18.07.2008

Le vacanze nel Sud...

Le départ se rapproche. Mon train quitte la gare de Lyon aujourd'hui à 10h et des poussières. Je file dans le Var, d'abord, où je vais retrouver ma famille, et où je sais déjà que je mangerai un loup grillé en arrivant ce soir, que ma mère a acheté mercredi au marché ! Vingt et un an que j'y vais, c'était ma toute première destination, à un petit mois à peine, dans un couffin sur la plage, à écouter les vagues et les histoires... Toute mon enfance, j'y passais les deux mois, avec mon grand-père. Des souvenirs impérissables. Après, bien sûr, ce n'était plus tout à fait pareil. Et cette impression désagréable de faire chaque année exactement la même chose. Les mêmes promenades. Devoir faire avec les caractères de chacun et les exigences de tous. Mais au fond, je crois que c'est ce qui me plaît, me retrouver dans un endroit familier, bourré de souvenirs, à laisser passer la sieste en griffonant sur un carnet pendant que les heures les plus chaudes de la journée plongent la petite cité balnéaire dans une douce torpeur. Les magasins ferment, on distingue à peine le ronflement du voisin sur la chaise longue et les efforts des coureurs du Tour dans le poste de télévision. Immuable fond sonore. Deux semaines de farniente, de plages, de promenades le soir, de petites vadrouilles dans l'apèrs-midi, qui là-bas, ne commence qu'à 16h, de poisson grillé et de basilic qui embaume.
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Deux semaines de Côte d'Azur et de Provence. Des dîners sous la tonnelle, des marchés bigarrés, des glaces artisanales et des petits achats enchanteurs, surtout pour la maison. Deux semaines à lire TOUS les magazines de décoration et à dédaigner les classiques féminins, sérieusement amaigris en cette période, à dévorer des romans, sérieux ou légers, en écoutant les cigales.  Comme chaque année, je me plaindrai des caractères difficiles de ma famille, avec un ton exaspéré et un rien de tendresse. Je m'accouderai à la balustrade de la grande terrasse en regardant mon ombre changer de place dans la rue, et les voiliers croiser la grande jetée. Je me brûlerai la plante des pieds sur les dalles restées toute la matinée au soleil et je me nourrirai de couleurs méditerranéennes, d'olives, de tomates, de poivrons marinés, d'aubergines en beignets... Et de poulet rôti à la broche, dans sa sauce aux petits légumes : le "poulet Lionel", du prénom de celui qui tient la rôtisserie. 
 
J'irai à la plage, une petite heure par jour à peine, pour le plaisir de me baigner dans cette mer qui m'est si chère, mais pas pour rester sur le sable. Je m'ennuie très vite. Je vais savourer ces deux semaines comme je ne le fais plus depuis quelques années. J'ai décidé d'en profiter. J'ai même acheté un guide de la région pour partir à la découverte de lieux que je ne connais pas. L'endroit est magnifique et je refuse d'être blasée ! J'aimerais retourner à Porquerolles, cette île que je n'ai plus foulée depuis l'enfance, découvrir l'abbaye du Thoronet, l'une des trois soeurs provençales -les deux autres sont dans le Lubéron- et le "Village des tortues". Peut-être les gorges du Verdon aussi. 
 
Mais rien ne change ici. Il y aura des articles réguliers, ce sera juste plus compliqué pour répondre aux commentaires !
 
Baci a tutti ! E viva le vacanze !

17.07.2008

Preparare un viaggio

C'est un plaisir infini de préparer un voyage, de réfléchir à chaque détail, de sélectionner les étapes et les hôtels avec soin et de rêver à toutes les découvertes que l'on fera sur place. Hier, j'avais une journée relativement calme, mis à part quelques obligations de paperasserie caractéristiques des périodes d'inscription. Mon amoureux finissait tôt, nous avions un peu de temps tous les deux, j'ai pu m'occuper de la maison, du ponçage que j'avais prévu et continuer un peu le grand tri entamé lundi.  Et lui devait commencer ses bagages, d'abord pour ses vacances avec les enfants et ses parents, puis celles avec moi, en Sicile, deux valises différentes puisque nous n'avons que quelques heures de battement entre les deux !
 
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Et avant les vacances en Sicile, je voulais préparer le carnet de voyage. Le compagnon idéal des souvenirs. Et le seul endroit où ranger les billets des multitudes de visites que nous faisons !  C'est un cahierMoleskine avec une couverture en carton recyclée que je vais transformer en y collant des photographies, des bouts de phrases et en y faisant un trou pour y passer un joli lien. J'ai déjà dessiné la carte, et commencé à retranscrire notre itinéraire. J'ai préparé des pages où noter les plats que nous allons découvrir -c'est une idée que j'ai prise à Frances mayes dans Saveurs vagabondes !-, les parfums de glaces, les noms d'églises... Je vais y noter chaque jour les lieux où nous serons allés et nos impressions, y faire quelques dessins et coller nos tickets, des bouts de serviettes des restaurants ou des cartes. 
 
J'aime l'idée d'avoir une sorte de guide personnel, comme le témoin de moments merveilleux. Ceux des artistes me font rêver, j'ai une immense admiration pour ces petites oeuvres d'art et ces bribes d'émotions qu'on essaie de retranscrire au mieux... L'an dernier, au Portugal, l'envie n'y était pas, les journées trop harassantes me décourageaient d'écrire le soir, alors j'ai fait un immense cadre, j'y ai dessiné des azulejos et collé quelques photos, des tickets de tramway, ainsi que tous les sésames d'entrée des monastères, des châteaux et des musées que nous avions visités. Il est accroché dans la chambre de mon amoureux et j'adore le regarder et me replonger dans cet extraordinaire périple.
 
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Ce voyage-ci nous promet de belles découvertes encore. la Sicile m'a toujours fascinée et cela fait bien longtemps que je souhaitais y aller, dans mon obsession de l'Italie. Je m'attends à y être époustouflée. Il y a tant d'époques qui s'y côtoient, tant de civilisations qui ont foulé ce même sol...  Et on dit que les plus belles ruines grecques sont là-bas. 
 
Je dévore livres et guides avant de partir. J'ai lu Le Guépard, le Géo de juin qui y était consacré, le Michelin que j'ai acquis dès le mois de mars alors que j'achetais les différents billets d'avion. J'ai établi une liste des différents lieux à visiter, ceux qui sont classés au patrimoine mondial -et il y en a beaucoup !- et les autres, plus secrets, j'ai essayé de rationnaliser nos étapes pour pouvoir tout faire... Et je les égrenne, comme un chapelet, pour rêver...
 
- Modica, l'une des villes du baroque tardif, au mileu de toutes les autres, pour rayonner,
- Monreale, à 8km de Palerme, où je crains l'ambiance "Naples", une ville royale,
- Milazzo, pour le départ aux Îles Eoliennes,
- Catane, pour aller sur les pentes de l'Etna... 
 
Et à présent, je suis impatiente d'y être !
 
Baci a tutti ! 

15.06.2008

L'avventura romana !

Voilà. C'est le grand jour... Mon avion décolle à 15h25 pour Rome et ma grande aventure commence... ! 15 jours seule dans la ville éternelle, pour en explorer les moindres détails... J'appréhende un peu... Surtout pour l'arrivée. Une foule de questions pratiques me hante !

Mais dès que je serai installée, tout ira bien ! J'habiterai à quelques pas de Piazza Navona et à 50m de l'école où les cours d'italien se dérouleront, le matin. J'aurai des après-midi entières pour visiter la ville ! Il y a tant de choses que je ne connais pas et que je voudrais voir !!

Le voyage à Rome,  c'est un mythe, une initiation, presque une entrée en religion... Une constante de la littérature, l'inspiration de toute une vie... J'ai toujours rêvé de pouvoir rester à Rome. Pour m'imprégner de la Ville et de son histoire millénaire qui me fascine depuis l'enfance, quand j'allais visiter le Pont du Gard et que je posais mille questions sur les "gens" qui avaient fait ça... Deux semaines... C'est peu et en même temps, c'est le plus long de mes séjours dans la ville.

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J'ai un véritable besoin de coupure. Envie de me retrouver perdue entre mon imagination et la réalité... Envie de marcher sur mes cours d'histoire de cette année. Envie de mettre mes pieds dans ceux des immenses écrivains qui ont immortalisé la ville de leurs mots... Et envie de retrouver  ce sentiment de liberté unique qui m'envahit dès que je pose un orteil sur le sol italien... !

J'espère pouvoir partager tout ça avec toi, mon cher lectorat, au jour le jour et poster de temps en temps, j'ai emporté un ordinateur portable pour préparer quelques articles, mais je n'ai pas de connexion wi-fi, il faudra donc attendre un peu que je prenne mes repères et trouve un web-café !

La grande aventure... Je l'ai attendue la moitié de l'année et c'est aujourd'hui... Et mes papillons dans le ventre !

Ciao tutti ! Ci vediamo in Roma !

05.06.2008

La mia Toscana

La mia Toscana, c'est le titre d'un livre de Sibilla della Gherardesca, entre le récit et le guide, vraiment génial pour qui veut visiter la Toscane comme s'il y vivait depuis toujours... Et si je t'en parle, c'est qu'aujourd'hui, je t'emmène en Toscane, dans la campagne siennoise...

Nous sommes au sud de la région, au coeur de ce paysage vallonné, émaillé de bouquets de cyprès, où se fréquentent le vignoble du Chianti et les cultures céréalières. Les nuances de verts laissent songeur et l'ocre du blé mûr confère aux environs cette drôle de douceur champêtre. Il faut monter tout en haut de la tour du Palazzo Communale à Sienne pour apprécier au mieux toute la majesté du lieu... Les collines à perte de vue, et juste en dessous, la Piazza del Campo, théâtre, deux fois l'an du célébrissime Palio, témoin de la ferveur des contrades siennoises. Sienne est la plus jolie ville de Toscane, loin devant l'arrogante et creuse Firenze -ceux qui me connaissent savent pourquoi j'abhorre prononcer le nom de cette ville en français et pourquoi je prends un malin plaisir à lui trouver tous les défauts du monde.

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Une soirée à Sienne, c'est un verre de Chianti sur l'une des terrasses, bien trop touristiques, mais avec tant de charme, de la Piazza del Campo, avec une assiette de pecorino bien sec. Avant de rejoindre, plus loin, dans une ruelle, le plus adorable restaurant de la ville, Il Biondo, où l'on déguste un succulent risotto aux cèpes et des aubergines grillées sous la pergola. Au dessert, je te recommande l'incontournable tiramisù, ou le panforte di Sienna...

Le lendemain, en ouvrant ta fenêtre, la brume matinale inonde les collines, et les premiers rayons du soleil chatouillent les toits de la ville. Une beauté nue, faite de rien et pourtant inoubliable... La lumière de Toscane qui métamorphose à chaque heure qui s'écoule la terre de Sienne, les labours et les chapelles, comme autant de tableaux éphémères... Aujourd'hui, c'est à Montepulciano et à Pienza que nous allons... Des routes sinueuses et secrètes t'y conduisent, entre les vignes et les blés...

Notre journée débute en compagnie de Pie II, le pape humaniste, décidé à donner à son lieu de naissance le faste qu'il mérite... Sur une place déserte, le premier acte d'une pièce qui s'achève avec la mort prématurée du prélat : l'édification de Pienza... La cité idéale comme en rêvait Alberti dans le De re aedificatoria, les proportions parfaites, la géométrie, la perspective, et le paysage au pieds des murailles...

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Montepulciano, devant San Biagio.

Notre route se poursuit vers Montepulciano, un bourg de vieille noblesse, époustouflant dans son austérité. À ses pieds se dresse une merveille, l'église de San Biagio, inaugurée en grande pompe par le pape Clément VII en 1529... Les volumes intérieurs, d'une sobriété rassurante, atteignent la perfection... Longtemps, j'ai voulu m'y marier... Mais qui sait ?! À Montepulciano, la Renaissance est partout, triomphante, sans fioritures, dans toute son ambition de classicisme à l'Antique... Partout, le lion florentin a mis sa patte sur les palle, armes des Medicis, pour marquer le territoire... Ce petit village acrobatique agit comme un aimant sur ses rares visiteurs...

De partout, la vue plonge sur la houle des collines et le vignoble du Vino Nobile... Et à l'Est, depuis le haut des remparts, on aperçoit le miroir lointain du lac Trasimène.

Nul rêve de Toscane ne se résume mieux qu'ici...

Baci.

Oui, les photos sont plus grandes ! Merci HautetFort !

EDIT : J'ai failli oublier ! Les photos ont été prises par mon homme, naturellement... Pfiou !

26.05.2008

Una serata a Ravello

Une promenade paisible, à quelques kilomètres de Naples, à l'abris du Vésuve... Une soirée d'été, douce et odorante, romantique et élégante... Après l'aventureuse route de corniche, où les Italiens font honneur à leur réputation de fous du volant, un havre de paix...

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Le village de Ravello est suspendu entre le ciel et la mer, accroché à la Côte Amalfitaine, une source d'inspiration pour les artistes et les voyageurs en manque de beauté pure. La petite cité s'ouvre sur une ravissante place, dominée par son église... Des ruelles, des passages voûtés, des escaliers, comme un labyrinthe méditerranéen... Des jardins luxuriants et des potagers en terrasses où poussent des aubergines et des courgettes... La sobriété aristocratique de Ravello apaise... Les petites places sont bordées de citronniers, d'amandiers, de vignes et les bougainvilliers envahissent les façades.

Depuis la villa Rufolo, demeure d'une prestigieuse famille que même Boccace a cité dans son Décaméron, la côte se découpe, le paysage est époustouflant et on embrasse du regard les sommets ciselés jusqu'au Cap d'Orso et toute la baie de Maiori. Un sublime pin parasol, et le double clocher de l'église de l'Annunziata, immoratlisés sur toutes les cartes postales, offrent un premier plan idéal pour les photographes amateurs...

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Ce jour-là, le ciel était couvert... À la nuit tombée, un orage mémorable a éclaté !

À Ravello, la Dolce Vita est partout... Ce serait presque une devise... ! De véritables palaces s'alignent le long de la rue haute, derrière des façades discrètes, presque austères... Et parmi eux, l'hôtel Caruso, un de ces lieux mythiques où je rêverais de passer une nuit, l'élégance parfaite, dans tout son rayonnement... Mais à défaut d'y dormir, il faut absolument y prendre un apéritif, dans ce salon, au bord de la fenêtre sans vitre, aux allures de vitrail, et garder les yeux plongés dans le bleu de la mer. Les cocktails maison sont à se damner... Ils sont réalisés avec les fruits du verger...

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Une photo de l'Hotel, prise dans leur brochure !

Le Bellini... De la pêche blanche fraîche écrasée et du spumanti... Le meilleur au monde... Et le Canaletto, avec de la framboise... L'endroit est d'un calme absolu, d'une sérénité délicieuse... Et reste l'un de mes plus beaux souvenirs d'Italie...

Alors, "on" m'a sommée de préciser que les photos ont été prises par mon amoureux (tout comme celles de Portofino, d'ailleurs !)... !

Et aujourd'hui, ce matin, examen d'espagnol... Le seul qui ne me stresse pas... Puis révisions intenses...

Ciao tutti !!

21.05.2008

Sole a Portofino...

De l'Italie côtière, on imagine des petits villages tranquilles, qui somnolent au soleil et leurs façades bariolées qui s'étirent comme pour se réveiller d'une sieste trop longue. L'Italie se laisse bercer par le clapotis des vagues. Et dans cette douce torpeur, une escale s'impose, pour se rafraîchir, et profiter d'un paysage nouveau...

Aujourd'hui, mon cher lectorat, je t'emmène te promener dans un petit paradis, au nord de l'Italie, à quelques encâblures de Gênes et de son effervescence, un repos de verdure, un balcon sur la Méditerranée, l'odeur des pinèdes et de la douceur méridionale. Portofino. La perle de la riviera ligure. La route de corniche qui y mène révèle un avant-goût de ce je-ne-sais-quoi, qui donne à ce minuscule port aux accents tropéziens cet air de pérpétuelles vacances.

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Le village se recroqueville autour de sa marina où mouillent quelques barques pittoresques, de frêles voiliers et surtout des yachts, éclatants de puissance, au zénith de l'été. La réputation de Portofino est là, chic et élégant. Le badaud admire mais ne scrute pas, l'ambiance y est plus intime, plus polie aussi qu'à Saint-Tropez.

Mais toute la magie du lieu nous est encore jalousement cachée. C'est par un escalier d'une rudese presque décourageante que l'on doit y accéder. Le sentier conduit au château anciennement appelé San Giorgio. C'est de là, après vingt bonnes minutes de marche, que toute la splendeur de Portofino et de son promontoire se révèlent à nous. Depuis les terrasses et les jardins suspendus du Castello, la vue est époustouflante, on domine le village et la crique dans laquelle il est blotti.

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Le sentier se poursuit jusqu'au phare et s'achève devant l'infini du large. La Méditerranée s'affiche dans tout son enchantement. Les effluves d'eucalyptus et d'oliviers chatouillent les narines et les souvenirs d'enfance. Portofino détient l'échantillon parfait d'une palette aux nuances envoûtantes. C'est probablement ce qui a poussé Dior à créer une fragrance qui rendrait hommage à cet aperçu de paradis. Escale à Portofino... Le nom donne envie de voyages... C'est d'ailleurs une escale que nous y avions fait, dans notre périple italien, entre Gênes et la Toscane...

Portofino se mérite... Et le village a son cachet, ses snobismes aussi... Le crapahutage sur le cap ne se fera pas sans un peu de dignité et de classe... Et pour faire un clin d'oeil à la rivale hype du village, pourquoi ne pas chausser de jolies tropéziennes, naturelles ou irisées ? Attacher ses cheveux avec un chignon flou, laisser quelques mèches éclaircies par le soleil et le sel rouler dans le cou, garder cet air nonchalant des journées de vacances, une blouse aérienne en coton pour laisser passer l'air, et un petit short... Ma tenue de prédilection quand le thermomètre s'affole... !

Je te laisse au bout de ce sentier, profiter de la vue, mon cher lectorat... Et je te retrouve en bas, dans le bateau-café, pour une orangeade au rythme des clapotis...

Ci vediamo presto !

(Je n'ai pas les résultats de mon entretien, ça a été décalé... je stresse !!!)

 

15.05.2008

Le meraviglie

Une nouvelle exceptionnelle, avant tout, qui peut-être ne t'aura pas échappé, mon cher lectorat ! Un buste de César, grandeur nature, a été découvert dans le Rhône, en Arles ! C'est une nouvelle extraordinaire parce qu'un tel buste, de César âgé, représente une pièce unique au monde ! La statue date de 46 avant J.C. et a donc été faite de son vivant. Les plongeurs ont également découvert une statue de Neptune en marbre, d'1,80m de hauteur !

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Tu sais à quel point j'aime l'histoire romaine, et en particulier l'effritement de la République, et cette nouvelle me ravit ! J'ai encore un peu de mal à y croire !

Et voilà... J'avais plein de choses à te raconter et cette drôle de nouvelle est venue bousculer tous mes plans... Et je ne sais plus vraiment quoi écrire... Parce qu'embrayer sur les éventails, Cannes ou ce qui reste sur ma shopping list, après César, ça fait doucement ridicule ! L'ennui, c'est que je ne suis pas certaine qu'une note entière sur César te passionne... La dégringolade de la République, le dernier des ambitieux et ses ambiguïtés, voilà qui serait pourtant un beau sujet... !

*****

Mais sans César, la planète tourne toujours ! Je te parlerai de fanfreluches un autre jour, aujourd'hui, je voudrais t'emmener là :

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"Imaginez les colonnes de nuages au pied des arcs-en-ciel, éclatant dans le rugissement perpétuel de la cataracte". Ce sont les mots du docteur Livingstone, le premier occidental à traverser l'Afrique de part en part en 1865, pour décrire les Chutes Victoria, que les indigènes appelaient "les fumées grondantes".

Les Chutes Victoria... Le joyau de l'Afrique australe... La frénésie dantesque du Zambèze nourrit mes rêves depuis la petite enfance... C'est là que je voudrais partir en voyage de noces quand je me marierai... Cette endroit est mythique ! Trois semaines ou un mois, même, quelque part entre la Namibie, l'Afrique du Sud, le Botswana, le Kenya et la Tanzanie... Tous ces pays me fascinent, et je ne parvient pas à me décider pour l'un d'entre eux... La seule escale dont je sois absolument certaine, ce sont les Chutes Victoria... Leur nom suffit à me donner la chair de poule...

Je voudrais un long périple pour découvrir un continent qui a vu les premiers pas de l'humanité... Je voudrais voir ces espaces infinis, cette lumière dorée qui inonde les photographies, la diversité des paysages et l'immensité d'une nature intacte. Moi qui aime tant les vieilles pierres, pour ce voyage-là, je voudrais vraiment découvrir une terre inconnue, qui ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà vu... Et que mon amoureux n'aurait jamais foulée !

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Une grande première fois...

Je voudrais tout voir... Le Cap, pour aller aux confins du monde, le delta de l'Okavongo, entre l'oasis aquatique et le désert, les dunes de la Namibie, et le Kenya, surtout pour le Kilimandjaro et Zanzibar... Mais il faudra choisir...

Avec pour jalons du voyage, ces noms prestigieux, comme figés dans une douce éternité... Le Rovos Rail, pour passer sur le pont, devant les Chutes... Le Royal Livingstone, où le temps n'a plus d'emprise, et où la douceur de vivre atteint tout son sens... 

Et encore quelques années pour y penser...

Mi piace tanto sognare !

04.05.2008

Guardi un po' !

Chose promise, chose due, quelques clichés de la Bretagne... Bonne fin de week-end et/ou de vacances !

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Mon amoureux et moi sur une plage de Carnac ! Le premier jour...
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Les alignements de mégalithes à Carnac.
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Juste à côté du gîte... Le sentier côtier.
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La Côte Sauvage, le long de la presqu'île de Quiberon.
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Le plateau de fruits de mer.
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La citadelle de Port-Louis, du XIVème siècle.
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La petite île de Saint Cado avec sa maison perdue au milieu des flots, la chapelle et l'arc-en-ciel après une violente saucée !
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Le petit port de Saint-Goustant où Benjamin Franklin a séjourné une nuit de 1776 pour laisser passer une tempête avant de rejoindre Nantes puis Versailles où il avait rendez-vous avec Louis XVI.
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L'entrée du Golfe du Morbihan à Locmariaquer.
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La Pointe du Raz, ma troisième pointe européenne après Cabo São Vicente et cabo da Roca au Portugal l'été dernier ! Et Notre-Dame des Naufragés.
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Pont-Aven, le village qui a inspiré Gauguin, où j'ai acheté de délicieuses galettes.
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Et la plage du trou paumé où nous étions, juste à côté d'une crêperie qui a à la fois débuté et clos cette semaine.
Voilà, le petit tour de la Bretagne sud est terminé ! Ciao tutti !!

29.04.2008

I bagagli

Les valises. Pour partir en Bretagne. C'est un cauchemar à préparer. Il faut prendre plusieurs paramètres en considération.

1. Le temps. Incertain. Lunatique. Contrariant. L'an dernier, j'étais en vacances à Saint-Emilion à la même époque et mon homme était en Bretagne. J'ai eu de la flotte, du brouillard et un froid digne des pires journées de décembre 5 jours sur 7. Et il avait 26°C et du soleil. Mais je n'ai pas confiance. Alors dans ma valise il y a deux petits shorts -tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir, non ?!-, trois jeans, une robe... Et un imper. Je pars 7 jours, et alors ?!

2. Le lieu. Un trou paumé, donc. Qui n'apparaît pas sur ma carte de France. Et où même SFR ne passe pas partout. Avec des cochons à côté. Et aussi dedans. Souviens-toi du gros dégoûtant qui sera là, mon cher lectorat. Et compatis... Faut que je l'aime mon homme pour supporter ça... Et dire qu'on a un appartement de famille sur la Côte d'Azur. Quel gâchis franchement ! Mais je ne vais quand même pas sacrifier ma réputation. Dans ma valise, il y a de jolies petites blouses aériennes. Et des gilets.

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3. L'entourage. Outre le gros dégoûtant, il y a des gamins, deux poupouffes en puissance, des femmes-déjà-mères-et-mariées-depuis-longtemps-qui-ne-prennent-plus-vraiment-soin-d'elles, et mon homme. Quand même. Je ne comprendrais jamais pourquoi il s'obstine à aller là-bas... Ah, si, les enfants aiment passer des vacances avec leurs cousins. Et on ne pourrait pas choisir le Lubéron plutôt ? Une villa avec piscine ?! Non ? L'an prochain, c'est moi qui organise. Donc, dans ma valise, il y a une trousse de toilette bien fournie. Avec des produits l'Occitane, pour pallier le manque de Provence... Et une paire de talons. Je fais de la résistance. Il y a bien une ville dans cette région, non ?

4. Les activités. Du sport. Oups, j'ai oublié mes baskets. Ah mais je n'en ai pas, c'est vrai ! Et mes converse ? à la maison, pourquoi ?! Dans ma valise, il n'y a rien qui ressemble de près ou de loin à des affaires de sport.

Oui, je mets de la mauvaise volonté. Mais si j'ai l'air de m'y plaire, on pourrait y retourner... !

Baci !

26.04.2008

Lasciami un messaggio, grazie.

Ce matin, vers 5 heures, je pars pour la Bretagne. Je ne suis pas certaine d'avoir particulièrement envie d'y aller. Mais c'est pour faire plaisir à mon homme et aux enfants. Après de très longs pourparlers.

La Bretagne... Qu'il faut débarraser du souvenir de ce qu'il y a de plus abject sur terre, de plus laid, de plus pathétique, de plus inculte, et de moins recommandable. Grognasse. Son ex. La concentration de tous les défauts de l'humanité.

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Grognasse. À peu de choses près.

Alors, comme dans ma logique de carpe diem, de dolce vita, de quête d'une existence la plus heureuse possible, j'ai décidé de me débarrasser de ces préoccupations devenues infondées avec le temps, qui ne font que me pourrir la vie, et auxquelles je suis bien la seule à donner de l'importance, je vais en Bretagne. Peut-être que ça n'a l'air de rien, mais pour moi, ça demande un effort immense. J'accorde beaucoup trop de crédit au passé de mon amoureux. C'est le revers de la médaille d'être avec quelqu'un de plus âgé.  Et c'est pour arriver à me "guérir" de ça que j'y vais. C'est un premier pas...

Et puis, qui sait ? Si ça se trouve, la Bretagne, ça me plaiera...

Des articles enregistrés ici, toute la semaine, donc aucune excuse pour déserter ce blog ! Mais je ne pourrais ni répondre aux commentaires ni vous faire de petit coucou quotidien... Je serai dans un trou paumé !

Baci a tutti ! Ci vediamo presto !