15.07.2008

Un giorno festivo ?

Dimanche soir, mon amoureux et moi sommes allés en bord de Seine admirer le feu d'artifice tiré depuis la ville d'en face. Un moment bien tranquille, adossés à un petit muret, avec les rosaces qui nous tombaient dessus.

Et hier, la journée fut sacrément remplie. Dès le matin, je devais me rendre dans un centre commercial, missionnée par ma mère -déjà à la plage- pour dépenser des tickets valables uniquement le jour de la fête nationale. Au moins, je n'ai pas eu besoin de me farcir tout le défilé ni de me demander pourquoi le président syrien portait des lunettes de soleil alors qu'il était assis à l'ombre. J'ai toujours trouvé que ce genre de petites lunettes accentuaient encore le côté dictateur - au cas où on aurait oublié.

La patrouille de France a survolé l'immeuble. Elle faisait des tours avant de s'aligner dans l'axe et lacher le drapeau tricolore dans le ciel parisien.  Et tous les autres avions ont fait de même donc nous pouvions admirer le défilé en avant-première. Défilé que j'avais par ailleurs déjà vu pendant les répétitions mercredi dernier.

En rentrant, nous nous sommes attaqués à un tri intensif de la cuisine et avons jeté tout un lot d'objets particulièrement moches et/ou inutiles qui encombraient les étagères de mon homme depuis bien longtemps. Au final, c'est trois sacs poubelle pleins que nous avons remplis ! Et ça fait de la place pour acheter plein de jolies choses à la rentrée. Je prépare l'amménagement en douceur, mais suis dans un état de profonde déprime dès que je vois tout ce qui me reste à faire. 

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Vers 20h, après une après-midi d'effort soutenu, nous sommes ressortis, dans l'espoir de gagner Paris pour aller admirer un feu d'artifice d'une autre envergure ! Garés près de Saint-Philippe du Roule, nous avons ensuite marché jusqu'à l'esplanade, une sorte de square qui longe les quais, devant le musée du Quai Branly. Il fallait attendre 1h30. C'est long, 1h30 debout. Entourés de gens chacun avec des petits manies : le type qui veut absolument mettre ses jambes de l'autre côté du muret -il me flanquait le vertige-, celui qui était venu avec sa flle de 5 ans et qui faisait une caricature d'éducation en parlant très fort pour qu'on le remarque, celui qui voulait absolument se mettre devant moi, dans les 20cm de place qui restait, la vieille bique qui passe son temps à dire que l'endroit est mal choisi etc.  

Le feu d'artifice a commencé à 22h55. Il a duré 35min, sur des airs d'opéra dont je ne saisissais que des bribes entre les sirènes et les "booms". Je suis parvenue à entendre Summetime, la voix de la Callas et quelques notes de la Flûte enchantée. Mais pas Carmen. Les feux étaient splendides, les harmonies de couleurs vraiment magnifiques ! Et moi qui raffole des bouquets finaux, là il y en avait un à la fin de chaque tableau ! Et le "der des der" était vraiment à couper le souffle ! Devant un feu d'artifice, je redeviens une gamine, j'ai l'enthousiasme de mes 7 ans, avec mon grand-père sur la terrasse de l'appartement, dans le Sud, à guetter les "palmiers", les bleues, les rouges...

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Et hier, c'était vraiment magique !

Baci a tutti ! 

15.05.2008

Le meraviglie

Une nouvelle exceptionnelle, avant tout, qui peut-être ne t'aura pas échappé, mon cher lectorat ! Un buste de César, grandeur nature, a été découvert dans le Rhône, en Arles ! C'est une nouvelle extraordinaire parce qu'un tel buste, de César âgé, représente une pièce unique au monde ! La statue date de 46 avant J.C. et a donc été faite de son vivant. Les plongeurs ont également découvert une statue de Neptune en marbre, d'1,80m de hauteur !

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Tu sais à quel point j'aime l'histoire romaine, et en particulier l'effritement de la République, et cette nouvelle me ravit ! J'ai encore un peu de mal à y croire !

Et voilà... J'avais plein de choses à te raconter et cette drôle de nouvelle est venue bousculer tous mes plans... Et je ne sais plus vraiment quoi écrire... Parce qu'embrayer sur les éventails, Cannes ou ce qui reste sur ma shopping list, après César, ça fait doucement ridicule ! L'ennui, c'est que je ne suis pas certaine qu'une note entière sur César te passionne... La dégringolade de la République, le dernier des ambitieux et ses ambiguïtés, voilà qui serait pourtant un beau sujet... !

*****

Mais sans César, la planète tourne toujours ! Je te parlerai de fanfreluches un autre jour, aujourd'hui, je voudrais t'emmener là :

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"Imaginez les colonnes de nuages au pied des arcs-en-ciel, éclatant dans le rugissement perpétuel de la cataracte". Ce sont les mots du docteur Livingstone, le premier occidental à traverser l'Afrique de part en part en 1865, pour décrire les Chutes Victoria, que les indigènes appelaient "les fumées grondantes".

Les Chutes Victoria... Le joyau de l'Afrique australe... La frénésie dantesque du Zambèze nourrit mes rêves depuis la petite enfance... C'est là que je voudrais partir en voyage de noces quand je me marierai... Cette endroit est mythique ! Trois semaines ou un mois, même, quelque part entre la Namibie, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Kenya et la Tanzanie... Tous ces pays me fascinent, et je ne parvient pas à me décider pour l'un d'entre eux... La seule escale dont je sois absolument certaine, ce sont les Chutes Victoria... Leur nom suffit à me donner la chair de poule...

Je voudrais un long périple pour découvrir un continent qui a vu les premiers pas de l'humanité... Je voudrais voir ces espaces infinis, cette lumière dorée qui inonde les photographies, la diversité des paysages et l'immensité d'une nature intacte. Moi qui aime tant les vieilles pierres, pour ce voyage-là, je voudrais vraiment découvrir une terre inconnue, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà vu... Et que mon amoureux n'aurait jamais foulée !

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Une grande première fois...

Je voudrais tout voir... Le Cap, pour aller aux confins du monde, le delta de l'Okavongo, entre l'oasis aquatique et le désert, les dunes de la Namibie, et le Kenya, surtout pour le Kilimandjaro et Zanzibar... Mais il faudra choisir...

Avec pour jalons du voyage, ces noms prestigieux, comme figés dans une douce éternité... Le Rovos Rail, pour passer sur le pont, devant les Chutes... Le Royal Livingstone, où le temps n'a plus d'emprise, et où la douceur de vivre atteint tout son sens... 

Et encore quelques années pour y penser...

Mi piace tanto sognare !