02 novembre 2009
Le piccole gioie
Ces quelques jours auront été parfaits. Jeudi, j'embarquai dans un avion pour Toulouse, où je retrouvai des températures estivales, pieds nus dans des ballerines, pour grimper les rues médiévales de Cordes-sur-Ciel, la bien nommée, et déjeuner avec un éditeur d'art pour l'entendre parler de livres enluminés et de la campagne en automne. Un panorama étonnant et l'histoire pour voisine de table. Les treilles rougeoyantes sur les façades pour réveiller la pierre et une chaleur douce. Des objets qui frôlent le sublime, que l'on craint de toucher, et que l'on apprivoise. Le soleil déclinant de la fin d'après-midi plongeait la vallée dans une agréable torpeur, la lumière se faisait voilée comme pour ne rien ôter de leur mystère à ces paysages, et les vignes aux couleurs changeantes devenaient une palette automnale.
Retour vers Toulouse pour y retrouver une amie et écumer quelques rues et quelques friperies, avant de refaire le monde Place du Capitole. De ces jolis moments de complicité. Et le soir, un dîner en famille, chez une cousine qui revenait d'Afrique du Sud, des saveurs du bout du monde, et lovées dans les canapés, parler jusqu'à ce que les paupières ne puissent plus lutter. Et le réveil aux aurores pour découvrir Carcassonne déserte derrière ses remparts. Une étape brève hélas, juste le temps d'une exploration et d'un chocolat chaud. Quelques autres étapes encore, ma famille émaille le Sud. L'incontournable d'un week-end de la Toussaint : les chrysanthèmes. Les corbières, les feuilles roussies, le ciel bleu, la lumière dorée, le café serré et une brioche aux arômes de fleur d'oranger.
Le soir, une nuit en Arles chez des amis. Cocteau partout aux murs. Picasso aussi. Une longue promenade dans la nuit provençale, des souvenirs vieux de quelques décennies, le Rhône et les trésors qui y sont encore enfouis, quelques secrets. La confiance. Les marches inégales, les réverbères hésitants. Ces êtres qui importent plus que d'autres. Le lendemain, une pleine journée ensemble sur les plages de Camargue, quelques chevaux, la mer, de grands éclats de rire, une jolie surprise, une maison au nom introuvable perdue dans les marais, du saucisson et du jus de tomate, la joie de se retrouver, quelques plaisanteries, mes cheveux raccourcis, s'amuser tous comme des gamins, mettre les pieds dans l'eau et manquer de tomber, porter une marinière avec des boutons dorés, se moquer, regretter de vivre dans ce Nord lointain, même si c'est Paris. Et rentrer, le sourire aux lèvres, rechargée de ces moments particuliers sous le sceau serein de l'amitié.
Ci vediamo !
09:30 Ecrit par Emeline dans DolceVitaAmici, DolceVitaNotizie, DolceVitaViaggio | Lien permanent | Commentaires (10)













Commentaires
(je vous maile dans la semaine, pour qu'on se voit eventuellement en début de semaine prochaine?)
Ecrit par : Camille | 02 novembre 2009
Ecrit par : Emeline | 02 novembre 2009
Ecrit par : Eré | 04 novembre 2009
Ecrit par : Mona | 04 novembre 2009
Ecrit par : Marie | 06 novembre 2009
* Mona : Hum, les tapas, je disais justement à des copines hier qu'il faudrait aller en manger très vite !
* Marie : J'ai visité Albi l'an dernier, à la même époque, un vrai coup de cœur et dans le coin, j'avais visité Bruniquel aussi, il y a deux ans, splendide, et d'autres dont j'ai hélas oublié les noms, ça remonte à loin... Tu habites entre Cordes et Toulouse ? Quels paysages de rêve...
Ecrit par : Emeline | 06 novembre 2009
Ecrit par : Marie | 06 novembre 2009
Ecrit par : Emeline | 06 novembre 2009
Ecrit par : Marie | 06 novembre 2009
Ecrit par : Emeline | 08 novembre 2009
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