faute d'être gourmande... Faire la cuisine, c'est différent... J'ai longtemps eu horreur de ça, et c'est récemment que j'ai découvert que ça pouvait être agréable, en réussissant quelques plats... Mais je suis une petite joueuse !

Les règles d'usage, pour la forme !

- mettre le règlement sur mon blog
- répondre aux 6 questions
- taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien
- avertir directement sur leur blog les personnes taggées

Et à présent, les questions...

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1. Un aliment que je n'aime pas du tout :

Il n'y en a qu'un qui me provoque des hauts-le-coeur, que je ne peux même pas regarder tant ça me dégoûte : le poireau... C'est insupportable ! Et ça réveille des souvenirs de cantine franchement atroces où on m'obligeait à les avaler (à la vinaigrette en plus !) et où ça se finissait toujours mal...

Bon après, il y a évidemment des choses que j'apprécie nettement moins que d'autres mais ce ne serait pas une réaction si radicale... Cela dit, le foie, je ne suis pas fan, ni les trippes, ni tout un tas de choses douteuses... Comme la spécialité écossaise : la panse de brebis farcie... Non, franchement, ça ne m'inspire pas le moins du monde !

2. Mes trois aliments favoris :

Hum... Difficile de choisir...

- Les poissons blancs... Surtout la lotte... Je tuerais pour une lotte à la provençale avec vue sur la mer... Tous les plats de poisson m'enchantent ! Au Portugal, j'ai découvert la caldeirada, un délice, du poisson dans une sauce très liquide à base de tomates et de petits oignons... Et que dire de la soupe de poisson méditerranéenne (private joke) ou mieux encore, du couscous au poisson de ma mère ! Une merveille !! Et le saumon, même si ce n'est pas blanc !

- Les fruits d'été... Les framboises, le raisin blanc, les fraises, les pêches jaunes et les abricots, la pastèque et le melon d'eau font mon bonheur... En été, je me gave littéralement de fruits ! Et les tomates ! Bon, et les olives vertes... Sous toutes leurs formes, mais surtout en tapenade !

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- Les champignons ! J'adore les cèpes et les girolles, dans les pâtes, le riz, en accompagnement, dans une sauce, je suis accro aux salades toutes simples de champignons de Paris avec un peu de citron et de basilic, et je me damnerais pour de la truffe... ! D'ailleurs il y a une boutique qui ne vend que ça aux Baux de Provence, un paradis !

C'est vrai, le chocolat n'apparaît pas... Mais il fallait en choisir trois ! Et j'ai déjà beaucoup triché !

3. Ma recette favorite :

Question difficile s'il en est... Alors puisque ma Petite Marquise en a cité 250, je ne vais pas me priver !!

- Le risotto aux cèpes reste ma spécialité... À chaque fois que j'en fais, j'ai m'impression d'être sur cette petite place de Sienne, sous la tonnelle, chez Il Biondo !

- Les bruschette avec de la tomates fraîches, du prosciutto bien sec, du pecorino et du basilic !

- Le gratin dauphinois (que je trahis en ajoutant de l'abondance dessus... Pour le croustillant !)

- La Sachertorte, ou plutôt un erstaz de Sachertorte puisque la recette est gardée bien secrète à Vienne...

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- Les fettuccine comme chez Massenzo.

- Le tiramisu,

- La charlotte... Aux fraises, aux marrons, aux poires...

- Le poulet "à la Constance" (une de mes amies qui m'a passé sa recette un jour, un pur délice !)

Et voilà... Tu remarqueras que mes expériences culinaires restent relativement limitée... J'apprends, mais la barre est particulièrement haute (l'ex beau-père de mon homme était Chef...)...

4. Ma boisson de prédilection...

Sur la raison (le thé surtout de chez Mariage), c'est le coeur qui l'emporte tout de même... Le vrai bon champagne rosé... Je rêve de goûter du Dom Pérignon Rosé Vintage...

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5. Un plat que je rêve de réaliser mais que je n'ai toujours pas fait...

Pfff... Le soufflé au fromage ! Que je ne ferai jamais depuis que j'en ai mangé un chez mon "deuxième" beau-père... C'est délicieux, mais déprimant ! D'ailleurs, d'une manière générale, tout ce que j'ai goûté chez lui, je ne le ferai jamais ! Moi, je peux faire ma maligne en parlant histoire, peinture... Pas cuisine !

6. Mon meilleur souvenir culinaire :

Impossible de choisir parmi ces trois-là :

- Mes dix-huit ans au Baccarat Cristal Room... Ce fut un feu d'artifice ! Et tous les plats avaient été faits juste pour mon anniversaire ! Tout ce que je préférais était au menu !

- Un dîner, quelques jours avant Noël, au restaurant Alcron de l'hôtel Radisson à Prague, il y a deux ans et demi... Un menu intitulé "aux chandelles", mon homme et moi avions le plat principal en commun mais pas le reste, pour goûter dans l'assiette de l'autre... ! J'ai tellement bien mangé, chaque plat surpassait le précédent...

- Un déjeuner chez mes "deuxièmes beaux-parents", pour fêter l'arrivée de 2008... Tout tournait autour de la truffe... Incroyable !

Voilà !

Buon appetito !

27.05.2008

Il libro straordinario

Les révisions avancent, mon cerveau fatigue et je suis un zombie insortable dans mon grand jogging ample... Hier, l'examen d'espagnol s'est parfaitement déroulé... En plus, je connaissais le texte ! C'était sur la "Ley de Memoria Historica" et je m'y suis beaucoup intéressée quand elle a été votée.

Aujourd'hui, je voudrais te faire partager un amour littéraire... L'un de ces livres qui jalonnent une vie, qui marquent, qui inspirent, qui rassurent... 

Un compagnon de route fidèle... Un roman que j'ai découvert quand j'étais en 5ème, grâce à mon cousin qui a l'époque préparait son bac et qui est aujourd'hui un brillant agrégé de lettres, et il officie à Toulouse ! Ma Petite Princesse, c'est l'air de la ville qui envoie de bonnes ondes ! Donc, grâce à lui, j'ai découvert un livre absolument merveilleux, ouvert d'esprit, tendre, extrêmement enrichissant et magnifiquement écrit... Le Voyage de Théo... Un véritable bijou de 700 pages qui s'avalent comme une madeleine moelleuse... Je l'ai offert à ceux que j'aime...

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Ce livre m'a longtemps servi de guide, de référence pour comprendre le monde, il suivait Dans un miroir obsur de Jostein Gaarder qui avait alimenté mon enfance d'interrogations constructives, que ma mère m'avait lu comme un conte, et je sais déjà que quand j'aurai un enfant, je ferai pareil. Le Voyage de Théo, je l'ai dévoré, seule, je ne le lâchais pas, comme d'autres avec Harry Potter. J'avais l'impression qu'on m'offrait le monde, au fil des pages... On me donnait la clef de l'humanité, de ce qui la fait avancer, et de sa diversité, sans parti pris ni jugement, sans explication ennuyeuse... J'ai voyagé dans ce livre comme jamais.

Le Voyage de Théo, de Catherine Clément, ou l'histoire d'un garçon malade qui parcourt le monde avec sa tante un brin cinglée pour découvrir les religions. Pas que les trois monothéismes, pas que celles dont on parle en permanence... Non... Toutes les religions... Théo rencontre des responsables de ces différents cultes, pose des questions comme un gamin le fait, sans a priori et avec toute la franchise possible, il essaie de comprendre, il compare, il réfléchit... Et il voyage... Une sorte de périple initiatique, pour devenir un habitant du monde, prendre conscience de son étendue et oublier les cloisons artificielles, ces fausses barrières entre les pays et les cultures.

Catherine Clément parle d'universalité, ce thème qui m'est si cher. Elle livre un formidable plaidoyer pour la tolérance, elle invite à prendre conscience de ces autres si proches de nous, aves les mêmes questions, les mêmes angoisses, mais jamais les mêmes réponses. Et elle nous apprend tant de choses... On vadrouille de Bénares à Delphes, de New York à Dakar, de Bahia à Jérusalem...

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J'ai déjà dit à mon petit beau-fils qui est en 6ème cette année et qui se laisse envahir par des préoccupations qui ne devraient pas être les siennes, trop sérieuses ou trop futiles, selon les jours, qu'il faudrait qu'il le lise l'an prochain, pour comprendre et pour bien grandir. Pour savoir réfléchir sur ces thèmes, pour se poser les bonnes questions... Ou peut-être pour se poser des question tout court...

Le Voyage de Théo est juste derrière moi dans ma bibilothèque, il me rassure... Je l'ouvre parfois pour ne relire qu'un chapitre...

Il y a une suite du Voyage de Théo, une suite passionnante mais tellement plus engagée, plus déstabilisante, et plus violente aussi. Le Sang du monde.  Cette fois, notre Théo adulte emmène sa tante malade dans un tour du monde des catastrophes planétaires, il s'attaque aux désastres environnementaux, de la mer d'Aral à la menace qui pèse sur les Pygmées, de la pollution du Gange au traitement des déchets nucléaires... Catherine Clément a une plume beaucoup plus acérée dans ce deuxième volet... Mais toujours aussi juste...

Baci a tutti e buona lettura !

26.05.2008

Una serata a Ravello

Une promenade paisible, à quelques kilomètres de Naples, à l'abris du Vésuve... Une soirée d'été, douce et odorante, romantique et élégante... Après l'aventureuse route de corniche, où les Italiens font honneur à leur réputation de fous du volant, un havre de paix...

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Le village de Ravello est suspendu entre le ciel et la mer, accroché à la Côte Amalfitaine, une source d'inspiration pour les artistes et les voyageurs en manque de beauté pure. La petite cité s'ouvre sur une ravissante place, dominée par son église... Des ruelles, des passages voûtés, des escaliers, comme un labyrinthe méditerranéen... Des jardins luxuriants et des potagers en terrasses où poussent des aubergines et des courgettes... La sobriété aristocratique de Ravello apaise... Les petites places sont bordées de citronniers, d'amandiers, de vignes et les bougainvilliers envahissent les façades.

Depuis la villa Rufolo, demeure d'une prestigieuse famille que même Boccace a cité dans son Décaméron, la côte se découpe, le paysage est époustouflant et on embrasse du regard les sommets ciselés jusqu'au Cap d'Orso et toute la baie de Maiori. Un sublime pin parasol, et le double clocher de l'église de l'Annunziata, immoratlisés sur toutes les cartes postales, offrent un premier plan idéal pour les photographes amateurs...

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Ce jour-là, le ciel était couvert... À la nuit tombée, un orage mémorable a éclaté !

À Ravello, la Dolce Vita est partout... Ce serait presque une devise... ! De véritables palaces s'alignent le long de la rue haute, derrière des façades discrètes, presque austères... Et parmi eux, l'hôtel Caruso, un de ces lieux mythiques où je rêverais de passer une nuit, l'élégance parfaite, dans tout son rayonnement... Mais à défaut d'y dormir, il faut absolument y prendre un apéritif, dans ce salon, au bord de la fenêtre sans vitre, aux allures de vitrail, et garder les yeux plongés dans le bleu de la mer. Les cocktails maison sont à se damner... Ils sont réalisés avec les fruits du verger...

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Une photo de l'Hotel, prise dans leur brochure !

Le Bellini... De la pêche blanche fraîche écrasée et du spumanti... Le meilleur au monde... Et le Canaletto, avec de la framboise... L'endroit est d'un calme absolu, d'une sérénité délicieuse... Et reste l'un de mes plus beaux souvenirs d'Italie...

Alors, "on" m'a sommée de préciser que les photos ont été prises par mon amoureux (tout comme celles de Portofino, d'ailleurs !)... !

Et aujourd'hui, ce matin, examen d'espagnol... Le seul qui ne me stresse pas... Puis révisions intenses...

Ciao tutti !!

25.05.2008

Portofino : il profumo

Le parfum n'est pas encore sorti, mais j'ai déjà réussi à glaner quelques informations grâce à Madame Figaro qui y a consacré un petit article... Plutôt qu'un parfum, c'est une eau fraîche, une eau de Cologne. Les eaux de Cologne, c'est mon talon d'Achille... Mon grand-père en portait.

La maison Dior entend rendre hommage à ce lieu merveilleux, très prisé des immenses stars des années 1950... Christian Dior appréciait l'endroit -mais qui ne l'aimerait pas ?-, John Wayne, Lauren Bacall et Humphrey Bogart y avaient leurs habitudes... C'est un parfum "collection croisière", un concentré d'évasion, une invitation au voyage, le chic et le soleil capturés dans un flacon sobre et élégant, habillé du canage de la maison.

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C'est François Demachy, le nez de Dior, qui a élaboré cette eau d'été que l'on peut se partager en couple puisqu'elle n'est marquée que par des fragrances méditerranéennes, aromatiques, douces et épicées à la fois... Les matières premières sont des hespéridés, aux noms évocateurs... Bergamote de Calabre, cédrat italien, petit grain de Sicile... On retrouve aussi des odeurs boisées, cmme le cèdre et le cyprés, qui émaille la colline... Pour le côté "amaretto", un peu d'amande amère et pour retrouver ce parfum unique des draps de coton qui sèchent au soleil, du musc blanc... Vivement que je puisse vérifier !

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L'article de Madame Figaro dit "embarquement immédiat pour la fraîcheur, la Méditerranée et l'esprit Dolce Vita"... ça me parle... Pas toi ?!

Una bella domenica ! Baci !

23.05.2008

Vestirsi "Dolce Vita"

La Vespa touch appliquée au dressing, c'est une drôle d'idée... Et pourtant, j'essaie de m'y appliquer. Il faut un peu de nonchalance dans la quête du chic... Pas trop d'apprêts, que je ne sais pas maîtriser, des matières nobles -je ne jure que par ça, d'où mon shopping relativement irrégulier. Je suis snob. Je ne supporte pas les matières incertaines, et dès qu'il y a trop de mélanges avec des noms imprononçables, je fuis. Mon vocabulaire en matière d'étoffes est terriblement pauvre, et en dehors de quelques valeurs sûres -le coton en grand favori, le cachemire, la soie, la mousseline, le lin et la laine- j'ignore. Dans leur nom, déjà, ces matières sont synonymes d'élégance, de douceur, et de sensualité, aussi. Et sur la peau, c'est addictif...
 
Une Vespa dans le placard... Je suis une feignasse du vêtement, il est rare que je prenne le moindre risque et mon angoisse, c'est de me sentir déguisée en sortant de chez moi. Mon dressing doit être d'un ennui mortel pour une modeuse avertie... ! Trop classique, trop banal, trop neutre... Même le legging, je ne m'y suis pas risquée -mais ça me faisait ressembler à un saucisson ! J'ai envie de pièces intemporelles, je regarde toujours les mêmes choses dans les boutiques, et rien ne me ravit plus que quand l'oracle Mode annonce qu'une pièce que j'aime est consacrée "tendance" ! Depuis quelques années, je me délecte des blouses, ce printemps, je ne jure que par le blazer -que je n'ai toujours pas acheté, tu l'auras compris... maudit snobisme qui me fait me focaliser sur le Sandro !- et moi qui aimais tant les pantalons larges, qu'un jean d'une forme semblable ait fleuri partout a fait mon bonheur ! 
 
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Depuis quelques jours, je réfléchis à mes valises, pour m'accrocher à des pensées agréables et me sortir de ce stress permanent à l'approche des examens... Aussi bien pour aller à Rome -avec Air France pourtant- que pour mes vadrouilles en compagnies low cost entre Madrid et la Sicile,  je n'ai droit qu'à 15kg. C'est peu. Surtout si on prend en compte les chaussures... Alors je me plais à faire mes petites listes. Pour passer un été qui célèbrerait la douceur de vivre... Et apprendre à voyager léger. Tous les ans, c'est pareil, j'en emporte beaucoup trop... Et je mets finalement toujours les mêmes choses... Mais ce n'était pas génant puisque, aussi bien pour le tour d'Italie que pour le tour du Portugal, nous partions en voiture... Cette année, j'ai envie de laisser un peu de place dans mes bagages pour me rapporter de jolis souvenirs... Et quel  meilleur exercice pour mettre véritablement en pratique la Vespa touch ?!
 
Mais mon placard m'agace... J'ai envie de pièces qui n'y sont toujours pas et que je ne peux pas encore m'acheter du fait de finances en berne pour cause de voyage en Sicile ! Mais entre vêtements et voyages, mon choix est vite fait... Quand bien même j'achète intemporel, je préfère les paquets de souvenirs ! Il ne manquerait pas grand chose au fond... Ce blazer dont je ne cesse de te parler, ces chaussures qui m'obsèdent, une nouvelle paire de tropeziennes, et un panama neuf, le mien a rendu l'âme et je ne peux passer un été sans... Peut-être, mon anniversaire... !
 
 
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La Vespa touch, c'est une coupe un peu floue, comme mes blouses, un rien de légèreté, voire de transparence, tellement plus chic et suggestif qu'un décolleté profond, c'est de la finesse, du détail, comme une jolie broderie, une couture qui change, une manche délicate, c'est un soupçon de couleur sur un sautoir, un sac, un éventail ou un foulard... En été, ce sont des tons de coucher de soleil romain, du grège, du taupe, du rose poudré, du cuir camel, un zeste de parme, du gris perle... Et un rien d'exhubérance italienne, du rouge franc, des imprimés forts aussi, pourquoi pas... Et la Méditerranée, toujours elle... Du blanc éclatant comme la chaux et toutes les nuances du bleu de la mer...
 
Mais la Vespa touch, c'est avant tout une attitude. De la fausse discrétion, un détachement certain, la simplicité travaillée, et une silhouette aérienne... Voilà le défi de mon placard, de ma valise, de ma vie modesque toute entière... Voilà ce à quoi j'aspire... Et avec encore un peu de pratique, peut-être dans quelques années... !
 
Baci a tutti !
 
Ah, et je vais avoir la chance de pouvoir visiter l'ambassade de France à Rome ! Il fallait réserver sa place, c'était complet jusqu'en juillet, mais on m'a fait une faveur parce que j'étudie l'histoire ! Ouf !! Je suis sur un nuage... Depuis le temps que j'en rêvais !!! 
 
 
 

22.05.2008

Vorrei...

JE SUIS ACCEPTEE DANS L'ECOLE !!!!!!!!!!  Réponse hier au courrier... !

C'est l'inspiration proche de zéro, alors je vous inflige un article que j'avais pensé écrire beaucoup plus tard, mais il a l'avantage d'être relativement prêt dans ma petite tête ! Mon anniversaire est dans trois semaines moins un jour, donc voici la sempiternelle liste... Irréalisable, certo ! Ce ne serait pas drôle, sinon...

- Comme je ne l'ai pas eu pour Noël : un appartement rue de Tournon, avec terrasse. Ou rue des Beaux-Arts. Mais dans le sixième entre le Luxembourg et la Seine...

- Un Turner original, de préférence sur Venise... ça ferait bien dans mon salon de la rue de Tournon...

- Un sac Hermès orange vif... Et/ou noir... Et/ou en cuir naturel... Oui, enfin, je ne me suis toujours pas décidée sur la couleur... tu me diras, j'ai le temps d'y penser...

- Une montre Pasha de Cartier, celle avec le cadran rose... Et la Ballon Bleu, toujours de Cartier... J'ai un faible pour cette maison...

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- Une Vespa des années 50... Rouge. Celle de ma photo là haut, oui...

- Un flacon géant de Coco Mademoiselle...

- Un voyage à New York... Quoi mon passeport ?! Et je voudrais dormir à l'hôtel Mercer...

- Un bague Pomelatto... J'hésite entre la ligne Nudo, Capri, Veleno et Luna...

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- Un canapé... Chic... Simple... Tu vois le modèle grand Saint-Sulpice de la maison de Brune ?! Lui... Avec du tissu Lawrence métisse...

- Une lampe Bourgie translucide, chez Kartell...

- Des ballerines Lanvin...

- Des escarpins Louboutin... Pour le modèle, je ne sais pas... Il faudra essayer !

- Une Fiat 500. Rouge.

- Un voyage au Pérou. Et en Argentine...

- Un tour de l'Afrique australe...

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- Une robe Valentino. Rouge.

- Une ligne de bagages Damier Azur, de Vuitton... Pour partir à Portofino... !

- Un tableau de Doutreleau sur New York. Celui que j'ai vu à Megève. Et dont je suis tombée folle amoureuse.

- Un piano demie queue, Steinway and Sons.

- Une maison de vacances dans le Luberon. Entre Ménerbes, Gordes et Bonnieux...

 

Et c'est tout pour le moment... !

 

Baci !

21.05.2008

Sole a Portofino...

De l'Italie côtière, on imagine des petits villages tranquilles, qui somnolent au soleil et leurs façades bariolées qui s'étirent comme pour se réveiller d'une sieste trop longue. L'Italie se laisse bercer par le clapotis des vagues. Et dans cette douce torpeur, une escale s'impose, pour se rafraîchir, et profiter d'un paysage nouveau...

Aujourd'hui, mon cher lectorat, je t'emmène te promener dans un petit paradis, au nord de l'Italie, à quelques encâblures de Gênes et de son effervescence, un repos de verdure, un balcon sur la Méditerranée, l'odeur des pinèdes et de la douceur méridionale. Portofino. La perle de la riviera ligure. La route de corniche qui y mène révèle un avant-goût de ce je-ne-sais-quoi, qui donne à ce minuscule port aux accents tropéziens cet air de pérpétuelles vacances.

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Le village se recroqueville autour de sa marina où mouillent quelques barques pittoresques, de frêles voiliers et surtout des yachts, éclatants de puissance, au zénith de l'été. La réputation de Portofino est là, chic et élégant. Le badaud admire mais ne scrute pas, l'ambiance y est plus intime, plus polie aussi qu'à Saint-Tropez.

Mais toute la magie du lieu nous est encore jalousement cachée. C'est par un escalier d'une rudese presque décourageante que l'on doit y accéder. Le sentier conduit au château anciennement appelé San Giorgio. C'est de là, après vingt bonnes minutes de marche, que toute la splendeur de Portofino et de son promontoire se révèlent à nous. Depuis les terrasses et les jardins suspendus du Castello, la vue est époustouflante, on domine le village et la crique dans laquelle il est blotti.

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Le sentier se poursuit jusqu'au phare et s'achève devant l'infini du large. La Méditerranée s'affiche dans tout son enchantement. Les effluves d'eucalyptus et d'oliviers chatouillent les narines et les souvenirs d'enfance. Portofino détient l'échantillon parfait d'une palette aux nuances envoûtantes. C'est probablement ce qui a poussé Dior à créer une fragrance qui rendrait hommage à cet aperçu de paradis. Escale à Portofino... Le nom donne envie de voyages... C'est d'ailleurs une escale que nous y avions fait, dans notre périple italien, entre Gênes et la Toscane...

Portofino se mérite... Et le village a son cachet, ses snobismes aussi... Le crapahutage sur le cap ne se fera pas sans un peu de dignité et de classe... Et pour faire un clin d'oeil à la rivale hype du village, pourquoi ne pas chausser de jolies tropéziennes, naturelles ou irisées ? Attacher ses cheveux avec un chignon flou, laisser quelques mèches éclaircies par le soleil et le sel rouler dans le cou, garder cet air nonchalant des journées de vacances, une blouse aérienne en coton pour laisser passer l'air, et un petit short... Ma tenue de prédilection quand le thermomètre s'affole... !

Je te laisse au bout de ce sentier, profiter de la vue, mon cher lectorat... Et je te retrouve en bas, dans le bateau-café, pour une orangeade au rythme des clapotis...

Ci vediamo presto !

(Je n'ai pas les résultats de mon entretien, ça a été décalé... je stresse !!!)

 

20.05.2008

La mia casa

C'est ma dernière semaine de cours. Après, j'entame une semaine consacrée aux révisions puis les partiels... Et la libération, le 6 juin à midi... Alors comme ma vie risque d'être d'un ennui mortel dans les trois semaines à venir, que je n'aurai guère le temps de sortir et encore moins de faire du shopping, il va falloir se renouveller un peu ici ! J'ai songé à plusieurs petits articles, des balades surtout, quelques découvertes... Je t'emmènerai sûrement en Toscane bientôt, à Venise, si tu es sage, sur la Côte Amalfitaine et nous ferons une escale à Portofino pour saluer la prochaine sortie chez Dior d'un parfum qui portera ce nom... 

Mais pour commencer, j'ai décidé de t'emmener en voyage chez moi, de te présenter ce qui m'entoure immédiatement, ce qui m'inspire... Mon bureau... Où je passe d'interminables heures et où je risque de rester enfermée dans les prochaines semaines... Tu l'auras compris, il va falloir meubler, ici... !

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Un dessin de la fontaine du Bernin, piazza Navona, un guide de NYC pour le jour où j'irai, un dictionnaire de la Real Academia Española, une croix faite au Guatemala avec un dizainier rapporté de Bom Jesus au Portugal, un livre sur les aquarelles de Turner à Venise, entre autres...

J'ai la chance d'avoir un bureau séparé de ma chambre. C'est l'avantage de vivre encore un peu chez maman (je suis une gamine, n'est-ce pas ?!) et j'en profite, parce que quand je serai avec mon amoureux, mon bureau va se retrouver au milieu du salon... Je caricature à peine ! Je l'ai voulu espagnol, rouge profond, sombre, et avec une foule d'objets et de livres qui s'entassent, un joyeux fouillis, des souvenirs, des dessins, un piano, un canapé très abîmé et une très grande table en verre et fer forgé, que je n'ai pas prise en photo pour ne pas être décrédibilisée à vie du fait du bazar sans nom qui la jonche...

Mon bureau, c'est ma bulle de solitude, et perdre ce luxe-là, c'est ce qui me fait le plus peur avant de déménager... Je peux devenir tyrannique si on me dérange quand je travaille, j'ai horreur qu'il y ait du bruit autre que la musique, et je ne supporte pas de sentir des "gens" autour de moi quand j'essaie de me concentrer... Dans mon bureau, je peux déambuler en me récitant ce que je viens de réviser, je n'ai de comptes à rendre à personne, la corbeille peut déborder pendant quelques jours avant que je daigne la vider, et le tas de classeurs, là, parterre, oui, c'est normal.

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Des livres sur l'Espagne, sur les relatiosn internationales, un dictionnaire illustré par Lacroix, un bouddah en bois, une boîte japonais et un dessin de Rome...

Mon bureau, c'est aussi ma bibliothèque. Les livres sont mes trésors, je les aime, les traite avec solennité, les regarde pour me rassurer, ils sont comme des amis fidèles... Certains étaient à ma mère. J'ai besoin de me sentir toute petite, entourée de culture, pour travailler. Les bibliothèques me fascinent et m'apaisent. J'ai besoin de vérifier ce que j'écris dans plusieurs ouvrages différents. Et d'ouvrir un livre d'art ou de potographies, n'importe lequel, pour partir en voyage.

Mon bureau est un cocon. Il ouvre sur le jardin, sur le figuier. Sous la fenêtre où j'ai l'habitude de m'asseoir, il y a un rosier et des geraniums. Le canapé est envahi de magazines. Feuilletés pendant un trajet de RER et décortiqués une fois à la maison. Ils attendent leur destin... Souvent le recyclage. Et pour les chanceux, une conservation méthodique. C'est le cas des AD par exemple.

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Des dictionnaires, tout Baudelaire, mes AD, une boîte Tiffany, une autre Cartier, des recettes "Trop Chou", le menu rose de mes 18 ans en famille au Baccarat Crystal Room, le bouchon de champagne de mes 20 ans, une boîte marocaine achetée à Ronda, un mini-cadre offert par ma Camille, avec un macaron dedans, tout Corneille.

Et dans mon bureau, il y a mon piano. Un piano droit, noir, classique. Où trône la Lettre à Elise. Un des seuls morceaux dont je me souvienne encore. Avec l'entrée à l'université, et les samedis passés en amoureux, j'ai mis le piano un peu de côté. Mais je reprendrai. Parce que ça me manque, l'air de rien... Mon piano, c'est un bazar marocain. On y trouve de tout. Ou presque...

Des bibelots, des bijoux, mon parfum, des dessins, des cadeaux, des cartes postales... Et ça ressemble à un inventaire à la Prévert...

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Un éventail japonais offert par un ami d'enfance, une fontaine qui me rappelle l'exposition universelle de Séville où j'étais allée enfant, en 1992 et dont j'ai gardé un souvenir intact, une photo rapportée de Londres, une bouteille d'eau espagnole qui me porte chance pendant mes partiels, un flacon de Coco Mademoiselle de Chanel, mon parfum, auquel je suis fidèle depuis sa sortie -et je m'aperçois qu'on ne le voit pas sur les photos alors qu'il est bien sur mon piano !-, un oeuf Maxim's offert à Pâques par une amie de la fac, des poupées russes achetées à Prague, dans une boutique qui ne vendait que ça, un héron en cristal de Bohême trouvé à Prague aussi, un photophore, un vide-poche avec un dessin de Picasso, des encres de Chine, un éléphant de Thaïlande, un plumier, un éventail Lolita Lempicka qui m'accompagnera au mariage à Huelva, un certificat du bout du monde, de Cabo da Roca, une carte postale de Toulouse envoyée par une jolie Princesse, une autre de Puerto Banus, où j'allais enfant, une vache rayée et mes billets d'avion pour Rome !!!

Et comme cet article est déjà bien trop long, la visite s'arrête là... Et demain, nous verrons bien où nous nous évaderons !

Una bella giornata a tutti ! Tanti baci !

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