02.07.2008
Una giornata d'estate...
Parfois, la vie semble légère, douce et onirique. Je profite de ces instants privilégiés... J'en m'en délecte... Mes pieds ont l'air de flotter dix centimètres au dessus du sol, j'ai du temps, le soleil est là, et mon esprit est tranquille... Alors aujourd'hui, je t'emmène te promener, pour savourer cette journée d'été...
Quelque part dans le monde... Le ciel bleu, des façades bigarrées et des jardins suspendus sur les toits... Des vagues de fleurs mauves courent le long des balustrades, les rayons du soleil viennent chatouiller les clochers de marbre blanc, imaginés quelques quatre siècles plus tôt par des génies renaissants. Dans les rues, l'été bouillonne... Des passants errent devant des monuments séculaires, et les voient sans vraiment les regarder... Chaque jour à la même heure, ils traversent cette place où les touristes affluent, plus tard dans la matinée, pour aller travailler... Agrippa veille. Et la Sagesse s'enroule au dessus des toits...
Un peu d'avance, et le temps de prendre un petit déjeuner en terrasse, sur un bout de trottoir... Une institution, une habitude... Le grancappuccino. Les degrés grimpent, et la ville s'étire sous le soleil matinal. Le journal annonce des températures caniculaires... Une blouse aérienne et salvatrice, pour laisser passer la brise, et couvrir les épaules... Un petit morceau de coton vaporeux et faussement sage, des fines rayures, un soupçon de soie... De quoi profiter de la journée sans suffoquer...
Les terrasses attirent le regard, comme autant de jardins de Babylone, invitent à la paresse dans une douce torpeur. Mais les rues de la ville se déroulent sous les pieds, pour se révéler, pour dévoiler des places méconnues, des joyaux secrets, une harmonie parfaite au fond d'une cour à l'entrée bien sombre...
La ville ne montre ses trésors qu'à ceux qui les cherchent... Alors, au file des vicoli, on joue aux explorateurs en herbe... Les immeubles s'entremêlent dans un joyeux chaos, une vespa bleu marine dort au soleil et son propriétaire étend son linge à la fenêtre... Le sud... Le bonheur simple et l'odeur grisante des draps blancs fraîchement lavés qui sèchent aux balcons... Les rayons plongent dans la cour. Et le chemin se poursuit...
Les fontaines chantent leur continuelle mélodie et rafraîchissent le badau... Quelques goutes dans la nuque, et sur le front... Des ruelles étroites, abritées du soleil, des églises discrètes derrière de grands murs austères... Un obeslique et un éléphant... Et en poussant la porte, pour un peu de repos, et de fraîcheur aussi, des fresques de Lippi... Un enchantement. Des anges, le bleu de la Méditerranée, une grâce indicible... Piazza della Minerva... Une adresse bien solennelle pour Saint-Catherine de Sienne. Elle partage la tache de protéger la Botte avec Saint-François d'Assise.
En traversant le Corso de l'omniprésent souverain, le ghetto... Un havre de tranquillité, un condensé de charme, et la douceur de vivre. Sur une petite place, on réapprend la lenteur avec d'adorables tortues... Kundera serait ravi... Des touristes allemands trempent le bout de leurs orteilles dans l'eau.
La matinée file. Les pieds sont déjà engourdis de cette promenade. La vitrine de la patisserie est alléchante... Et entre la crostata de ricotta et la sfogliatella napoletana, le coeur balance ! Tu choisis la première et tu te jures de revenir goûter l'autre le lendemain... Tes pas t'ont mené le long de la Via dei Gibbonari et tu arrives à Campo de' Fiori.
Les restes du marché jonchent les pavés, des choux éventrés, des tomates abîmées et de fleurs de courgettes fanées, quelques couples sont attablés. Les pigeons se régalent de miettes et les terrasses semblent assoupies pour une sieste improvisée...
Cet après-midi, si tu as encore un rien de courage, tu te lancerais bien un défi un peu fou... Ou peut-être demain...
Ciao Cari !
08:27 Publié dans DolceVitaModa, Le passegiatte, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, soldes, dolce vita, rome, italie, terrasse, blouse
03.06.2008
Una piccola pausa !
EDIT de 15h41 : Pour qui se sent concerné par la liste, le Livre Rome des éditions du Chene est réservé par une de mes meilleures amies qui a tenu à m'offrir ça... ! Voilà ! Baci !
EDIT 2 de la même heure : Dans le Elle, il y a aussi une pub pour Escale à Portofino, le nouveau parfum de Dior...
Les partiels se poursuivent, le pire, celui de médiévale, était ce matin et ne s'est pas trop mal passé... Ouf ! Vivement la fin... Encore trois...
Après une épreuve de médiévale, mon cerveau est littéralement broyé. Et comme mes après-midi sont consacrées à une ultime révision pour l'épreuve du lendemain, il faut prendre le temps de décompresser et de retrouver l'usage de mes neurones... En sortant, je me suis donc offert le dernier numéro de ELLE, que je n'avais pas acheté depuis des semaines, et j'ai été très agréablement surprise par leur série mode... Rien de révolutionnaire mais des tenues qui fleurent bon l'été, qui me donnent diablement envie d'être en vacances et d'enfiler mes petits shorts, si seulement il ne faisait pas aussi moche...

J'en retiens qu'il me faut vraiment de nouvelles tropéziennes, du court, et du soleil pour que mes jambes et mes épaules retrouvent leur couleur "Petit Lu" doré... ! Et j'ai très envie d'un short fleuri maintenant... ! Et d'une autre robe blanche... !
Ce qui me plaît le plus, dans la mode estivale, c'est son côté frais et aérien, coloré et gracile... J'adore me dire que je peux prendre deux pièces dans ma penderie et qu'elles iront ensemble sans tracas de style ou de confort ! Et quelle joie quand il faut ressortir de leur boîte mes petits shorts chéris de l'an dernier... ! Pour bien faire cet été, il m'en faudrait encore deux autres, et un noir parce que je n'arrive pas à mettre la main sur le mien... L'année dernière, pendant mon tour du Portugal, j'ai constaté qu'il n'y avait rien de plus confortable pour enchaîner les visites... Et la Sicile nous réserve un programme très chargé encore !
J'ai besoin de me sentir à l'aise, bien dans ma peau et chic aussi, quand même, au milieu d'un château perdu dans les vallons du Haut Douro ou, bientôt, dans les temples grecs d'Agrigente... Et les photos de ELLE m'ont donné un avant-goût d'évasion comme ce n'était pas arrivé depuis bien longtemps ! J'ai retrouvé l'ambiance qui me tient à coeur, ce mélange de Méditerranée et d'élégance citadine, la torpeur estivale et la fraîcheur du coton...

En feuilletant le magazine, j'ai eu un instant de panique... Je voulais tout acheter ! Et puis, en y regardant de plus près, il y a beaucoup de pièces qui ressemblent à des choses que j'ai ! Mais la série n'a fait qu'aggraver ma boulimie de blouses, je crois que sur la liste de cadeaux, il va falloir retirer celle de chez Zara parce qu'il y a de fortes chances pour que je file me l'acheter vendredi, pour célébrer la libération ! Pas de rabat-joie, des blouses, j'en ai, c'est vrai, certains diront trop, mais c'est tellement agréable en été... ! Et le week-end dernier j'en ai encore acheté deux, des blouses parfaites, des reines des blouses, des déesses incontestées de la blouse... Mais j'ai décidé qu'elles iraient dans les cadeaux d'anniversaire, donc un peu de patience (hé hé !!)... !
Parce que, vois-tu, le chic estival, c'est un peu ma quête du Graal... C'est tellement plus simple d'être mal fagottée en cette saison, perpétuellement inconfortable et en nage avec des strings en platique à la place des chaussures qu'une série de mode comme ça, toute épurée et avec des pièces portables, tu vois, mon cher lectorat, ça me fait du bien... !
Sur ce, je vais déjeuner avec Pic de la Mirandole et Guichardin pour papoter Renaissance en mangeant du saumon fumé... ! J'adore aborder les révisions dans cette perspective-là, l'esprit libéré d'en avoir fini avec cette fichue médiévale !
Baci a tutti !
P.S : Yves Saint Laurent est mort, je voulais lui rendre hommage mais les mots ne sortent pas, ça va faire réchauffé et répété... Il était dans ma triade capitoline avec Chanel et Lacroix... Mais l'avantage avec des hommes comme lui, c'est qu'ils sont immortels...
13:58 Publié dans DolceVitaModa, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : dolce vita, shorts, coton, blouse, escale à portofino
30.05.2008
Con quel tempo !!!
Ciao tutti !
L'humeur va mieux... Je me rends compte que mon cerveau absorbe plus que ce qu'il veut me faire croire et je fais des grands discours sur la naissance de l'Etat moderne et l'art du mémorialiste à ma pauvre maman qui veut bien m'écouter... ! Donc, c'est que ça rentre ! Maintenant, ce qui en ressortira mardi... Pfiou... ! On verra ! Toujours est-il que j'essaie de me calmer un peu... Et de sortir un minimum ! Hier, je donnais un cours, j'étais bien obligée de mettre mon nez dehors...
Avec un temps pareil, moite, doux, et des nuages qui te tombent sur la tête toutes les cinq minutes, résoudre le problème de l'habillage est sacrément ardu ! Et comme je suis particulièrement flemmarde en période de révisions pour me préoccuper de ce à quoi je peux bien ressembler, je ne cherche pas loin... Confort et simplicité sont les maîtres mots ! Mais pas de jean jusqu'à nouvel ordre parce que j'ai porté le dernier que j'ai acheté un jour de chaleur et il m'a irrité la cuisse...
Donc, voilà ce que ça donne...
Le pantalon, c'est mon sauveur en toutes circonstances... Je l'ai acheté à Genève, chez Sandro, en soldes de chez soldes il y a trois ans, et il n'a pas bougé d'un fil malgré les lavages et relavages intensifs... C'est ma pièce fétiche... Il a de très fines rayures tennis, il est doux, tombe impeccable, et... amincit ! Ce dont j'ai bien besoin en ce moment ! (la période pré-examens entraîne chez moi une mutation de mon cerveau qui a une légère tendance à me rajouter 20kg...)...
La veste, une Gap, en maille ultra-fine, dont j'adore la longueur. Un achat récent, mais sur ma liste depuis le début de saison... ! C'est le cardigan qui va venir réchauffer un peu mes petites tenues d'été pour les dîners en terrasse ou les promenades nocturnes ! Il a tout pour lui, la couleur très neutre qui se marie avec n'importe quelle autre pièce, la coupe nonchalante, les manches trois quarts...
Et le T-shirt, un Carolina Herrera trouvé dans un stock à quelques kilomètres de Lisbonne, après ma journée des trois monastères l'été dernier... Il a aussi une coupe souple, et j'aime beaucoup le détail avec ces petites grappes et la fleur, ça change... !
Voilà ! Pour parachever le tout, des escarpins-pantoufles Pura Lopez tellement usés qu'ils ont été ressemelés deux fois ! Ils commencent à fatiguer un peu, mais je les aime tant... !!
Baci a tutti ! Ci vediamo presto !
EDIT de 8h56 : Je suis faible, surtout en cette période... Vente privée Maje sur BazarChic, où d'ordinaire je n'achète jamais rien... Mais il était là, et j'en cherche un comme ça depuis des semaines... ! À 35€, pourquoi aurait-il fallu se priver ? Et le petit haut ? Bah... Pour compléter !!


07:30 Publié dans DolceVitaModa, Mi piace..., Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : sandro, carolina herrera, gap, maje
23.05.2008
Vestirsi "Dolce Vita"


09:01 Publié dans DolceVitaModa | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21.05.2008
Sole a Portofino...
De l'Italie côtière, on imagine des petits villages tranquilles, qui somnolent au soleil et leurs façades bariolées qui s'étirent comme pour se réveiller d'une sieste trop longue. L'Italie se laisse bercer par le clapotis des vagues. Et dans cette douce torpeur, une escale s'impose, pour se rafraîchir, et profiter d'un paysage nouveau...
Aujourd'hui, mon cher lectorat, je t'emmène te promener dans un petit paradis, au nord de l'Italie, à quelques encâblures de Gênes et de son effervescence, un repos de verdure, un balcon sur la Méditerranée, l'odeur des pinèdes et de la douceur méridionale. Portofino. La perle de la riviera ligure. La route de corniche qui y mène révèle un avant-goût de ce je-ne-sais-quoi, qui donne à ce minuscule port aux accents tropéziens cet air de pérpétuelles vacances.
Le village se recroqueville autour de sa marina où mouillent quelques barques pittoresques, de frêles voiliers et surtout des yachts, éclatants de puissance, au zénith de l'été. La réputation de Portofino est là, chic et élégant. Le badaud admire mais ne scrute pas, l'ambiance y est plus intime, plus polie aussi qu'à Saint-Tropez.
Mais toute la magie du lieu nous est encore jalousement cachée. C'est par un escalier d'une rudese presque décourageante que l'on doit y accéder. Le sentier conduit au château anciennement appelé San Giorgio. C'est de là, après vingt bonnes minutes de marche, que toute la splendeur de Portofino et de son promontoire se révèlent à nous. Depuis les terrasses et les jardins suspendus du Castello, la vue est époustouflante, on domine le village et la crique dans laquelle il est blotti.
Le sentier se poursuit jusqu'au phare et s'achève devant l'infini du large. La Méditerranée s'affiche dans tout son enchantement. Les effluves d'eucalyptus et d'oliviers chatouillent les narines et les souvenirs d'enfance. Portofino détient l'échantillon parfait d'une palette aux nuances envoûtantes. C'est probablement ce qui a poussé Dior à créer une fragrance qui rendrait hommage à cet aperçu de paradis. Escale à Portofino... Le nom donne envie de voyages... C'est d'ailleurs une escale que nous y avions fait, dans notre périple italien, entre Gênes et la Toscane...
Portofino se mérite... Et le village a son cachet, ses snobismes aussi... Le crapahutage sur le cap ne se fera pas sans un peu de dignité et de classe... Et pour faire un clin d'oeil à la rivale hype du village, pourquoi ne pas chausser de jolies tropéziennes, naturelles ou irisées ? Attacher ses cheveux avec un chignon flou, laisser quelques mèches éclaircies par le soleil et le sel rouler dans le cou, garder cet air nonchalant des journées de vacances, une blouse aérienne en coton pour laisser passer l'air, et un petit short... Ma tenue de prédilection quand le thermomètre s'affole... !
Je te laisse au bout de ce sentier, profiter de la vue, mon cher lectorat... Et je te retrouve en bas, dans le bateau-café, pour une orangeade au rythme des clapotis...
Ci vediamo presto !
(Je n'ai pas les résultats de mon entretien, ça a été décalé... je stresse !!!)
06:58 Publié dans DolceVitaModa, Il viaggio, Le passegiatte | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : escale à portofino, tropéziennes, dolce vita
12.05.2008
Solo per gli occhi...
La robe est sortie de son sac, parce que ma mère voulait la pendre pour ne pas qu'elle se froisse... Alors j'en ai profité pour prendre quelques clichés et te la montrer !
07:23 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
11.05.2008
Una storia quasi finita...
Je suis sur un nuage.
Les journées se suivent et chacune m'enchante. Hier, ma matinée avait été très productive pour une recherche que je dois rendre dans dix jours et j'avais même pu me mettre en maillot au soleil, assise sur le rebord de ma fenêtre pour lire mes documents et dorer en même temps. Pour la première fois de l'année, je me suis tartinée de crème solaire et j'ai senti son parfum délicat de vacances, et de Méditerranée sur ma peau.
Et, hier, j'ai passé une journée "de filles" avec ma mère comme cela faisait bien longtemps que ce n'était arrivé. Nous avions rendez-vous chez le coiffeur, en face du Bon Marché, pour rafraîchir tout ça avant l'été. Mes cheveux étaient trop longs, sans forme, et s'étaient beaucoup abîmés depuis un mois, ils avaient vraiment besoin d'un petit coup de fouet. Et ma coiffeuse est un génie ! Elle est la seule à comprendre ce que je veux, la coupe avec laquelle je me sens bien, qui se remet en place toute seule le matin, avec une mèche sur le front, mais que je peux coincer derrière l'oreille pour ne jamais l'avoir dans les yeux... L'alchimie parfaite !
Et hier, en sortant de chez le coiffeur, nous devions passer chez miu miu. C'était prévu depuis longtemps, pour retourner voir la robe, éventuellement la commander, la réessayer, être bien sûre de la couleur, demander à la mettre de côté. Y aller pour du plus concret et pas juste pour baver devant comme je le fais depuis des semaines ! Mais comme vendredi, avec Elwind, je ne l'avais pas vue, je paniquais un peu de ne plus la trouver...

On entre, on file à l'étage, je la montre en écru à ma mère, et en la revoyant, l'écru ne me plaît plus vraiment. La vendeuse, si gentille, que j'avais rencontrée la première fois arrive. Nous lui demandons s'il ne resterait pas, par hasard, cette même robe en rose poudré. Antico, s'appelle la couleur. Elle me l'avait noté.
Elle s'éclipse en réserve. Et me demande de loin : "Vous faites quelle taille ?". "Du 36 français, le 40 italien". Elle revient en souriant. Avec LA robe à la main. "C'était la dernière, elle vous attendait".
Je la soupçonne de l'avoir mise de côté avec l'arrivée des beaux jours, à force de me voir revenir. Elle m'avait dit, en mars, que c'est un modèle qui ne partirait pas tant qu'il ferait mauvais. Mais avec le soleil de ces derniers jours, plusieurs modèles ont été vendus. Je vénère à vie cette vendeuse !! Dans l'immense cabine dorée comme un oeuf de Fabergé, j'essaie la robe en rose et en écru. Et il n'y a pas photo. La rose a un ton si particulier, entre le grège et le poudre, si délicat... Et avec ma peau qui commence doucement à dorer, elle fait un effet encore plus joli que quand je l'avais essayée à Megève. Et en août, après deux semaines de plage, je n'ose imaginer ! La vendeuse me complimente -mais c'est son métier- avec un air presque attendri. Elle me répète que j'ai eu de la chance. Mais m'assure aussi qu'elle aurait appelé toutes les boutiques du monde pour me la trouver si elle n'était plus à Paris. Ma mère acquièce. "Ce sera ton cadeau d'anniversaire, alors ? Tu es sûre et certaine" "Oui, oui, oui, oui ,oui !!!!". Dans la cabine, en l'enlevant, je saute comme un cabri.
En sortant, j'ai mon grand sac rose à l'épaule, j'exulte, je remercis, je sautille. Je n'aurai pas le droit de la sortir de son paquet avant mon anniversaire. Il faut donc que tu te contentes de ce sac, pour l'instant ! Mais la savoir chez moi me rassure tant !
Et la journée n'était pas terminée !
Ensuite, nous sommes allées à l'exposition Marie-Antoinette, au Grand-Palais. Nous l'avons visitée dans des conditions optimales, le soir, les salles étaient presque désertes et nous avions deux heures devant nous avant la fermeture. J'avais un peu tout entendu sur cette exposition et j'étais très curieuse de la voir. Je ne voue aucun culte à Marie-Antoinette, elle ne me fascine pas, et si j'ai aimé le film de Coppola, elle n'en est pourtant pas devenue mon icône. Pourtant, cette femme m'intrigue. Je lui reconnais un intérêt historique évident, même si le XVIIIème n'est pas ma période de prédilection. Et j'étais curieuse.

Le décor imaginé par Robert Carsen m'a époustouflée. Rien que pour ça, l'expo vaut le détour ! L'enfilade de portes, les différents temps de sa vie, les couleurs... C'est extraordinaire, une telle mise en scène ! Même Mélancolie n'avait pas fait aussi bien ! L'exposition m'a touchée. Parce que j'y ai vu des documents que je n'ai pas l'habitude de voir et auxquels je ne m'attendais pas. Le registre paroissial de Versailles dans lequel est inscrit le mariage, un dessin attribué à Marie-Antoinette, son missel griffoné avant sa mort... Et des objets très émouvants aussi, comme sa chemise de la prison du Temple, ou le coffre à layettes offert pour la naissance de son fils. Je n'ai pas appris beaucoup de choses sur elle, sa vie est si connue, si décortiquée, qu'il ne faut pas s'attendre à y découvrir un scoop. Enfin, j'ignorais toutefois que Gluck avait été son maître de musique ! Mais l'enfilade des salles à le mérite de nous permettre d'humaniser le personnage, de mieux en cerner les mille facettes grâce à des éléments concrets, des objets sauvés, miraculés de la Révolution, qui ont traversé les siècles et les régimes.
Et penser que sur ce bout de papier, c'est la plume de Marie-Antoinette qui a écrit, voilà qui me donne des frissons !

En sortant, dans la boutique, j'ai acheté un miroir jeton, des cartes postales et l'album de l'expo. J'ai regardé les nappes et les torchons avec attention, j'en avais déjà acheté un à Fontainebleau, mais aucune des autres couleurs ne me plaisait ! Et pour ce qui est des éventails -et pourtant, je les collectionne !-, j'avais un peu de mal à me dire que la femme représentée dessus avait perdu sa tête... !
La journée, enfin, la soirée, puisque nous sommes sorties du Grand Palais à 22h, s'est achevée dans un petit restaurant japonais de la rue Monsieur le Prince dans le sixième, avec des sushis, naturellement !
Je te souhaite une excellente après-midi de dimanche, mon cher lectorat, et un très beau lundi de Pentocôte... !
Baci a tutti !
13:31 Publié dans DolceVitaModa, L'arte, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, marie antoinette, sushis
23.04.2008
Parliamo della moda...
Hier, Domino a écrit un article que j'ai trouvé d'une intelligence très fine, et d'une lucidité frappante. Alors je me suis assise sur ma fenêtre, en regardant les petites fleurs blanches sur mes pommiers, et j'y ai songé. L'article vient alimenter des réflexions que je me tiens souvent et des discussions que j'ai régulièrement avec mes amies.
Est-il utile de préciser qu'ici, ce n'est pas un blog de mode ?! Je me sens aussi à l'aise pour en parler que si on me demandait une dissertation de physique quantique. Mais j'aimerais en être capable, parfois... D'ailleurs, je me suis promis de faire des efforts, pour essayer de parler de temps en temps de cette mode qui me tient à coeur, ou plutôt cette allure, cette aspiration à une espèce d'élégance intemporelle mâtinée de parisien '08... Et ça n'a rien d'évident... J'ai l'impression de me battre contre des moulins, de me faire violence, je me sens ridicule...
Bien sûr, j'aime m'habiller, j'y prends -généralement- du plaisir, bien sûr, j'adore flâner dans les magasins, faire des listes de ces vêtements que je voudrais voir rejoindre ma penderie, et imaginer des silhouettes, me créer des personnages... Mais en parler ? Je n'ai aucune légitimité pour ça !

Et me prendre en photo relève de la corvée... D'ailleurs, me prendre en photo pour montrer quoi ? Mon dernier achat ? Alors comment on fait ? Je m'habille avec mes feuilles de réservation BluExpress Rome/Catane ?! Evidemment, ce que je dis est malhonnête... J'ai pris le cabas Vanessa Bruno en photo, bien sûr j'étais fière de vous le montrer, depuis le temps que je l'attendais... Et on parie combien que si LA robe Miu Miu aterrit dans mon placard, je pavanerai dedans, comme une gamine avec son costume de princesse ?!
Mais d'autres le font avec tellement plus de talent. Et je prends tant de plaisir à vous lire chaque jour* ! Et à m'inspirer aussi, souvent ! Parce que montrer des vêtements tient de l'art, il suffit de regarder les budgets alloués aux séries mode de nos chers magazines, et faire du déballage ne présente aucun intérêt... !
Et Domino a raison, le consumérisme effréné, cet achat déraisonné et quotidien est écoeurant, à force. Qu'adviendra-t-il des dizaines de blouses, jupes, cardigans, robes achetés sur un coup de tête, parce qu'une subite envie de pois, rayures, fleurs s'est pointée ? L'année prochaine ou dans trois mois ? Ebay ? Et ce plaisir fugace, au moment de ressortir du magasin, cet instant fuyant qui s'échappe aussitôt qu'une femme croisée dans la rue porte ces fichues chaussures que l'on cherche désespérément, qu'en faire ?
Depuis quelques saisons, et à chaque début de saison, je me fais une liste, toujours beaucoup trop longue, pour cerner mes envies, et que je corrige au fil des semaines, parce que non, je n'ai pas besoin de dix robes... Ma liste m'évite les achats compulsifs, et même pour un foulard, je m'oblige à le revoir deux fois. J'ai l'achat raisonné. Et dans mon dressing, tout va avec tout, tout colle à un fil rouge, un peu classique, peut-être, sans grande prise de risque, mais je me sens bien dans mes vêtements, je les mets tous, et je les garde. Aujourd'hui, j'ai sur le dos une veste blazeur gris anthracite, achetée chez Joseph en soldes il y a quatre ans et des poussières. Elle n'a pas bougé d'un fil. A été chez le teinturier sans broncher... Et des pièces comme elles, dans mon armoire, il n'y a quasiment que ça... Des suédois ? Oui, pour des accessoires, essentiellement... Parce que dans ce domaine, l'humeur est changeante... Des espagnols ? Au prix qu'ils coûtent aujourd'hui, autant économiser pour une pièce de meilleure qualité...

Et quelle plaisir intense, en ressortant d'une jolie boutique, un sac en papier chic à la main et mon article soigneusement emballé dans du papier de soie... C'est autrement plus agréable qu'un sac en plastique où un vêtement est en boule, au fond.
Snob ?! Sûrement un peu, mais pas que... Mes débuts de parisienne "révélée" (du jour où tu te rends compte que souvent "parisienne" rime avec mode, et dans mon idéal, avec élégance) ont été très houleux. Avec des erreurs terribles... Des pièces pas du tout adaptées à mon caractère ni à ma morphologie. Et pour s'en débarrasser ? Impossible... Alors tout ça, c'est fini ! Voici plus de trois ans que je fais ma liste, qui devient chaque saison plus élaborée et plus réfléchie, que je m'y tiens, et que je remets les mêmes chaussures d'une année sur l'autre, les mêmes jeans, et ceux qui viennent rejoindre mon dressing n'ont pas pour conséquence d'en déloger les vieux habitués. Consommer oui, acheter oui, mais mieux.
Et c'est aussi grâce à cette politique que pour mes anniversaires et pour Noël, mes proches m'offrent des choses que je vais garder, des pièces indémodables, et adaptables à toutes mes envies... ! Des investissements, donc ! C'est un bonheur d'aller fouiller dans les affaires de ma mère, et quel plaisir ce serait que ma petite belle-fille, ou mieux encore MA fille si j'en ai une un jour, le fasse à son tour dans quelques années et qu'elle découvre des pièces qui collent encore parfaitement à l'air du temps... !
E tu, cosa ne pensi ?
*Je me suis amusée à linker une bloggeuse "mode" que j'apprécie par lettre, si ça vous dit de les égrenner ! Et que celles qui n'y sont pas ne se vexent pas, il y a une blogroll, hein ! Je ne vais pas linker 25 blogs, ce n'est pas le propos !
08:00 Publié dans DolceVitaModa, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
21.04.2008
Fortunata, hai detto ?
EDIT de 17h58 : J'AI MES BILLETS ROME-CATANE, CATANE-ROME pour le mois d'août !!! Enfin ! À moi (nous !) la Sicile, les tomates séchées, les temples grecs, la plage, le baroque... En revanche, pour acheter le Rome-Paris du retour, je me tâte ! Hum... !
Depuis jeudi, je suis en vacances, des vacances que j'attendais avec impatience pour me remettre d'une période particulièrement éprouvante depuis janvier et de la fatigue accumulée depuis la reprise du semestre... Et depuis vendredi, je rentabilise mes vacances au maximum... Vendredi, je retrouvais ma petite Camille pour une folle journée parisienne, entre déjeuner où nous exigions du saumon fumé -nous avons probablement dû inspecter la carte d'une petite quinzaine de restaurants avant de nous décider-, trotte sur la rive droite -pour changer de la dernière fois-, grandes dissertations sur les futurs admis de notre garde-robe, sur ceux qu'on aimerait y voir mais qui resteront de l'ordre du fantasme... T-shirt Lanvin, compensées Bottega Veneta... Plaid douillet Hermès... Soupir... Et puis, nous avions deux missions de premier ordre : trouver THE combishort et aller du côté de chez Miu Miu pour obtenir un avis objectif sur LA robe...
Missions que nous avons brillamment remplies, évidemment ! La robe Miu Miu a obtenu la Fashion Gazette validation, et le combishort profite d'une place de choix dans une certaine armoire lyonnaise... ! Au programme également, un tour au Palais-Royal, chez Marc mais pas que, et une glace sur l'avenue de l'Opéra... Et du papotage... Et des jambes en compote après six heures de marche... !
Samedi, le week-end idéal s'est poursuivi en beauté... Mon amoureux finissait de travailler pour le déjeuner, que nous avons passé avec l'un de ses amis avant d'aller nous balader toujours rive droite, parce qu'il me fallait aussi sa validation pour la robe, quand même... Que ne ferais-je pas pour aller l'admirer ?! C'est le Faubourg Saint-Honoré que nous avons parcouru... Et vers la rue de Castiglione, il dit : "il n'y aurait pas un Vanessa Bruno par ici ?" Si, si, à deux pas... Il se trouve que mon amoureux m'avait promis un sac pour quantité de raisons que je ne développerai pas ici, mais parmi lesquelles figure une date qui nous est chère... Nous avions repéré le sac au BM au tout début de la saison mais il ne s'y trouve plus depuis plusieurs semaines, j'avais donc été missionnée pour aller vérifier qu'il existait toujours et pour demander les numéros des boutiques VB... Sur la rue de Castiglione, mon amoureux ajoute : "Il faut que je retourne le voir, je ne me souviens plus de la couleur..."
Nous entrons, donc, et il se trouve sur le petit meuble à tiroirs laqué blanc, mais en format moyen... Et c'est le grand que j'aimais tant... Une vendeuse approche, mon amoureux demande à voir le grand "pour se le remémorer"... Elle l'apporte, je prends le moyen et le grand et m'amuse devant le miroir... "C'est donc bien le grand, hein ?" Oui, oui... Et je m'apprêtais à sortir pour poursuivre notre promenade, maintenant assurée que nous parlions bien du même sac. Sauf que mon amoureux se dirige vers la caisse. Et je deviens écarlate...
Je ressors donc avec un énorme sac en papier Vanessa Bruno et le cabas tant convoité dedans, je sautille, je ris bêtement, je n'ai plus que "merci mon chou" à la bouche... ! Nous allons chez Miu Miu, mon amoureux valide la robe avec beaucoup d'enthousiasme (ouf !!!) et nous nous dirigeons vers la place Vendôme, pour regarder les vitrines... Et rue de la Paix... On entre chez Tiffany, pour admirer les mythiques engagement rings, et aller voir celle de mes rêves en vrai... Elle est là, bien sage... Avec l'alliance coordonnée... Mais le prix est quatre fois plus élevé que celui annoncé sur le site... C'est probablement lié à la pureté du diamant... Mais nous avons deux mandataires qui partent en vacances à Boston et qui vont aller vérifier combien elle coûte aux Etats-Unis -avec la différence de prix, le voyage serait plus qu'amorti, même en passant trois nuits au Waldorf Astoria ou au Mercer !
Et puis, nous avons fait une halte chez Zara Home... Parce que je n'avais jamais mis les pieds dans celui de Madeleine... !
Et hier dimanche, ce fut déjeuner italien avec mes "deuxièmes" beaux-parents, à la maison, avec des bêtises méditerranéennes en apéritif, des bruschette tomates fraîches-jambon sec-pecorino, du risotto aux cèpes, et du tiramisu maison !
Un week-end parfait, donc pour commencer ces vacances en todo lo alto !
11:01 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, vanessa bruno, tiffany&co













