01.07.2008
Sono felice !
Alors, avant toute chose, il faut que je t'annonce une IMMENSE nouvelle, qui m'emplit vraiment de joie et de soulagement, que j'ai apprise hier, après une après-midi avec la boule dans le ventre... : j'ai ma licence d'histoire... AVEC MENTION BIEN !!!!!! Je suis tellement ravie, heureuse, soulagée... ! Rome a réussi à me faire décompresser après cette année où je n'ai jamais autant travaillé, et les effets n'en sont que décuplés avec cette bonne nouvelle ! Mais l'énorme surprise a été mon résultat à ma micro-recherche sur l'UNESCO en histoire culturelle... 18,5 ! Comme quoi, les passions, ça motive ! Je suis défitivement en vacances, cette année est véritablement achevée et en todo lo alto ! Si, señor !
Je retrouve la vie parisienne. L'effervescence de la ville... C'était très amusant hier après-midi, je suis allée faire un peu les soldes -quand même- et je marchais du même pas qu'à Rome, un peu lent, pour tout bien regarder... Et dans une ville où tout le monde est toujours pressé, ça ne collait pas ! Je me suis fait bousculer dix fois ! Mais maintenant que c'est les vacances, et que je suis à Paris, pourquoi ne pas autant profiter du temps qu'en Italie ?
Les immeubles du sixième que j'aime tant m'ont quand même semblé un peu fades derrière leurs façades blanches toutes sages... ! Il faut que je me désintoxique de Rome ! J'étais perdue dans le Bon Marché, au début, tout me paraissait sans le moindre intérêt... Un tas de bouts de tissus en vrac sur les portants, et bien trop de monde qui parle la même langue que moi au mètre carré ! J'étais paumée ! J'ai juste passé un temps fou devant les sublimes panamas, au rayon homme, dont certains avaient le ruban beige de mes rêves... Je sens que je vais craquer, le mien (trouvé à Nîmes devant les arènes, ma chère Leslie ! ;) ) a rendu l'âme et je ne peux pas passer l'été sans panama...
Il faut être honnête, les magasins parisiens m'ont manqué ! Pas tant que je voulais particulièrement acheter ou consommer, c'est leur présentation qui me manquait, leur classe, leur goût... Près de chez moi, il y avait la via del Governo Vecchio, qui fourmillait de ravissantes vitrines, des jeunes créateurs et des boutiques vintage -dans lesquelles je ne suis même pas entrée... je confesse... et j'assume !!- mais les prix affichés tenaient de la démence ! La moindre robe annonçait 500 euros ! Et il y avait cette enseigne alléchante : Joséphine de Huertas & Co, une robe tout à fait à mon goût dans la devanture... J'entre, juste comme ça. Et là, Paul & Joe Sister, Joseph et d'illustres inconnues mais probablement cousines transalpines de Maje, Sandro et consorts ! En revanche, j'ignorais que survoler le Mont-Blanc donnait une telle plus-value ! Les articles de nos petites marques françaises s'enorgueillissaient de valoir près du double de chez nous ! De la folie douce !
Donc point de shopping à Rome... Juste du léchage de vitrine, surtout dans le coin de Via de' Condotti et via del Babuino... D'autant que Margot m'avait donné rendez-vous devant la boutique Miu Miu, et que, comme j'avais eu la mauvaise idée d'arriver un rien en avance, j'ai eu le temps de baver devant la vitrine... !
Outre les classiques internationaux -et champions d'Europe comme notre chez Zara l'Ibère-, les boutiques abordables ressemblent à des supermarchés ou à des stands de marchés sédentaires. Pas très engageant quand on est 1/ snob, 2/ parisienne, 3/ plutôt attirée par des couleurs douces et des jolies matières... Les boutiques de chaussures sont plus tentantes, mais mes pieds étaient si fatigués et si peu présentables après tant de marche et un oubli de pierre ponce, que je n'osais même pas pousser leur porte !
Enfin, depuis que je suis rentrée, je me suis déjà rattrapée... Hé hé !
Ma questo, vi lo raccontero' domani, Cari !
08:30 Publié dans La vita nell'Università, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : soldes, sorbonne, dolce vita, histoire
29.05.2008
Sono stanca...
Cette semaine est un enfer. Je hais les semaines de révisions, il n'y a rien qui me stresse plus que ça... J'ai huit jours pour constater l'étendue de mon ignorance et que le temps va me manquer pour tout combler. Et le pire, c'est la médiévale. J'adore l'histoire, certes, mais la médiévale est mon cauchemar. Depuis trois jours, je suis dessus et rien ne rentre... J'ai même RECOPIE mes cours (mémoire visuelle...) ! C'est dire !!! Le programme est décousu, trop vaste, trop fouillis et totalement différent entre l'amphi et le TD. Je désespère.
Le pire, c'est que les révisions qui sont "finies", la romaine et la contempo, ne m'ont donné aucun fil à retordre... J'ai avalé ça tranquillement, docilement... Mon petit cerveau a tout aspiré -reste à savoir ce qu'il en restera devant ma copie, mais c'est une autre affaire- et maintenant, il refuse d'entendre raison, il fait de la résistance. La médiévale, je suis allergique, c'est épidermique. Pourtant, le thème était prometteur... "Culture et société politique au XVème siècle"... La naissance des Etats modernes, la charnière entre le Moyen-Age et la suite... Encore des systèmes qui se transforment, qui s'effondrent, qui renaissent, qui s'inventent ! Tout ce que j'aime, en théorie ! Pourtant, c'est décidément indigeste... Et les profs ont eu une légère tendance à penser que nous n'avions que cette matière...

Donc, je fatigue. Hier, j'avais la tête dans un étau toute la journée et mes deux dolipranes n'y ont rien changé. S'est greffé un mal d'oreille inexplicable et un dos en compote d'être -mal- assise toute la journée. Alors, la dolce vita dans tout ça, elle me fait doucement rigoler... ! Je m'ennuie, je me déconcentre sans arrêt, je pense aux vacances avec un air désemparé... Elle sont dans 10 jours exactement et si loin encore, pourtant...
Ce qui est bête, c'est que je ne devrais n'avoir aucun stress. Ma licence, je suis certaine de l'avoir même en ayant 5 à toutes mes épreuves... ! Grâce aux savants calculs du contrôle continu et des coefficients, tout va bien... Mais ce serait trop simple... Je me suis fixé un challenge, nettement moins évident celui-ci... Et je me mine, je me torture l'esprit à envisager toutes les catastrophes possibles, je me trouve stupide. Et ma mémoire fait une overdose... !
Oh, je vais m'en sortir ! Je m'en sors toujours ! Et vue la "prouesse" (une moyenne générale bien plus haute que ce que j'espérais, compte tenu du contexte, de mes révisions proches de 0 et des sujets plus que tordus dans certaines matières !) que j'ai accomplie au premier semestre, je me dis que plus rien ne peut m'arriver ! Mais alors pourquoi cette angoisse permanente ? Cette boule dans le ventre ?

J'ai toujours considéré mes études avec beaucoup (trop) de solennité... J'ai l'impression que je serais la pire des ratées si j'échouais... À mon stade, on doit frôler la nevrose d'ailleurs... Parce que comme chacun sait, l'échec est relatif, et chez moi, en dessous de 12 (enfin de 13, voire de 14 si je voulais être tout à fait honnête) c'est la fin du monde... Cela peut paraître terriblement présomptueux, mais je t'assure, mon cher lectorat, que je voudrais qu'il en soit autrement ! Je rêve d'être détachée, de bien dormir pendant une semaine d'examens, de ne pas m'en faire... Tu n'imagines pas les larmes que j'ai versées dans ma (encore courte) vie pour des résultats qui ne me satisfaisaient pas... Et compte tenu de ma notion de l'échec, tu te doutes bien qu'il y a eu beaucoup de "fins du monde" dans mon existence ! Ce que j'ai pu en avoir honte, parfois !
Alors pour essayer de me tranquilliser un peu, le programme des trois prochains jour est le suivant : pilates tous les matins, jerricane de thé sur mon bureau, ordi éteint -je le soupçonne d'être la cause de mon mal de crâne- et radio classique en fond sonore... Fenêtre ouverte à la moindre éclaircie, et "Thé vert et jasmin" de l'Occitane pour rafraîchir l'odeur d'une pièce où le cerveau fume... Et fini les cheveux mal peignés sous prétexte que je reste cloîtrée chez moi, ce matin, je me chouchoute pendant une petite demie heure avant de m'y coller... Mais je garde mon jogging tout moelleux et bien ample !!
Enfin, demain, promis, avant le "week-end" (hum !), une note plus positive !
À part ça ? Tutto bene grazie !
07:56 Publié dans La vita nell'Università, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
15.04.2008
Buoni momenti
Mon exposé sur Cicéron est ENFIN terminé, je viens à l'instant d'en imprimer la couverture sur le joli papier gris irisé que j'ai mis une demie heure à choisir chez Gibert et de de le relier... Le vigile s'est même moqué de moi à me voir faire mes allées et venues entre le rayon reliure et le rayon papier... Du coup je lui ai demandé son avis, et il a bien ri... J'espère que l'effort de présentation compensera un éventuel manque d'informations dans le développement ! Demain, je ne rends que mon travail écrit, je ne passerai l'oral que dans trois semaines, parce que nous avons du retard ! Et c'est donc un avant-goût de vacances qui se profile...
Sur la place de la Sorbonne, avant mon dernier cours, je grignotais une part d'Apfelstrudel, achetée à la pâtisserie viennoise de la rue de l'Ecole de Médecine que j'évite soigneusement d'ordinaire pour ne pas acheter un bretzel tiède à chacune de mes déambulations ! C'était délicieux, sous le rayon de soleil...
Et hier soir, j'étais de sortie. Mon amoureux était invité au départ du Tour Auto, sous la verrière du Grand-Palais et je l'ai accompagné... Au programme : sa meilleure amie, qui organisait l'événement avant de devenir son associée et qui avait l'intention de m'expliquer À MOI comment être snob devant ces bijoux de mécanique rétro ! Hum... Du coup, par esprit de contradiction, j'ai entrepris d'immortaliser les engins, avec un air digne, certes, mais novice ! C'était à mourir de rire ! Il se trouve que j'ai un devoir envers mon lectorat, quand même !
Evidemment, il y avait un buffet, du champagne, et les traditionnels piques-assiette... ! Les petis-fours n'étaient pas vraiment exceptionnels, bien trop compliqués à mon goût et je passais plus de temps à inspecter ce qui était embroché sur le ravissant petit pic qu'à avaler... ! Du coup, j'ai surtout bu... Des bulles... Et en reprenant le métro, je me suis cassée la figure dans les escaliers... Toujours aussi digne et avec un éclat de rire qui a raisonné dans toute la station ! Discrétion, quand tu nous tiens... Heureusement que mon amoureux m'a rattrapée parce que sinon, je finissais en morceaux... !
Et j'ai même croisé une vieille connaissance, d'un milieu d'aficion, mais pas celle des voitures. Comprenne qui pourra. C'était une soirée assez amusante et plutôt inhabituelle ! J'ai su en profiter parce que, dans mon entourage, j'en connais qui auraient aimé être à ma place !
Baci a tutti, tesori !
20:32 Publié dans La vita nell'Università, Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note













