12.07.2008
Un dolce sabato...
Une semaine rien qu'avec mon amoureux. Ma mère est déjà partie sur la Côte rejoindre le reste de ma famille et je reste une semaine de plus à Paris. Je vais en profiter ! Voici quelques petites choses au programme :
- Voir mes amis que je n'ai pas eu beaucoup le temps de voir pendant l'année... Plusieurs sorties sont déjà prévues, ne serait-ce qu'aujourd'hui, un déjeuner avec mon "Grand-Frère" .
- Flâner dans Paris main dans la main avec mon amoureux.
- Aller voir le feu d'artifice du 14 juillet.
- Poncer les placards de la cuisine pour pouvoir les peindre au retour des vacances.
- Préparer le carnet de voyage de la Sicile.
- Lire "Le goût de Rome" pour entretenir les souvenirs et "Le goût de Palerme" pour me préparer à un probable choc esthétique.

- Réfléchir à des vacances prochaines où nous louerieons une villa en Toscane pour goûter le vie de Frances Mayes et découvrir tous ces endroits que je n'ai pas encore vus, même en y étant allée deux fois !
- Cuisiner plein de petits plats italiens et m'essayer à toutes ces recettes rapportées de Rome.
- Peut-être aller voir l'expo "La Nuit espagnole" au Petit Palais, sur le flamenco... À moins que j'attende le mois d'août ?
- Résister à l'envie de m'acheter une autre paire de tropéziennes avant d'être à quelques encablures du petit port provençal (et sauver mes finances !).
- Faire du pilates tous les jours pour entretenir la ligne obtenue grâce à mes dizaines d'heures de marche dans la Ville éternelle.
- Réexpliquer mille fois notre future décoration !
- Reraconter cent fois mon séjour à Rome... Photos à l'appui !
- Me chouchouter !
Et te faire partager plein de bons moments, mon cher lectorat !
Baci a tutti !
09:44 Publié dans Mi piace sognare, Mi piacerebbe..., Sono io... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
11.07.2008
Una giornata di ragazze !
Voilà. La semaine avec les enfants s'est achevée. Le grand a eu un début d'explication avec son père et comme à chaque fois, il ne décide de parler que quand ça ne va vraiment plus. C'est un petit garçon adorable d'ordinaire, et c'était la première fois qu'il se montrait aussi exaspérant avec moi. Cette semaine, il était un ange une heure par jour ! Il fallait profiter de cette heure-là ! Parler lui fait du bien et pendant les quinze jours de vacances à la mer avec son père -et sans moi, je considère qu'ils doivent se retrouver tous les trois, tout comme ça m'a fait un bien fou d'être à Rome seule ou de partir avec ma famille sur la Côte- va probablement lui permettre de vider un peu son sac.
En théorie, dans cette histoire, j'ai le beau rôle. Mon amoureux est divorcé depuis presque cinq ans et je ne suis dans sa vie que depuis trois ans. Je suis arrivée bien après la tempête. Et on a pris tout le temps nécessaire pour que ça se passe bien avec les enfants -petits quand je les ai rencontrés la première fois. Il ne fallait rien brusquer. Surtout avec notre différence d'âge. Je craignais ce qui allait m'arriver ! Et ce fut parfait. Mais les responsabilités que ça implique ressemblent à des montagnes parfois. Il faut parvenir à corriger le tir après les dégâts d'une mère inculte, égoïste et souvent méchante. Et ils ne sont pas à moi. L'éternel problème du juste équilibre. Au début, c'était plus simple avec le grand. Pas de risque d'identification, un rapport sain, des discussions toujours franches. Le petite faisait toujours le parallèle entre sa mère et moi. Piochant chez chacune ce qui l'arrangeait. Maintenant, elle pose beaucoup de questions pour comprendre qu'on soit deux êtres si opposés. Et elle se cherche au milieu de tout ce petit monde. J'ai passé deux journées pleines avec elle cette semaine, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. L'année avait été bien trop chargée.

Mercredi, nous avions organisé une journée de filles. Mais mon homme nous a accompagnées un petit bout de temps. Le grand était avec son cousin, donc aux abonnés absents ! Madeleine à 12h30. Nous voulions affronter "Les soldats de l'éternité" à la Pinacothèque. Pas de réservations, mais un type au téléphone m'a dit que l'heure du déjeuner était creuse. C'est vrai. Pas la moindre attente. Et le prix de l'entrée rivalise avec la Galleria Borghese à Rome !
Quelques soldats gardaient l'entrée. Dès la première salle -l'exposition n'est pas très grande-, le ton est donné. Nous sommes au début de notre ère, dans les prémices de ce qui deviendra l'Empire du milieu. L'armée de terre cuite devait protéger le tombeau de l'empereur Qin, qui craignait de ne plus être en sécurité dans l'au-delà. L'ouvrage est impressionnant. Peu de soldats ont fait le voyage jusqu'à Paris, mais les voir de près est réellement stupéfiant. Il y a également beaucoup d'objets qui accompagnaient l'empereur dans sa tombe, des pièces de monnaie, de vases "plus vieux que les Romains" comme l'a parfaitement résumé la petite, des cloches rituelles, des armes. Et les soldats nous saluent à nouveau dans la dernière salle, un échantillon des différents grades et fonctions. Ces quelques hommes de terre sont déjà époustouflants et il me tarde d'aller un jour à Xi'an les voir en vrai... Ma mère y était quelques jours avant ma naissance, et j'ai longtemps porté un petit gilet de soie rebrodée qu'elle avait acheté là-bas. Il faut donc que j'y "retourne" !

Après un déjeuner rapide, mon amoureux retournait travailler et notre journée de filles commençait. J'avais promis à la puce une paire de chaussures pour l'été si elle travaillait bien -le challenge était six A en trois semaines. Au début, ce devait être des ballerines chez Zara qui se sont révélées introuvables. Elle m'a alors bien fait comprendre qu'elle n'aurait aucun problème à oublier les ballerines puisque mes tropéziennes argentées lui plaisaient bien ! Direction la rue Saint-Placide dans le sixième. Essayage. Coup de foudre confirmé. Emballage. Et énorme bisou à la sortie ! Et elle dissertait sur ses nouvelles sandales, qu'on serait assorties, que ça irait drôlement bien avec les petites blouses que nous avions achetées il n'y a pas si longtemps, qu'elle serait la plus jolie à la plage !
Je pensais qu'elle serait fatiguée après tout ça. Et avant même que la question "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" ne se pose, elle se plante devant moi et elle dit "On avait dit qu'on irait voir les Parisiennes, on a le temps ?". Certo, carina mia ! Direction le Marais. Dans la rue Sévigné, avant le musée Carnavalet, la boutique Brontibay, et j'avais repéré sur Internet une pochette imprimée parfaite pour le mariage. L'occasion de la voir en vrai. Et de l'acheter.

L'expo des Parisiennes de Kiraz est un enchantement. Ce sont les planches originales bien sûr, et on peut voir les corrections que l'artiste a apportées. On a beaucoup ri. Parfois, certaines vignettes étaient un peu compliquées pour la petite, mais avec deux ou trois phrases d'explication, l'affaire était réglée. Mises à part les toutes dernières planches en anglais, il n'y a rien de vulgaire. Et elle s'est amusée à commenter les vêtements, les voitures des années 1970 -"y'en a plus des comme ça aujourd'hui !"-, les visages... Elle était toute fière de constater que toutes les Parisiennes étaient très belles ! Nous avons vraiment pris le temps de tout lire, d'autant qu'il n'y avait pas foule... La seule petite déception était la boutique de souvenirs. Ils n'y vendent qu'un catalogue et trois affiches, pas du tout des plus jolies ou des plus drôles.
Et lorsque nous avons retrouvé mon homme, le premier commentaire de la petite à son père a été "C'était trop bien les Parisiennes", et de se dépêcher ensuite de déballer ses sandales !
Ci vediamo ! Baci !
10:03 Publié dans L'arte, Parigi, amore mio !, Sono io..., Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : kiraz, paris, tropéziennes, dolce vita, brontibay
09.07.2008
Cosa faccio ?
Depuis lundi, je m'occupe comme je peux des enfants de mon homme. Normalement, ce sont des moments formidables, toujours pleins de joie. Mais là, grâce à leur Grognasse de mère (et pour des raisons que je n'évoquerai pas ici, mais qui les touchent au premier chef), ils sont déprimés, tristes et pour l'aîné, passablement insupportable. Je le connais, c'est le seul moyen qu'il a trouvé pour nous faire comprendre que quelque chose clochait.
Alors j'essaie de leur changer les idées. De leur montrer du pays... Pendant ces quelques jours où nous sommes tous ensemble. Mais j'ai parfois un peu l'impression d'être un punching ball sur pattes et de devoir encaisser les conséquences d'événements sur lesquels je n'ai aucune prise... Dur. Du coup, je me sens un peu perdue... Est-ce qu'après l'emménagement commun, en septembre, le quotidien ressemblera à ça ? Enfin. Quelques interrogations en perspective.

Lundi, nous sommes allés au Musée Guimet. La petite était enchantée. Le grand ne voulait que faire du shopping chez American Apparel. C'est fou ce que la 6ème et une mère idiote peuvent vous changer un gamin. Le Musée Guimet l'ennuyait parce qu'"il n'y a rien de connu dedans". Il y avait un peu de queue pour entrer à cause de la sécurité. Soupe à la grimace. Heureusement, le Musée Guimet est prévoyant, et a élaboré des petits livrets pour les enfants, très didactiques et bourrés de jeux. Ouf ! Comme les espaces sont magnifiquement agencés, la visite fut très agréable, surtout pour la petite qui me montrait sans cesse des dieux avec mille bras, des serpents à 7 têtes, de la vaisselle "plus jolie qu'à la maison" ou des statuettes chinoises de danseuses et de musiciennes. Elle était aux anges. Sans parler des dessins chinois et japonais qui l'ont transportée. Pour éviter d'entretenir un agacement chronique, je ne mentionnerai pas l'attitude de l'aîné. Pour me consoler, je peux me dire que c'est passager et que les vacances avec son père vont nous rendre notre petit M. adoré et gentil et toujours intéressé par ce qui l'entoure.

Hier, le cousin germain des enfants est arrivé à la maison pour quelques jours, et les deux garçons restent ensemble. La petite et moi nous sommes organisées deux journées de filles ! Hier, nous sommes allées ensemble au marché Saint Pierre, choisir du tissu pour les étagères de la cuisine. Et c'est vers un adorable liberty que notre choix s'est porté. À l'unanimité ! Puis nous sommes parties faire l'ascension de Montmartre. La puce ne connaissait pas et ça faisait des années que je n'y étais pas venue. Après les grands escaliers, nous nous sommes engouffrées dans des petites rues bondées de touristes, sommes restées longtemps à admirer la vue sur Paris, et avons même acheté un magnet pour le frigo et un porte-clef pour mon amoureux. Comme de vraies touristes. Et pour redescendre, nous avons joué les flemmardes et pris le funiculaire !
La journée s'est achevée sur un bon goûter. Et elle m'a même gratifiée d'un "Tu sais, ça va mieux !".
Et aujourd'hui, nous allons défier l'armée enterrée de Xian, à la Pinacothèque de Paris... !
Ciao tutti !
09:51 Publié dans Le passegiatte, Parigi, amore mio !, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : paris, histoire, montmartre, musée
15.06.2008
L'avventura romana !
Voilà. C'est le grand jour... Mon avion décolle à 15h25 pour Rome et ma grande aventure commence... ! 15 jours seule dans la ville éternelle, pour en explorer les moindres détails... J'appréhende un peu... Surtout pour l'arrivée. Une foule de questions pratiques me hante !
Mais dès que je serai installée, tout ira bien ! J'habiterai à quelques pas de Piazza Navona et à 50m de l'école où les cours d'italien se dérouleront, le matin. J'aurai des après-midi entières pour visiter la ville ! Il y a tant de choses que je ne connais pas et que je voudrais voir !!
Le voyage à Rome, c'est un mythe, une initiation, presque une entrée en religion... Une constante de la littérature, l'inspiration de toute une vie... J'ai toujours rêvé de pouvoir rester à Rome. Pour m'imprégner de la Ville et de son histoire millénaire qui me fascine depuis l'enfance, quand j'allais visiter le Pont du Gard et que je posais mille questions sur les "gens" qui avaient fait ça... Deux semaines... C'est peu et en même temps, c'est le plus long de mes séjours dans la ville.
J'ai un véritable besoin de coupure. Envie de me retrouver perdue entre mon imagination et la réalité... Envie de marcher sur mes cours d'histoire de cette année. Envie de mettre mes pieds dans ceux des immenses écrivains qui ont immortalisé la ville de leurs mots... Et envie de retrouver ce sentiment de liberté unique qui m'envahit dès que je pose un orteil sur le sol italien... !
J'espère pouvoir partager tout ça avec toi, mon cher lectorat, au jour le jour et poster de temps en temps, j'ai emporté un ordinateur portable pour préparer quelques articles, mais je n'ai pas de connexion wi-fi, il faudra donc attendre un peu que je prenne mes repères et trouve un web-café !
La grande aventure... Je l'ai attendue la moitié de l'année et c'est aujourd'hui... Et mes papillons dans le ventre !
Ciao tutti ! Ci vediamo in Roma !
10:13 Publié dans Il viaggio, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : rome, voyages
14.06.2008
La dolce serata...
Une soirée merveilleuse !!! J'ai passé une soirée extraordinaire !
Ce qui restait de mon après-midi a été consacré a la préparation du buffet. J'ai commencé par ce qui était simple : faire chauffer la pizza et les petits fours pour en profiter et ranger mon bureau qui était dans un état indicible ! Lorsque Sandrine, mon amie de la fac, est arrivée pour m'aider, nous nous sommes attelées aux tâches plus pénibles : le rapage du chocolat pour garnir le tiramisu et l' "écrabouillage" en règle de pêches blanches pour obtenir leur jus -pour mes Bellini ! Puis rationnalisation des paquets !
Ensuite, pomponnage.
C'est ma mère qui nous emmenait avec les sacs et les glacières jusqu'au pont et mon amoureux arrivait avec une autre partie des courses -ce n'est pas des lubies d'organisation compliquée, c'est un changement de programme pour cause de belle-mère un chouia intrusive !- mais elle a eu un peu de retard... Imagine mon stress d'arriver après tous les invités !! Sur le trajet, mon téléphone a sonné toutes les deux minutes, pour jouer aux GPS, essayer de rassembler les troupes -tout le monde ou presque était sur le pont mais personne ensemble !- ou rassurer à propos de la météo.
Une fois tous les paquets descendus sur le quai et la table dressée... Une goutte... Puis deux... Une averse !! Mes amis disent que j'ai un problème avec l'eau pour mes anniversaires, c'est vrai ! Entre alerte à la vague, orage aussi terrible que soudain ou bataille de ballons remplis d'eau, mes anniversaires sont toujours intrinsèquement liés à la flotte... Il pleuvait quand je suis née ! Donc, nous avons transporté la table toute dressée et les sacs sous le pont, juste au bord de l'arcade pour être protégés sans renifler les odeurs pour le moins douteuses que l'ont peut humer sous un pont parisien !
La soirée a commencé naturellement par le salé, j'essayai de vadrouiller entre les petits groupes mais il y avait tant de mes amis que je n'avais pas vus depuis des lustres que c'était un peu ardu ! Mon petit groupe de confrères historiens faisaient des plaisanteries... d'historiens !! Et je commence à sérieusement m'inquiéter parce que j'en ris ! Mes chères amies bloggeuses se sont retrouvées pour évoquer notre passe-temps, nos rencontres, et la chance que nous avons eue de nous trouver, mes plus vieux amis papotaient entre eux et puis tout ce petit monde a peu à peu fait connaissance et a échangé sous le regard bienveillant d'Henri IV...
Le lieu devient magique au coucher du soleil, et nous avions un cadre de rêves pour ce petit buffet italien sur les rives de la Seine, classées au Patrimoine mondiale, s'il vous plaît ! Le Bellini avait un goût de vacances méditerranéennes et les plats eurent beaucoup de succès !
Avant le dessert, le traditionnel rituel d'ouverture des cadeaux... Et j'ai été encore très gâtée ! (en revanche, peu de photos puisque je n'ai pas eu le temps de les prendre individuellement, et sur celles prises hier, il y a nos visages, or je n'ai pas photoshop pour mettre une petite étoile dessus !)
Pour un petit inventaire à la Prévert, il y avait : le livre sur Rome que je voulais tant, plusieurs romans très éclectiques pour les journées d'été, les deux de Frances Mayes qui étaient sur ma liste, un petit livre sur le splus jolies terrasses de Paris -le but étant de les tester, of course !-, deux ravissantes petits verres-tasses pour le café, LE paillasson "Mon Petit Palais", et on se demande d'où ça vient... Un sublime sautoir qui me hantait depuis le 8 mai crée par des petites mains de fée, un très joli collier estival crée, lui, par les mains habiles d'une maman de Camille, le livre sur la Sicile -en double... !-, du thé Mariage Frères dont un ultra exclusif cueilli qu'une fois l'an, d'adorables boucles d'oreilles et un portefeuille idéal pour les voyages, rouge comme ma Vespa !
Il y eu une tentative de réapprovisionnement en vin rosé par mon meileur ami mais avec un léger détail manquant : le tire-bouchon ! Eh oui, nous n'avions ouvert jusqu'alors que des bouteilles de spumanti !
Le tiramisu a été dévoré dans mon dos pendant que j'ouvrais les paquets du coup les gloutons invités ont été privés de chocolat puis forcés priés d'en manger une deuxième part en bonne et due forme -Sandrine et moi n'avions pas passé l'après-midi à raper du chocolat À L'ECONOME pour rien !!!
Les premiers invités sont partis à cause de la contrainte "métro" puis les sacs sont gentiment remontés jusque sur le quai et la soirée s'est achevée... !
C'était vraiment un moment formidable ! J'ai été ravie de cet anniversaire, de ces moments précieux, pleins de rires, de conversations joyeuses et de gourmandises !
Baci a tutti !
18:13 Publié dans Gli amici, Parigi, amore mio !, Sono io..., Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11.06.2008
Oggi...
- Comme le nom de ma chère montre*,
- Comme ce jeu de dés idiot dont je ne comprendrai jamais les règles**,
- Comme le huitième nombre de Fibonacci,
- Comme le jour des changements de saison,
- Comme l'autre nom du black-jack,
- Comme le siècle dans lequel nous vivons,
- Comme le nom de l'avion piloté par Gustave Whitehead qui a décollé le 14 août 1901,
- Comme le nombre de coups de canon tirés depuis les Invalides lors de la passation de pouvoirs entre deux présidents de la République,
- Comme le titre d'une chanson des Cranberries,
- Comme l'adresse de Chanel, rue Cambon,
- Comme le département français de la Côte-d'Or,
- Comme l'année qui vit l'édification du Pont de Tibère, à Rimini,
- Et comme l'année, avant 0, qui vit la publication du premier volume des Epîtres d'Horace,
- Comme le nombre total de points sur un dé cubique classique,
- Comme le nombre d'années de mariage pour les noces d'Opale,
- Comme le nom de l'autoroute qui relie Lens à Douai,
- Comme l'ordre minimal de la quadrature parfaite du carré,
- Comme le nom d'une agence immobilière...
- Et comme celui d'un magasin ultra-célèbre de New York,
- Comme l'amendement qui mit fin à la Prohibition aux Etats-Unis,
- Comme le nombre de choses parfaitement inutiles dans cette liste...
J'ai 21 ans aujourd'hui !
* la 21 Must, ** le 4-21
00:02 Publié dans Sono io... | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
10.06.2008
Le vacanze, avevo detto ?!
Ma semaine est surchargée ! C'est incroyable ! Je n'ai plus une minute de libre ou presque ! Dans un planning déjà bien plein, j'ai dû réussir à caser des cours intensifs d'espagnol ! Entre réunions de master, anniversaire, déjeuners de fin d'année, préparatifs pour une petite soirée et pour le départ à Rome ! Arghh !!!
Enfin, hier j'ai eu le temps de m'acheter des tropéziennes argentées à... 20€ ! Toutes en cuir, dans une boutique de la rue du Faubourg Saint-Honoré, à quelques pas de Saint-Philippe du Roule ! Il aurait été difficile de ne pas craquer ! Dans les jours qui viennent, donc, il faudrait... :

- Ranger mon bureau, on dirait Tchnérnobyl, il y a des papiers et des livres partout, des pochettes mal fermées et des chaussures qui traînent... Une catastrophe...
- Aller à ces fichues réunions de master... Pourquoi faut-il que ce soit le matin ?!
- Investir dans des romans amusants et stimulants pour occuper mes interminables allers-retours en RER...
- Dormir pour ne plus ressembler à un panda... Ce premier week-end de vacances n'a pas du tout été reposant...
- Préparer ma valise pour Rome, raisonner avec pragmatisme, ne pas emporter trop de choses pour rapporter des nouveautés...
- Trouver une tenue correcte pour ma petite fête de vendredi... Et croiser les doigts pour qu'il fasse beau !
- Reprendre le pilates que j'ai un peu laissé de côté pendant les partiels.
- Terminer l'organisation des vacances du mois d'août. La partie espagnole du voyage est réglée, mais il me manque encore l'hébergement en Sicile.
- Trouver le temps de faire tous mes exercices d'italien pour me préparer au petit test d'entrée qui détermine le groupe de niveau pour ne pas m'ennuyer les quinze jours qui suivent.
- Potasser les guides, répertorier les bonnes adresses.
- Prendre un peu de temps pour me promener dans Paris.
- Ne pas commencer à stresser pour des broutilles (ma spécialité).
- Et trouver le temps d'écrire des choses un peu plus intéressantes ici !
Una bella giornata ! Baci a tutti !
08:00 Publié dans Ancora una lista, I miei piedi, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : spartiates, tropeziennes
29.05.2008
Sono stanca...
Cette semaine est un enfer. Je hais les semaines de révisions, il n'y a rien qui me stresse plus que ça... J'ai huit jours pour constater l'étendue de mon ignorance et que le temps va me manquer pour tout combler. Et le pire, c'est la médiévale. J'adore l'histoire, certes, mais la médiévale est mon cauchemar. Depuis trois jours, je suis dessus et rien ne rentre... J'ai même RECOPIE mes cours (mémoire visuelle...) ! C'est dire !!! Le programme est décousu, trop vaste, trop fouillis et totalement différent entre l'amphi et le TD. Je désespère.
Le pire, c'est que les révisions qui sont "finies", la romaine et la contempo, ne m'ont donné aucun fil à retordre... J'ai avalé ça tranquillement, docilement... Mon petit cerveau a tout aspiré -reste à savoir ce qu'il en restera devant ma copie, mais c'est une autre affaire- et maintenant, il refuse d'entendre raison, il fait de la résistance. La médiévale, je suis allergique, c'est épidermique. Pourtant, le thème était prometteur... "Culture et société politique au XVème siècle"... La naissance des Etats modernes, la charnière entre le Moyen-Age et la suite... Encore des systèmes qui se transforment, qui s'effondrent, qui renaissent, qui s'inventent ! Tout ce que j'aime, en théorie ! Pourtant, c'est décidément indigeste... Et les profs ont eu une légère tendance à penser que nous n'avions que cette matière...

Donc, je fatigue. Hier, j'avais la tête dans un étau toute la journée et mes deux dolipranes n'y ont rien changé. S'est greffé un mal d'oreille inexplicable et un dos en compote d'être -mal- assise toute la journée. Alors, la dolce vita dans tout ça, elle me fait doucement rigoler... ! Je m'ennuie, je me déconcentre sans arrêt, je pense aux vacances avec un air désemparé... Elle sont dans 10 jours exactement et si loin encore, pourtant...
Ce qui est bête, c'est que je ne devrais n'avoir aucun stress. Ma licence, je suis certaine de l'avoir même en ayant 5 à toutes mes épreuves... ! Grâce aux savants calculs du contrôle continu et des coefficients, tout va bien... Mais ce serait trop simple... Je me suis fixé un challenge, nettement moins évident celui-ci... Et je me mine, je me torture l'esprit à envisager toutes les catastrophes possibles, je me trouve stupide. Et ma mémoire fait une overdose... !
Oh, je vais m'en sortir ! Je m'en sors toujours ! Et vue la "prouesse" (une moyenne générale bien plus haute que ce que j'espérais, compte tenu du contexte, de mes révisions proches de 0 et des sujets plus que tordus dans certaines matières !) que j'ai accomplie au premier semestre, je me dis que plus rien ne peut m'arriver ! Mais alors pourquoi cette angoisse permanente ? Cette boule dans le ventre ?

J'ai toujours considéré mes études avec beaucoup (trop) de solennité... J'ai l'impression que je serais la pire des ratées si j'échouais... À mon stade, on doit frôler la nevrose d'ailleurs... Parce que comme chacun sait, l'échec est relatif, et chez moi, en dessous de 12 (enfin de 13, voire de 14 si je voulais être tout à fait honnête) c'est la fin du monde... Cela peut paraître terriblement présomptueux, mais je t'assure, mon cher lectorat, que je voudrais qu'il en soit autrement ! Je rêve d'être détachée, de bien dormir pendant une semaine d'examens, de ne pas m'en faire... Tu n'imagines pas les larmes que j'ai versées dans ma (encore courte) vie pour des résultats qui ne me satisfaisaient pas... Et compte tenu de ma notion de l'échec, tu te doutes bien qu'il y a eu beaucoup de "fins du monde" dans mon existence ! Ce que j'ai pu en avoir honte, parfois !
Alors pour essayer de me tranquilliser un peu, le programme des trois prochains jour est le suivant : pilates tous les matins, jerricane de thé sur mon bureau, ordi éteint -je le soupçonne d'être la cause de mon mal de crâne- et radio classique en fond sonore... Fenêtre ouverte à la moindre éclaircie, et "Thé vert et jasmin" de l'Occitane pour rafraîchir l'odeur d'une pièce où le cerveau fume... Et fini les cheveux mal peignés sous prétexte que je reste cloîtrée chez moi, ce matin, je me chouchoute pendant une petite demie heure avant de m'y coller... Mais je garde mon jogging tout moelleux et bien ample !!
Enfin, demain, promis, avant le "week-end" (hum !), une note plus positive !
À part ça ? Tutto bene grazie !
07:56 Publié dans La vita nell'Università, Sono io... | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20.05.2008
La mia casa
C'est ma dernière semaine de cours. Après, j'entame une semaine consacrée aux révisions puis les partiels... Et la libération, le 6 juin à midi... Alors comme ma vie risque d'être d'un ennui mortel dans les trois semaines à venir, que je n'aurai guère le temps de sortir et encore moins de faire du shopping, il va falloir se renouveller un peu ici ! J'ai songé à plusieurs petits articles, des balades surtout, quelques découvertes... Je t'emmènerai sûrement en Toscane bientôt, à Venise, si tu es sage, sur la Côte Amalfitaine et nous ferons une escale à Portofino pour saluer la prochaine sortie chez Dior d'un parfum qui portera ce nom...
Mais pour commencer, j'ai décidé de t'emmener en voyage chez moi, de te présenter ce qui m'entoure immédiatement, ce qui m'inspire... Mon bureau... Où je passe d'interminables heures et où je risque de rester enfermée dans les prochaines semaines... Tu l'auras compris, il va falloir meubler, ici... !
J'ai la chance d'avoir un bureau séparé de ma chambre. C'est l'avantage de vivre encore un peu chez maman (je suis une gamine, n'est-ce pas ?!) et j'en profite, parce que quand je serai avec mon amoureux, mon bureau va se retrouver au milieu du salon... Je caricature à peine ! Je l'ai voulu espagnol, rouge profond, sombre, et avec une foule d'objets et de livres qui s'entassent, un joyeux fouillis, des souvenirs, des dessins, un piano, un canapé très abîmé et une très grande table en verre et fer forgé, que je n'ai pas prise en photo pour ne pas être décrédibilisée à vie du fait du bazar sans nom qui la jonche...
Mon bureau, c'est ma bulle de solitude, et perdre ce luxe-là, c'est ce qui me fait le plus peur avant de déménager... Je peux devenir tyrannique si on me dérange quand je travaille, j'ai horreur qu'il y ait du bruit autre que la musique, et je ne supporte pas de sentir des "gens" autour de moi quand j'essaie de me concentrer... Dans mon bureau, je peux déambuler en me récitant ce que je viens de réviser, je n'ai de comptes à rendre à personne, la corbeille peut déborder pendant quelques jours avant que je daigne la vider, et le tas de classeurs, là, parterre, oui, c'est normal.
Mon bureau, c'est aussi ma bibliothèque. Les livres sont mes trésors, je les aime, les traite avec solennité, les regarde pour me rassurer, ils sont comme des amis fidèles... Certains étaient à ma mère. J'ai besoin de me sentir toute petite, entourée de culture, pour travailler. Les bibliothèques me fascinent et m'apaisent. J'ai besoin de vérifier ce que j'écris dans plusieurs ouvrages différents. Et d'ouvrir un livre d'art ou de potographies, n'importe lequel, pour partir en voyage.
Mon bureau est un cocon. Il ouvre sur le jardin, sur le figuier. Sous la fenêtre où j'ai l'habitude de m'asseoir, il y a un rosier et des geraniums. Le canapé est envahi de magazines. Feuilletés pendant un trajet de RER et décortiqués une fois à la maison. Ils attendent leur destin... Souvent le recyclage. Et pour les chanceux, une conservation méthodique. C'est le cas des AD par exemple.
Et dans mon bureau, il y a mon piano. Un piano droit, noir, classique. Où trône la Lettre à Elise. Un des seuls morceaux dont je me souvienne encore. Avec l'entrée à l'université, et les samedis passés en amoureux, j'ai mis le piano un peu de côté. Mais je reprendrai. Parce que ça me manque, l'air de rien... Mon piano, c'est un bazar marocain. On y trouve de tout. Ou presque...
Des bibelots, des bijoux, mon parfum, des dessins, des cadeaux, des cartes postales... Et ça ressemble à un inventaire à la Prévert...
Un éventail japonais offert par un ami d'enfance, une fontaine qui me rappelle l'exposition universelle de Séville où j'étais allée enfant, en 1992 et dont j'ai gardé un souvenir intact, une photo rapportée de Londres, une bouteille d'eau espagnole qui me porte chance pendant mes partiels, un flacon de Coco Mademoiselle de Chanel, mon parfum, auquel je suis fidèle depuis sa sortie -et je m'aperçois qu'on ne le voit pas sur les photos alors qu'il est bien sur mon piano !-, un oeuf Maxim's offert à Pâques par une amie de la fac, des poupées russes achetées à Prague, dans une boutique qui ne vendait que ça, un héron en cristal de Bohême trouvé à Prague aussi, un photophore, un vide-poche avec un dessin de Picasso, des encres de Chine, un éléphant de Thaïlande, un plumier, un éventail Lolita Lempicka qui m'accompagnera au mariage à Huelva, un certificat du bout du monde, de Cabo da Roca, une carte postale de Toulouse envoyée par une jolie Princesse, une autre de Puerto Banus, où j'allais enfant, une vache rayée et mes billets d'avion pour Rome !!!
Et comme cet article est déjà bien trop long, la visite s'arrête là... Et demain, nous verrons bien où nous nous évaderons !
Una bella giornata a tutti ! Tanti baci !
07:20 Publié dans Per non dire niente..., Sono io... | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : escale à portofino, italie, dolce vita, livres
14.05.2008
Le passioni
Oui, les passions. Parce qu'elles sont le moteur de mon existence. Que ma vie en est pleine et que j'essaie de les concilier tant bien que mal, et de leur consacrer tout le temps et les moyens que je peux. Et ce n'est pas chose aisée !
Mes racines méditerranéennes parlent souvent pour moi, et comme elle se fait discrète l'origine paternelle austro-bavaroise dans ce drôle de labyrinthe ! Les mauvaises langues diront que je consacre peut-être plus de temps au shopping qu'à tous ces centres d'intérêt dont je voudrais t'entretenir. Mais ce sont des mauvaises langues. Et les déplacements en Espagne ou en Italie sont plus compliqués à organiser qu'une virée à Saint-Germain-des-Prés.
Je me rends compte en tapant ces lignes que tout ceci s'entrecroisent allégrement et colle parfaitement à mon habituel fouillis ! Des passions ? Mais par dizaines ! J'en ai trop et je ne sais qu'en faire ! Je n'ai jamais été douée pour ne développer qu'un intérêt superficiel... Et je préfère lire tous les ouvrages d'un auteur, que connaître une oeuvre, comme ça, de loin...
Il y a les voyages. Comme les grands numéros 1. Petite, je me suis jurée d'aller au moins une fois dans chaque pays du monde. Aujourd'hui, mon objectif, c'est de visiter tous les sites classés. Le voyage, c'est une indispensable source d'inspiration, c'est une remise en question nécessaire, c'est un peu de profondeur dans ce monde où l'on croit toujours tout connaître, c'est le goût de liberté des conquistadores ! C'est ma drogue à moi. Et je rêve d'un métier qui me fasse voir du pays. Pas juste les avions.
Egréner peu à peu les destinations qui me font envie...

Et il y a l'écriture. Ce roman qui s'éternise. Ces dizaines de cahiers griffonés et ces idées qui germent constamment, à la moindre occasion. Et cette fichue manie de dire les choses importantes par lettre. Avec mon amoureux, nous avons commencé par l'épistolaire. Ecrire, c'est livrer ses émotions. En choisissant ses mots, sans le côté brouillon. Le voyage et l'écriture, c'est un peu les deux côtés d'un même éventail. Inséparables.
Parlons des éventails d'ailleurs. j'ai la passion de l'Espagne. De la langue, de la culture, de l'art de vivre, de l'histoire perpétuellement tiraillée entre les civilisations. Et de la Méditerranée. Je ne me lasse pas d'admirer les rives de la grande Bleue, je les explore une à une, à mon rythme, avec délectation. Elle est le bassin du génie humain. De celui qui me fascine. Et la lumière y a une pureté excpetionnelle. Un peintre qui hante peut-être encore l'une de ces rives, que j'ai rencontré enfant, m'a dit : "Les fêlés sont des génies parce qu'ils laisent passer la lumière". C'est la plus jolie phrase que j'aie entendue !
Un peintre... La peinture... Mais pas n'importe laquelle. Celle de la lumière, toujours... Les impressionnistes, comme des maîtres à penser, auxquels je voue un culte. Il suffit de regarder les murs de ma chambre. Je me damnerais pour un Monet. Et tous ceux qui ont su faire de la lumière une oeuvre d'art. Canaletto, Turner, Signac, Raphaël...

Il y a l'histoire aussi. Comme un guide précieux dans la compréhension du monde, comme une clef souvent pour appréhender des événements complexes, comme l'explication du pays dans lequel je vis, de ce en quoi je crois et des valeurs qui me sont chères. Il y a le souci de ne pas oublier, d'aller fouiller dans ces siècles qui nous ont précédés pour y apprendre ce qui viendrait résoudre tous les noeuds de la vie, pour mener une enquête et léguer un autre bout du puzzle...
Et la Liste, comme la garante des joyaux de notre vieille Terre. Le rêve de ma vie serait d'y contribuer... L'UNESCO, son histoire, les enjeux qui s'y jouent, l'envers du prestigieux sigle, le décorticage en règle de l'organisation... Je commence à m'y employer, pour un petit devoir, mais j'espère y consacrer quelques années. Ces cinq lettres me facinent et réunissent à elles seules tout ce qui jalonne ma petite vie...
United Nations, comme un rêve de paix et le théâtre des relations internationales ; Educational, parce que je crois profondément que l'éducation est notre droit le plus évident et le plus nécessaire pour prendre conscience de tous les autres, pour avancer dans le respect et dans la compréhension de ce et ceux qui nous entoure(nt) ; Scientific, parce que même si j'ai toujours été de très mauvaise volonté dans les matières sciantifiques, je reconnais qu'elles sont notre avenir ; Cultural, parce que la culture est le fondement de notre identité, qu'il faut en être fiers et la protéger et qu'elle ne se limite pas à quelques tas de vieilles pierres ; Organization, parce qu'il y a besoin de monde pour réaliser cet ambitieux projet. Et que je voudrais en être.
Baci a tutti ! E parliami un po' delle tue passioni !
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