01 décembre 2009
Imparare, sognare, sorridere...
Dans le désordre. Quelques rites initiatiques.
Il y a cette liste de choses à faire. Ce goût du secret que je ne me connaissais pas. De nouvelles superstitions. Ne rien dire tant que ça n'a pas été réalisé. J'apprends la nature humaine. Et j'essaie de garder encore quelques naïves illusions.
La Cinquecento se fait moins onirique. La condition sine qua none pour embarquer à bord du petit bolide rouge, ambassadeur de dolce vita, est définitivement remplie et matérialisée par un papier rose qui m'aura causé bien du souci. Check. Il pleuvait ce jour-là. Je guettais les signes. Combien de Fiat ? Sept. Joli présage.
Il y eut une épreuve du feu aussi. Simuler une campagne électorale. Plonger (Plouffe... Hum... Private joke...) du côté obscur de la course au pouvoir. Et dans la même semaine, confronter ces enseignements à la réalité, constater l'étendue des connaissances diplomatiques de certains de nos dirigeants, faire part à un député de la définition d'"apatride".
Enfin, une soirée dans le plat à gratin*. Comme la fondation d'une nouvelle cité, nous avons décidé de nos traditions. Du champagne rosé avec vue sur la Tour Eiffel d'abord, quelques sablés au chocolat en guise de gâteaux apéritif, et de la sangria en écoutant du jazz. Le regard dans les fruits marinés, la tête déjà un peu ailleurs, se retrouver nez à nez avec mon directeur de recherche. Croire encore un peu en ma crédibilité.
La vita è bella !
Ci vediamo ! Baci !
*dauphinois, donc.
09:38 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie, DolceVitaPensata | Lien permanent | Commentaires (8)
02 novembre 2009
Le piccole gioie
Ces quelques jours auront été parfaits. Jeudi, j'embarquai dans un avion pour Toulouse, où je retrouvai des températures estivales, pieds nus dans des ballerines, pour grimper les rues médiévales de Cordes-sur-Ciel, la bien nommée, et déjeuner avec un éditeur d'art pour l'entendre parler de livres enluminés et de la campagne en automne. Un panorama étonnant et l'histoire pour voisine de table. Les treilles rougeoyantes sur les façades pour réveiller la pierre et une chaleur douce. Des objets qui frôlent le sublime, que l'on craint de toucher, et que l'on apprivoise. Le soleil déclinant de la fin d'après-midi plongeait la vallée dans une agréable torpeur, la lumière se faisait voilée comme pour ne rien ôter de leur mystère à ces paysages, et les vignes aux couleurs changeantes devenaient une palette automnale.
Retour vers Toulouse pour y retrouver une amie et écumer quelques rues et quelques friperies, avant de refaire le monde Place du Capitole. De ces jolis moments de complicité. Et le soir, un dîner en famille, chez une cousine qui revenait d'Afrique du Sud, des saveurs du bout du monde, et lovées dans les canapés, parler jusqu'à ce que les paupières ne puissent plus lutter. Et le réveil aux aurores pour découvrir Carcassonne déserte derrière ses remparts. Une étape brève hélas, juste le temps d'une exploration et d'un chocolat chaud. Quelques autres étapes encore, ma famille émaille le Sud. L'incontournable d'un week-end de la Toussaint : les chrysanthèmes. Les corbières, les feuilles roussies, le ciel bleu, la lumière dorée, le café serré et une brioche aux arômes de fleur d'oranger.
Le soir, une nuit en Arles chez des amis. Cocteau partout aux murs. Picasso aussi. Une longue promenade dans la nuit provençale, des souvenirs vieux de quelques décennies, le Rhône et les trésors qui y sont encore enfouis, quelques secrets. La confiance. Les marches inégales, les réverbères hésitants. Ces êtres qui importent plus que d'autres. Le lendemain, une pleine journée ensemble sur les plages de Camargue, quelques chevaux, la mer, de grands éclats de rire, une jolie surprise, une maison au nom introuvable perdue dans les marais, du saucisson et du jus de tomate, la joie de se retrouver, quelques plaisanteries, mes cheveux raccourcis, s'amuser tous comme des gamins, mettre les pieds dans l'eau et manquer de tomber, porter une marinière avec des boutons dorés, se moquer, regretter de vivre dans ce Nord lointain, même si c'est Paris. Et rentrer, le sourire aux lèvres, rechargée de ces moments particuliers sous le sceau serein de l'amitié.
Ci vediamo !
09:30 Ecrit par Emeline dans DolceVitaAmici, DolceVitaNotizie, DolceVitaViaggio | Lien permanent | Commentaires (10)
27 octobre 2009
Quando il tempo fugge
Le temps me fuit. C'est une malédiction. Je ne vois passer ni les jours, ni les heures, et encore moins les nuits qui semblent désespérément courtes... Et comme une esprit tenace de contradiction, je me sauve aux premiers moments libres. Dès jeudi, je sillonnerai les routes du Sud. Ou plutôt des Suds, ralliant Toulouse aux Saintes-Maries en quatre jours pour un petit périple mère-fille, voir des amis et la famille, se délester du poids de la conscience avec une escale dans des lieux d'une tristesse poignante, même au delà du temps. Et laisser place à la découverte aussi en profitant de quelques trésors qui émailleront la route. De vieilles pierres, des remparts, l'histoire figée. Une halte à Carcassonnes.
Les semaines écoulées depuis les premiers jours de septembre ont apporté leur lot de nouveauté, de changement, de douleur aussi. Le départ d'une maison où s'étaient accumulés les souvenirs. Autant de pages qui se tournent. La fatigue, physique et morale, l'impression exaspérante de ne distinguer qu'un horizon lointain qui semble s'éloigner toujours, et la nécessité de s'évader au plus vite. Il n'aura fallu qu'un coup de tête pour valider le billet d'avion. La destination n'a rien de particulièrement exotique et n'a pas vraiment le goût de l'aventure, mais plutôt le sourire réconfortant des visages qui me sont chers, la présence rassurante de ceux qui seront toujours là. La pierre rose et l'air marin de Camargue. Une excellente équation.
Ci vediamo !
10:42 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie | Lien permanent | Commentaires (8)
14 octobre 2009
Spiegazione
Une petite explication s'impose, si à tout hasard, certains d'entre vous passent encore par ici. Mon blog www.dolcevitaparis.fr rencontre de sérieux problèmes que je suis dans l'impossibilité totale de résoudre. Alors parons au plus pressé. Ce lieu va momentanément reprendre du service en attendant de régler tout ceci.
Ci vediamo pronto.
14:49 Ecrit par Emeline dans DolceVitaNotizie | Lien permanent | Commentaires (10)












