14 novembre 2009
Forse il passato
Des absences prolongées, à peine le temps de souffler, de nouveaux lieux, de nouveaux défis, de nouvelles têtes et une foule de nouvelles interrogations. Cette année me plaît. Malgré les yeux de panda.
Un dimanche, en écoutant Jamie Cullum, ouvrir une vieille valise dans laquelle avaient été fourrées quelques vêtements intéressants dans l'urgence du déménagement. Y retrouver la jeunesse de maman. L'avant moi. Tout essayer. Un sarouel en laine épaisse noire, coupé à la perfection, une robe en soie bleue, une robe chemise dans le plus fin des cotons, et cette merveille de robe en guipur, un short noir taille haute, une combinaison pantalon et deux ou trois autres bricoles. Presque un nouveau dressing dans cette valise. Imaginer alors de raccourcir un peu certaines pièces, d'en teindre d'autres, de retrouver une ceinture, de changer une doublure... Du vintage maison.
Le goût de l'héritage, de la filiation. Une certaine fierté aussi d'exhumer ces vêtements de leurs cartons, de les faire revivre et selon ce joli terme, emprunté à une amie, de les "twister" un peu. Les fripes m'intimident, à Paris, l'odeur me rebute souvent. Il me fallait une solution de repli. J'avais déjà mis le nez dans ces reliques des années 1960 à 1980, tout ne me plaisait pas. Il y a quelques années encore, certaines des pièces qui m'enthousiasment le plus aujourd'hui me semblaient fort impropables. Tout ceci ne fait que conforter mon instinct de conservation. Sait-on jamais. J'avais récupéré un petit ensemble robe et manteau bleu marine, très Françoise Hardy, j'étais encore au collège. Je l'ai porté longtemps. Et la coupe trapèze m'a lassée. Il est sur une étagère du dressing, attendant sagement sa prochaine heure de gloire.
Mais la chasse au trésor a véritablement commencé cet été. Deux merveilles : une robe noire en coton, très "entretien d'embauche au mois de juin", et surtout, surtout, une robe en soie sauvage chocolat, boutonnée, sublime, difficile à décrire. J'avais émis des doutes sur le chocolat de la chose. Et il a fallu se rendre à l'évidence. Elle était faite pour les semelles rouges. L'Imperator a confirmé.
J'ai confiance dans les trésors de la vieille valise.
Ci vediamo !
08:57 Ecrit par Emeline dans DolceVitaModa | Lien permanent | Commentaires (11)
21 octobre 2009
Le suole rosse sul mito
Il faudrait confesser un comportement quelque peu irrationnel pendant ces quelques jours à Rome. La faute en incombe peut-être au Bellini, au Passito et au Lambrusco, à l'envie de concilier deux mythes, à une émulation inévitable avec mes deux accolytes un peu fêlées, à la présence ce soir-là d'une Vespa et à cette drôle d'image capturée entre deux fous-rires, à l'instabilité du pavé romain, et davantage encore à l'innocente Cinquecento rouge du lendemain qui attendait sagement notre gentil délire devant un mur ocre du Trastevere. Le mur romain couvert d'inscriptions hasardeuses et parfois cocasses, le mur romain qui se plie docilement à quelques exigences.
Parfois le hasard fait bien les choses. Parfois, il en faut peu pour s'amuser, pour ressentir cette impression grisante de retomber en enfance. Imaginez un peu la scène. Trois parisiennes échappées dans la ville éternelle. Une Fiat 500. Rouge, forcément. Une façade surréaliste où brille le mot "Vortex". On aurait imaginé le cadre, on n'aurait pas trouvé mieux. Et l'irrésistible envie de jouer. Comme des gamines indisciplinées. Comme des apprenties pin-ups.
La malice à l'italienne, la dérision, les sourires. Les semelles rouges, donc. Et surtout, ne pas se prendre au sérieux.
Nous sommes définitivement perdues !
Ci vediamo !
14:32 Ecrit par Emeline dans DolceVitaAmici, DolceVitaModa, DolceVitaViaggio | Lien permanent | Commentaires (0)












