16.07.2008
Ritzy pomeriggio e dolce giornata...
08:55 Publié dans Gli amici, Mi piace..., Parigi, amore mio ! | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
11.07.2008
Una giornata di ragazze !
Voilà. La semaine avec les enfants s'est achevée. Le grand a eu un début d'explication avec son père et comme à chaque fois, il ne décide de parler que quand ça ne va vraiment plus. C'est un petit garçon adorable d'ordinaire, et c'était la première fois qu'il se montrait aussi exaspérant avec moi. Cette semaine, il était un ange une heure par jour ! Il fallait profiter de cette heure-là ! Parler lui fait du bien et pendant les quinze jours de vacances à la mer avec son père -et sans moi, je considère qu'ils doivent se retrouver tous les trois, tout comme ça m'a fait un bien fou d'être à Rome seule ou de partir avec ma famille sur la Côte- va probablement lui permettre de vider un peu son sac.
En théorie, dans cette histoire, j'ai le beau rôle. Mon amoureux est divorcé depuis presque cinq ans et je ne suis dans sa vie que depuis trois ans. Je suis arrivée bien après la tempête. Et on a pris tout le temps nécessaire pour que ça se passe bien avec les enfants -petits quand je les ai rencontrés la première fois. Il ne fallait rien brusquer. Surtout avec notre différence d'âge. Je craignais ce qui allait m'arriver ! Et ce fut parfait. Mais les responsabilités que ça implique ressemblent à des montagnes parfois. Il faut parvenir à corriger le tir après les dégâts d'une mère inculte, égoïste et souvent méchante. Et ils ne sont pas à moi. L'éternel problème du juste équilibre. Au début, c'était plus simple avec le grand. Pas de risque d'identification, un rapport sain, des discussions toujours franches. Le petite faisait toujours le parallèle entre sa mère et moi. Piochant chez chacune ce qui l'arrangeait. Maintenant, elle pose beaucoup de questions pour comprendre qu'on soit deux êtres si opposés. Et elle se cherche au milieu de tout ce petit monde. J'ai passé deux journées pleines avec elle cette semaine, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. L'année avait été bien trop chargée.

Mercredi, nous avions organisé une journée de filles. Mais mon homme nous a accompagnées un petit bout de temps. Le grand était avec son cousin, donc aux abonnés absents ! Madeleine à 12h30. Nous voulions affronter "Les soldats de l'éternité" à la Pinacothèque. Pas de réservations, mais un type au téléphone m'a dit que l'heure du déjeuner était creuse. C'est vrai. Pas la moindre attente. Et le prix de l'entrée rivalise avec la Galleria Borghese à Rome !
Quelques soldats gardaient l'entrée. Dès la première salle -l'exposition n'est pas très grande-, le ton est donné. Nous sommes au début de notre ère, dans les prémices de ce qui deviendra l'Empire du milieu. L'armée de terre cuite devait protéger le tombeau de l'empereur Qin, qui craignait de ne plus être en sécurité dans l'au-delà. L'ouvrage est impressionnant. Peu de soldats ont fait le voyage jusqu'à Paris, mais les voir de près est réellement stupéfiant. Il y a également beaucoup d'objets qui accompagnaient l'empereur dans sa tombe, des pièces de monnaie, de vases "plus vieux que les Romains" comme l'a parfaitement résumé la petite, des cloches rituelles, des armes. Et les soldats nous saluent à nouveau dans la dernière salle, un échantillon des différents grades et fonctions. Ces quelques hommes de terre sont déjà époustouflants et il me tarde d'aller un jour à Xi'an les voir en vrai... Ma mère y était quelques jours avant ma naissance, et j'ai longtemps porté un petit gilet de soie rebrodée qu'elle avait acheté là-bas. Il faut donc que j'y "retourne" !

Après un déjeuner rapide, mon amoureux retournait travailler et notre journée de filles commençait. J'avais promis à la puce une paire de chaussures pour l'été si elle travaillait bien -le challenge était six A en trois semaines. Au début, ce devait être des ballerines chez Zara qui se sont révélées introuvables. Elle m'a alors bien fait comprendre qu'elle n'aurait aucun problème à oublier les ballerines puisque mes tropéziennes argentées lui plaisaient bien ! Direction la rue Saint-Placide dans le sixième. Essayage. Coup de foudre confirmé. Emballage. Et énorme bisou à la sortie ! Et elle dissertait sur ses nouvelles sandales, qu'on serait assorties, que ça irait drôlement bien avec les petites blouses que nous avions achetées il n'y a pas si longtemps, qu'elle serait la plus jolie à la plage !
Je pensais qu'elle serait fatiguée après tout ça. Et avant même que la question "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" ne se pose, elle se plante devant moi et elle dit "On avait dit qu'on irait voir les Parisiennes, on a le temps ?". Certo, carina mia ! Direction le Marais. Dans la rue Sévigné, avant le musée Carnavalet, la boutique Brontibay, et j'avais repéré sur Internet une pochette imprimée parfaite pour le mariage. L'occasion de la voir en vrai. Et de l'acheter.

L'expo des Parisiennes de Kiraz est un enchantement. Ce sont les planches originales bien sûr, et on peut voir les corrections que l'artiste a apportées. On a beaucoup ri. Parfois, certaines vignettes étaient un peu compliquées pour la petite, mais avec deux ou trois phrases d'explication, l'affaire était réglée. Mises à part les toutes dernières planches en anglais, il n'y a rien de vulgaire. Et elle s'est amusée à commenter les vêtements, les voitures des années 1970 -"y'en a plus des comme ça aujourd'hui !"-, les visages... Elle était toute fière de constater que toutes les Parisiennes étaient très belles ! Nous avons vraiment pris le temps de tout lire, d'autant qu'il n'y avait pas foule... La seule petite déception était la boutique de souvenirs. Ils n'y vendent qu'un catalogue et trois affiches, pas du tout des plus jolies ou des plus drôles.
Et lorsque nous avons retrouvé mon homme, le premier commentaire de la petite à son père a été "C'était trop bien les Parisiennes", et de se dépêcher ensuite de déballer ses sandales !
Ci vediamo ! Baci !
10:03 Publié dans L'arte, Parigi, amore mio !, Sono io..., Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kiraz, paris, tropéziennes, dolce vita, brontibay
09.07.2008
Cosa faccio ?
Depuis lundi, je m'occupe comme je peux des enfants de mon homme. Normalement, ce sont des moments formidables, toujours pleins de joie. Mais là, grâce à leur Grognasse de mère (et pour des raisons que je n'évoquerai pas ici, mais qui les touchent au premier chef), ils sont déprimés, tristes et pour l'aîné, passablement insupportable. Je le connais, c'est le seul moyen qu'il a trouvé pour nous faire comprendre que quelque chose clochait.
Alors j'essaie de leur changer les idées. De leur montrer du pays... Pendant ces quelques jours où nous sommes tous ensemble. Mais j'ai parfois un peu l'impression d'être un punching ball sur pattes et de devoir encaisser les conséquences d'événements sur lesquels je n'ai aucune prise... Dur. Du coup, je me sens un peu perdue... Est-ce qu'après l'emménagement commun, en septembre, le quotidien ressemblera à ça ? Enfin. Quelques interrogations en perspective.

Lundi, nous sommes allés au Musée Guimet. La petite était enchantée. Le grand ne voulait que faire du shopping chez American Apparel. C'est fou ce que la 6ème et une mère idiote peuvent vous changer un gamin. Le Musée Guimet l'ennuyait parce qu'"il n'y a rien de connu dedans". Il y avait un peu de queue pour entrer à cause de la sécurité. Soupe à la grimace. Heureusement, le Musée Guimet est prévoyant, et a élaboré des petits livrets pour les enfants, très didactiques et bourrés de jeux. Ouf ! Comme les espaces sont magnifiquement agencés, la visite fut très agréable, surtout pour la petite qui me montrait sans cesse des dieux avec mille bras, des serpents à 7 têtes, de la vaisselle "plus jolie qu'à la maison" ou des statuettes chinoises de danseuses et de musiciennes. Elle était aux anges. Sans parler des dessins chinois et japonais qui l'ont transportée. Pour éviter d'entretenir un agacement chronique, je ne mentionnerai pas l'attitude de l'aîné. Pour me consoler, je peux me dire que c'est passager et que les vacances avec son père vont nous rendre notre petit M. adoré et gentil et toujours intéressé par ce qui l'entoure.

Hier, le cousin germain des enfants est arrivé à la maison pour quelques jours, et les deux garçons restent ensemble. La petite et moi nous sommes organisées deux journées de filles ! Hier, nous sommes allées ensemble au marché Saint Pierre, choisir du tissu pour les étagères de la cuisine. Et c'est vers un adorable liberty que notre choix s'est porté. À l'unanimité ! Puis nous sommes parties faire l'ascension de Montmartre. La puce ne connaissait pas et ça faisait des années que je n'y étais pas venue. Après les grands escaliers, nous nous sommes engouffrées dans des petites rues bondées de touristes, sommes restées longtemps à admirer la vue sur Paris, et avons même acheté un magnet pour le frigo et un porte-clef pour mon amoureux. Comme de vraies touristes. Et pour redescendre, nous avons joué les flemmardes et pris le funiculaire !
La journée s'est achevée sur un bon goûter. Et elle m'a même gratifiée d'un "Tu sais, ça va mieux !".
Et aujourd'hui, nous allons défier l'armée enterrée de Xian, à la Pinacothèque de Paris... !
Ciao tutti !
09:51 Publié dans Le passegiatte, Parigi, amore mio !, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : paris, histoire, montmartre, musée
07.07.2008
Dolci momenti...
Un dimanche de bloggeuses que j'attendais avec impatience. Et un programme enthousiasmant ! Je retrouvais d'abord Princesse Audrey momentanément exilée à Paris, Petite Marquise et Fée Clochette. Cela faisait bien longtemps que nous essayions d'organiser ces moments ensemble et l'idée d'un pique-nique dans les jardins du Luxembourg nous a semblé idéale. Et hier, le temps était clément pour que nous profitions de cette jolie journée.
Le rendez-vous était fixé à 13h, et il a fallu que j'arrive quelques minutes en retard... ! Mes trois accolytes étaient resplendissantes devant les grilles du jardin... Nous nous sommes installées autour d'un banc qui devait nous servir de table et avons déballé nos trésors. Le pique-nique prenait des airs de déjeuner gastronomique ! Petite Marquise est un vrai cordon bleu et elle nous avait préparé une succulente quiche provençale et un délicieux taboulé -et Dieu sait qu'il était délicieux puisque normalement, je n'aime pas ça et que là, j'en ai même repris un peu !- et elle avait pensé à un petit plaisir du sud, une "olivade à la tomates" sur du pain au noix... J'en salive encore ! La Fée Clochette nous réservait une belle surprise : du champagne ! Et sans la moindre concertation, j'avais apporté des coupes en plastique parce que je n'avais plus de gobelets chez moi ! La meilleure amie d'Audrey nous a rejoint juste à temps pour boire quelques bulles ! Et en dessert, une salade de pêches maison, et des fruits rouges... !
À force de papotage intensif, nous n'avons pas vu passé l'heure et nous sommes arrivées un peu en retard chez Ladurée où toutes les filles du goûter nous attendaient déjà ! C'est le ventre plein que nous avons pris place à cette immense tablée... Et les cinq gourmandes du déjeuner n'ont pris que du thé -pour commencer...- ! Les conversations ont débuté avec entrain, je retrouvais Leslie et Mlle ACB, j'ai rencontré Petite Fleur et Agathe... Le reste de la table était trop loin pour discuter, mais les occasions d'échanger n'ont pas manqué tout au long du goûter. Fée Clochette s'est laissé tenter par un Croustillant d'abricots et Audrey par "son" Ispahan. Moi rien. Tous mes gâteaux préférés manquaient à l'appel. J'ai ensuite pu un peu discuter avec Lili 1407 et Oopsgal, et en sortant de chez Ladurée, sur le chemin du Luxembourg où nous sommes retournées, j'ai pu papoté avec l'adorable Eré... Il n'y a qu'avec Dandelilion et Roxychou que je n'ai hélas pas pu échangé. Mais ce sera pour une prochaine occasion.
Ces goûters sont toujours de bons moments, et notre assemblée faisait l'effet d'une grande réunion de famille, sous la verrière du prestigieux salon de thé, en plein milieu ! C'était très amusant ! J'ai passé une après-midi délicieuse, d'abord avec mes trois amies chéries, puis en découvrant plein de nouvelles têtes ! J'aimerais de tels dimanches plus souvent !
La journée n'était pas tout à fait finie pour moi puisqu'après j'allais au théâtre... Mais tu sauras tout dans un prochain épisode, mon cher lectorat !
Ciao !
10:03 Publié dans Gli amici, Mi piace..., Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ladurée, dolce vita, champagne, saint-germain des prés, luxembourg
01.07.2008
Sono felice !
Alors, avant toute chose, il faut que je t'annonce une IMMENSE nouvelle, qui m'emplit vraiment de joie et de soulagement, que j'ai apprise hier, après une après-midi avec la boule dans le ventre... : j'ai ma licence d'histoire... AVEC MENTION BIEN !!!!!! Je suis tellement ravie, heureuse, soulagée... ! Rome a réussi à me faire décompresser après cette année où je n'ai jamais autant travaillé, et les effets n'en sont que décuplés avec cette bonne nouvelle ! Mais l'énorme surprise a été mon résultat à ma micro-recherche sur l'UNESCO en histoire culturelle... 18,5 ! Comme quoi, les passions, ça motive ! Je suis défitivement en vacances, cette année est véritablement achevée et en todo lo alto ! Si, señor !
Je retrouve la vie parisienne. L'effervescence de la ville... C'était très amusant hier après-midi, je suis allée faire un peu les soldes -quand même- et je marchais du même pas qu'à Rome, un peu lent, pour tout bien regarder... Et dans une ville où tout le monde est toujours pressé, ça ne collait pas ! Je me suis fait bousculer dix fois ! Mais maintenant que c'est les vacances, et que je suis à Paris, pourquoi ne pas autant profiter du temps qu'en Italie ?
Les immeubles du sixième que j'aime tant m'ont quand même semblé un peu fades derrière leurs façades blanches toutes sages... ! Il faut que je me désintoxique de Rome ! J'étais perdue dans le Bon Marché, au début, tout me paraissait sans le moindre intérêt... Un tas de bouts de tissus en vrac sur les portants, et bien trop de monde qui parle la même langue que moi au mètre carré ! J'étais paumée ! J'ai juste passé un temps fou devant les sublimes panamas, au rayon homme, dont certains avaient le ruban beige de mes rêves... Je sens que je vais craquer, le mien (trouvé à Nîmes devant les arènes, ma chère Leslie ! ;) ) a rendu l'âme et je ne peux pas passer l'été sans panama...
Il faut être honnête, les magasins parisiens m'ont manqué ! Pas tant que je voulais particulièrement acheter ou consommer, c'est leur présentation qui me manquait, leur classe, leur goût... Près de chez moi, il y avait la via del Governo Vecchio, qui fourmillait de ravissantes vitrines, des jeunes créateurs et des boutiques vintage -dans lesquelles je ne suis même pas entrée... je confesse... et j'assume !!- mais les prix affichés tenaient de la démence ! La moindre robe annonçait 500 euros ! Et il y avait cette enseigne alléchante : Joséphine de Huertas & Co, une robe tout à fait à mon goût dans la devanture... J'entre, juste comme ça. Et là, Paul & Joe Sister, Joseph et d'illustres inconnues mais probablement cousines transalpines de Maje, Sandro et consorts ! En revanche, j'ignorais que survoler le Mont-Blanc donnait une telle plus-value ! Les articles de nos petites marques françaises s'enorgueillissaient de valoir près du double de chez nous ! De la folie douce !
Donc point de shopping à Rome... Juste du léchage de vitrine, surtout dans le coin de Via de' Condotti et via del Babuino... D'autant que Margot m'avait donné rendez-vous devant la boutique Miu Miu, et que, comme j'avais eu la mauvaise idée d'arriver un rien en avance, j'ai eu le temps de baver devant la vitrine... !
Outre les classiques internationaux -et champions d'Europe comme notre chez Zara l'Ibère-, les boutiques abordables ressemblent à des supermarchés ou à des stands de marchés sédentaires. Pas très engageant quand on est 1/ snob, 2/ parisienne, 3/ plutôt attirée par des couleurs douces et des jolies matières... Les boutiques de chaussures sont plus tentantes, mais mes pieds étaient si fatigués et si peu présentables après tant de marche et un oubli de pierre ponce, que je n'osais même pas pousser leur porte !
Enfin, depuis que je suis rentrée, je me suis déjà rattrapée... Hé hé !
Ma questo, vi lo raccontero' domani, Cari !
08:30 Publié dans La vita nell'Università, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : soldes, sorbonne, dolce vita, histoire
29.06.2008
Ciao Roma...
Voilà, je suis rentrée... Un peu assomée par ces quinze jours... Et triste que ce soit fini... J'aurais tellement préféré que mon amoureux me rejoigne là-bas et y passer encore quelques semaines... Au décollage, j'ai même versé une petite larme...
Merci pour tous vos adorables commentaires quand j'étais à Rome, pour vos visites, pour avoir supporté ces notes tapées sur un clavier italien que je ne maîtrisais pas du tout ! Et merci d'avoir partagé tout ça, de m'avoir suivie là-bas ! C'était agréable de tenir ce journal de bord ! Le périple n'est pas tout à fait fini puisque j'ai environ 400 photos qui attendent d'être admirées ! mais comme je n'ai pas envie de vous abreuver, de vus saoûler de photos, on va y aller tranquillement, au fil de balades imaginaires... Et à Paris, plein de choses m'attendent puisque les soldes n'ont pas encore commencé pour moi... !!
J'ai l'impression d'être en cellule de dégrisement... C'est étrange de se dire qu'il va falloir retrouver un rythme de vie un peu plus normal ! Et de ne pas voir des façades orangées le matin en ouvrant la fenêtre !
Je n'avais pas du tout envie de rentrer... Il me restait tant de choses à faire encore sur place... Et les opéras de plein air qui vont commencer... C'est comme si je m'étais gavée de culture pendant deux semaines, comme une gloutonne ! Et sans le moindre état d'âme en plus !
Alors voilà... Je suis rentrée à Paris... La tête bourrée d'images... J'aurais eu la coupure dont j'avais besoin après cette année chargée et avant beaucoup de nouveautés dans ma vie, ce fut mille fois mieux que ce que j'avais imaginé.. J'appréhendais la solitude mais en même temps, je la cherchais... Et j'ai vraiment profité de cette liberté folle à Rome, j'ai marché comme jamais, j'ai englouti la ville à en faire une indigestion...
Hier matin, je suis sortie de l'appartement dès 8h30 pour trotter une dernière fois dans les rues de "ma" ville, mais le coeur n'y était plus. Me dire que je regardais le forum pour la dernière fois avant de rentrer me rendait triste. je marchais lentement et sans entrain. Plus tout à fait à Rome et pas encore à Paris... Et je suis restée très longtemps Piazza Navona, assise sur un banc. Une dernière glace chez San Crispino. Une salade... Le bus, la chaleur, le Leonardo Express... L'aéroport... Et un vol retardé d'une heure et demie à cause d'une stupide grève surprise à Paris... Je n'en pouvais plus d'être coincée dans la salle d'embarquement...
Mais le vol m'a récompensée, le ciel était dégagé et j'ai vu une sublime lumière rouge sur le Mont-Blanc... !
Voilà... Sono tornata...
10:16 Publié dans Parigi, amore mio !, Roma, amore mio ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
14.06.2008
La dolce serata...
Une soirée merveilleuse !!! J'ai passé une soirée extraordinaire !
Ce qui restait de mon après-midi a été consacré a la préparation du buffet. J'ai commencé par ce qui était simple : faire chauffer la pizza et les petits fours pour en profiter et ranger mon bureau qui était dans un état indicible ! Lorsque Sandrine, mon amie de la fac, est arrivée pour m'aider, nous nous sommes attelées aux tâches plus pénibles : le rapage du chocolat pour garnir le tiramisu et l' "écrabouillage" en règle de pêches blanches pour obtenir leur jus -pour mes Bellini ! Puis rationnalisation des paquets !
Ensuite, pomponnage.
C'est ma mère qui nous emmenait avec les sacs et les glacières jusqu'au pont et mon amoureux arrivait avec une autre partie des courses -ce n'est pas des lubies d'organisation compliquée, c'est un changement de programme pour cause de belle-mère un chouia intrusive !- mais elle a eu un peu de retard... Imagine mon stress d'arriver après tous les invités !! Sur le trajet, mon téléphone a sonné toutes les deux minutes, pour jouer aux GPS, essayer de rassembler les troupes -tout le monde ou presque était sur le pont mais personne ensemble !- ou rassurer à propos de la météo.
Une fois tous les paquets descendus sur le quai et la table dressée... Une goutte... Puis deux... Une averse !! Mes amis disent que j'ai un problème avec l'eau pour mes anniversaires, c'est vrai ! Entre alerte à la vague, orage aussi terrible que soudain ou bataille de ballons remplis d'eau, mes anniversaires sont toujours intrinsèquement liés à la flotte... Il pleuvait quand je suis née ! Donc, nous avons transporté la table toute dressée et les sacs sous le pont, juste au bord de l'arcade pour être protégés sans renifler les odeurs pour le moins douteuses que l'ont peut humer sous un pont parisien !
La soirée a commencé naturellement par le salé, j'essayai de vadrouiller entre les petits groupes mais il y avait tant de mes amis que je n'avais pas vus depuis des lustres que c'était un peu ardu ! Mon petit groupe de confrères historiens faisaient des plaisanteries... d'historiens !! Et je commence à sérieusement m'inquiéter parce que j'en ris ! Mes chères amies bloggeuses se sont retrouvées pour évoquer notre passe-temps, nos rencontres, et la chance que nous avons eue de nous trouver, mes plus vieux amis papotaient entre eux et puis tout ce petit monde a peu à peu fait connaissance et a échangé sous le regard bienveillant d'Henri IV...
Le lieu devient magique au coucher du soleil, et nous avions un cadre de rêves pour ce petit buffet italien sur les rives de la Seine, classées au Patrimoine mondiale, s'il vous plaît ! Le Bellini avait un goût de vacances méditerranéennes et les plats eurent beaucoup de succès !
Avant le dessert, le traditionnel rituel d'ouverture des cadeaux... Et j'ai été encore très gâtée ! (en revanche, peu de photos puisque je n'ai pas eu le temps de les prendre individuellement, et sur celles prises hier, il y a nos visages, or je n'ai pas photoshop pour mettre une petite étoile dessus !)
Pour un petit inventaire à la Prévert, il y avait : le livre sur Rome que je voulais tant, plusieurs romans très éclectiques pour les journées d'été, les deux de Frances Mayes qui étaient sur ma liste, un petit livre sur le splus jolies terrasses de Paris -le but étant de les tester, of course !-, deux ravissantes petits verres-tasses pour le café, LE paillasson "Mon Petit Palais", et on se demande d'où ça vient... Un sublime sautoir qui me hantait depuis le 8 mai crée par des petites mains de fée, un très joli collier estival crée, lui, par les mains habiles d'une maman de Camille, le livre sur la Sicile -en double... !-, du thé Mariage Frères dont un ultra exclusif cueilli qu'une fois l'an, d'adorables boucles d'oreilles et un portefeuille idéal pour les voyages, rouge comme ma Vespa !
Il y eu une tentative de réapprovisionnement en vin rosé par mon meileur ami mais avec un léger détail manquant : le tire-bouchon ! Eh oui, nous n'avions ouvert jusqu'alors que des bouteilles de spumanti !
Le tiramisu a été dévoré dans mon dos pendant que j'ouvrais les paquets du coup les gloutons invités ont été privés de chocolat puis forcés priés d'en manger une deuxième part en bonne et due forme -Sandrine et moi n'avions pas passé l'après-midi à raper du chocolat À L'ECONOME pour rien !!!
Les premiers invités sont partis à cause de la contrainte "métro" puis les sacs sont gentiment remontés jusque sur le quai et la soirée s'est achevée... !
C'était vraiment un moment formidable ! J'ai été ravie de cet anniversaire, de ces moments précieux, pleins de rires, de conversations joyeuses et de gourmandises !
Baci a tutti !
18:13 Publié dans Gli amici, Parigi, amore mio !, Sono io..., Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
09.06.2008
Una colazione reppublicana
Samedi matin, j'aurais pu faire la grasse matinée, rester à comater tranquillement devant un verre de jus d'orange et une émission de déco ou écouter en boucle les infos sur LCI dans un demi sommeil. Mais non. Samedi matin, debout 6h30, plus tôt encore que pour les partiels... Pour un petit-déjeuner offert par la République...
Au Sénat.
Tous les ans, le Sénat organise une journée portes-ouvertes dédiée à l'histoire, et pour la première fois cette année, je pouvais y aller. J'étais invitée au petit-déjeuner débat, à 8h30 tapantes, dans les salons Boffrand, autour du thème "Héritage et sources culturelles de l'Europe". J'avais répondu assez longtemps à l'avance pour être sûre d'avoir encore de la place, un sujet comme celui-ci, je ne pouvais pas le manquer ! Mais j'étais loin de m'attendre à ça... Un vrai petit-déjeuner. Dans le cadre époustouflant du Palais du Luxembourg... Avec des tables dressées comme pour une visite officielle. C'était incroyable ! J'imaginais qu'il y aurait bien plus d'étudiants, puisque nous sommes nombreux à avoir reçu le petit carton d'invitation, mais non. Surtout des professeurs. Et les traditionnels piques-assiette.
Le débat portait donc sur les racines de l'Europe, sur la complexité de son héritage et sur les enjeux qui en découle. C'était intéressant, mais j'ai été un peu déçue par l'attitude des trois historiens présents qui se préoccupaient plus d'asseoir leur réputation en contredisant leurs voisins que de réellement nous faire partager leurs connaissances. Les querelles universitaires semblent infranchissables, parfois.
Ce que j'ignorais, c'est que l'invitation me permettait d'assister à d'autres conférences ! Alors au lieu de repartir du Sénat à 10h, j'y suis restée jusqu'à 13h30 ! C'était fascinant... ! Je suis ensuite allée à la conférence inaugurale donnée par Elie Barnavi -l'ancien ambassadeur d'Israël en France et actuel directeur scientifique du musée de l'Europe- sur le thème de "l'Europe vue d'ailleurs". L'ambassadeur de Slovénie était également présent ainsi que Philippe Richert, vice-président du Sénat. Christian Poncelet ne devait nous rejoindre que plus tard.
Le niveau n'était plus le même, Elie Barnavi jouait avec les phrases et oscillait toujours entre sérieux et humour, entre savoir et dérision... J'ai vraiment adoré sa conférence, il a été d'une clarté et d'une finesse peu communes, il a su expliquer les défis de l'Europe et ses faiblesses avec un pragmatisme impressionnant et son propre regard extérieur était extrêmement enrichissant. Il ne faisait pas dans la langue de bois, il disait réellement les craintes qu'il avait pour l'avenir de l'Union et la prudence qu'il faut avoir. Il a défini la notion d'héritage culturel -à mon sens, bien mieux que ne l'avaient fait les intervenants du matin- et a répondu aux questions qui lui étaient posées avec une pédagogie formidable !
La Salle des Conférences où se tenait l'ouverture solennelle est absolument magnifique, même la Galerie d'Apollon du Louvre semble bien sobre à côté ! Du stuck et des boiseries partout, des ors et des fresques, des lustres et des statues... Tout m'émerveillait ! Pour y parvenir, il a fallu traverser deux cours, gravir l'immense escalier d'honneur et traverser deux salons... J'étais comme une gamine, à regarder en l'air, à prendre des photos de travers pour ne pas gêner le passage, à ne plus savoir où il fallait que mes yeux se posent !
J'en ai profité pour acheter le dernier ouvrage d'Elie Barnavi, d'autant que celui-ci était supposé les dédicacer, mais le temps a manqué... Après sa conférence venait la remise de prix du Sénat du Livre d'histoire, que Denis Lacorne a gagné pour son De la religion en Amérique. C'est le président du jury Jean-Noël Jeanneney qui officiait, mais après l'éloquence d'Elie Barnavi, il m'a semblé un peu ennuyeux, trop pompeux aussi... Et un chouia "cireur de pompes" !!
La matinée s'est achevée par un petit tour de la Cour d'Honneur. J'aurais aimé voir l'hémicycle, mais le petit-déjeuner s'est achevé trop tard pour que je me rende à la conférence qui y commençait à 10h. L'année prochaine... Parce que je compte bien y retourner ! J'ai vraiment adoré l'ambiance, le cadre, et l'intelligence des propos que j'ai pu écouter... !
Ciao tutti !
09:59 Publié dans Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sénat, histoire, dolce vita
08.06.2008
Avere tempo
Vendredi, comme prévu, en sortant de mon dernier partiel, je suis allée me délecter de sushis avant de découvrir l'exposition Goya graveur, au Petit-Palais, qui se terminait aujourd'hui... J'ai un faible pour le Petit-Palais, je m'y sens bien... Et commencer les vacances par lui était un pur bonheur.
L'exposition Goya était très réussie, donner la vedette aux gravures de l'artiste était une excellente idée, il y exprime des sentiments plus personnels, il y dénonce les difficultés de son temps, il se moque, il critique, il s'émeut. Ce sont les collections personnelles de deux mécènes qui y étaient présentées, les legs de Dutuit et du couturier Jacques Doucet. L'exposition s'articulait autour de plusieurs thèmes, et progressait dans le temps. La première salle était consacrée à ses inspirations, aux interprétations qu'il a faites d'oeuvres de Tiepolo et de Velasquez... On y retrouve des tableaux aussi célèbres que les Ménines, grandes comme un feuillet A4, et la toute première gravure de Goya, La Fuite en Egypte, un format minuscule et attendrissant, des lignes claires, et encore pleines de timidité.

Viennent ensuite les célèbrissimes Caprices, dans lesquelles l'artiste caricature les moeurs de son temps. J'en connaissais déjà une partie... Certains inspirent un certain dégoût... D'autres amusent et font sourire... Tous sont bourrés de symbole, et j'ai parfois trouvé que les explications manquaient... J'aurais aimé déchiffrer avec un peu plus de précision la signification de certains éléments...
Une petite salle est ensuite dédiée à l'explication du procédé de gravure, permet de distinguer l'eau-forte et la lithographie, et met en évidence les différentes étapes de la création, les plaques de cuivre de tirage, la "presse".
Ensuite, le thème devient plus dur, sur les Désastres de la guerre, contre les armées napoléoniennes... Les traits sont violents, comme pour brosser un portrait de toutes les horreurs que les Espagnols ont subies et exalter aussi leur courageuse résistance. Goya voulait témoigner, ancrer ces douleureux événements dans la mémoire... Cette salle prenait aux tripes et les dessins étaient presque douloureux. Ces gravures sont des prolongements plus poignants et plus immédiats des très célèbres Dos de Mayo et Tres de Mayo.

Les salles suivantes étaient consacrées aux traditions espagnoles et plus précisément à la Tauromachie. Ces dessins sont de véritables encyclopédis illustrées de l'évolution de la corrida, de ses origines -que Goya attribue aux guerriers maures- à sa version presque actuelle. Il présente des personnages aussi célèbres que Pepe Hillo ou Pedro Romero qui ont contribué à codifier ce qui n'était jadis qu'une pratique de chasse avant de devenir un "sport" aristocratique.
Enfin, la dernière salle strictement consacrée aux oeuvres de Goya présentait des eaux-fortes totalement inconnues, les Disparates, des représentations oniriques et/ou fantastiques. On ouvrait une porte sur l'imaginaire le plus profond de l'artiste, sur ses fantômes et ses craintes. C'était très impressionnant !
L'ultime salle de l'exposition mettait en scène les artistes de la fin du XIXème siècle qui eux aussi s'étaient essayés aux eaux-fortes en s'inspirant de l'illustre peintre espagnol, et Delacroix y était particulièrement bien représenté.
Goya est un de mes peintres préférés, ses tableaux au Prado m'avaient émue aux larmes la première fois que je les avaient vus... Et me retrouver en tête-à-tête avec lui pour le premier jour de mes vacances, c'était extraordinaire...
Baci a tutti !
20:20 Publié dans L'arte, Parigi, amore mio !, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : sushis, petit palais, dolce vita, goya
19.05.2008
Il Piccolo Palazzo
Dimanche. Une matinée à se remettre d'une semaine éprouvante et d'un samedi marqué par une contrariété "grognassante" et une soirée foot forcée... !
Dimanche, donc. Entre petit-déjeuner 5* préparé avec amour par mon homme -j'aurais dû prendre une photo de la table... Tartines, fruits, bacon et oeufs à la coque... !- et émissions "art de vivre" sur Paris Première, il y avait de quoi démarrer une journée idéale en douceur. Nous avions prévu une balade à Paris, et hésitions encore entre Musée Rodin et Petit Palais. Mais le Musée Rodin avec un temps incertain, cela n'a plus de sens. Ce fut donc le Petit Palais, dont je n'avais encore jamais visité les collections permanentes, mise à part la salle Art Déco. Au départ, nous avions pensé visiter l'expo "Goya graveur". J'adore Goya. Et je te recommande très très vivement le film que lui avait consacré Carlos Saura il y a quelques années, un véritable chef-d'oeuvre.
L'ennui, c'est que nous n'avions plus un centime de liquide et que la machine à carte bleue était en panne. Donc, nous nous sommes consolés avec les collections permanentes, et gratuites. J'ignorais tout des oeuvres qu'abrite le Petit Palais. Quand je me suis retrouvée nez à nez avec un magnifique Monet, aux accents d'Impression soleil levant, j'ai été toute émue... Mettez-moi un soleil orange au milieu d'un tableau, et vous ferez mon bonheur ! Mon amoureux et moi sommes restés quelques instants devant ce paysage envoûtant... Il y a quelque chose entre Monet et nous... ! Déjà, à la Royal Academy, à Londres, nous étions restés en extase devant un Monet incroyable...
Le Petit Palais est un musée très agréable pour déambuler comme dans une maison inconnue dont nous aurions les clefs... Les pièces dédiées à l'art sous Louis XV et Louis XVi sont également très intéressantes, avec des meubles échappés des Antiquaires du Louvres et des porcelaines colorées comme des friandises. Il y a deux sculptures de Rodin, venu nous faire un clin d'oeil pour nous convaincre d'aller lui rendre visite le plus vite possible, et des tableaux qui m'ont nettement moins plu, de Maurice Denis notamment, plus proches de la pub pour du savon que de l'art... !
La boutique est aussi très inspirante avec sa quantité impressionnante de livres d'art... J'aurais tout acheté ! Mais surtout, j'ai repéré UNE chose que j'achèterai pour fêter mon emménagement avec mon homme, à la rentrée... Un paillasson où il est écrit "Mon Petit Palais" ! C'est si chic et tellement fin, je trouve ! Un peu d'humour à l'entrée de chez soi, ça ne peut pas faire de mal... !
Mais ce que je préfère au Petit Palais, c'est le péristyle et le jardin intérieur... Un régal pour profiter d'un rayon de soleil, le seul de ce dimanche un peu morne... Pour prendre quelques photos et pour apprécier la douceur de vivre...
Notre promenade s'est achevée par une traversée du Pont Alexandre III et une flânerie le long de la Seine... Avant de gagner l'avenue Marceau via la rue François Ier et ses jolies vitrines... !
L'après-midi a ensuite été consacrée à une rationnalisation du voyage en Sicile, pour établir un plan de route intelligent, avec le moins de perte de temps possible, et des étapes dans des villes agréables. Parce que pour l'instant, ce que j'ai pu repérer des hôtels en Sicile, c'est une politique commune : des prix exorbitants, une décoration atroce et des services au compte-goutte. Et comme nous sommes contraints, pour des raisons de vadrouille intensive, de faire des arrêts dans des lieux relativement inintéressants, comme Milazzo, par exemple, d'où partent les ferries pour les îles Eoliennes, il faut ruser... Parce qu'une nuit à 168€ à Milazzo, non ! Mais peu à peu, nous arrivons à un itinéraire satisfaisant...
Et la semaine commence... !
Baci a tutti !
10:09 Publié dans L'arte, Le passegiatte, Parigi, amore mio ! | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : dolce vita, paris













