01.07.2008
Sono felice !
Alors, avant toute chose, il faut que je t'annonce une IMMENSE nouvelle, qui m'emplit vraiment de joie et de soulagement, que j'ai apprise hier, après une après-midi avec la boule dans le ventre... : j'ai ma licence d'histoire... AVEC MENTION BIEN !!!!!! Je suis tellement ravie, heureuse, soulagée... ! Rome a réussi à me faire décompresser après cette année où je n'ai jamais autant travaillé, et les effets n'en sont que décuplés avec cette bonne nouvelle ! Mais l'énorme surprise a été mon résultat à ma micro-recherche sur l'UNESCO en histoire culturelle... 18,5 ! Comme quoi, les passions, ça motive ! Je suis défitivement en vacances, cette année est véritablement achevée et en todo lo alto ! Si, señor !
Je retrouve la vie parisienne. L'effervescence de la ville... C'était très amusant hier après-midi, je suis allée faire un peu les soldes -quand même- et je marchais du même pas qu'à Rome, un peu lent, pour tout bien regarder... Et dans une ville où tout le monde est toujours pressé, ça ne collait pas ! Je me suis fait bousculer dix fois ! Mais maintenant que c'est les vacances, et que je suis à Paris, pourquoi ne pas autant profiter du temps qu'en Italie ?
Les immeubles du sixième que j'aime tant m'ont quand même semblé un peu fades derrière leurs façades blanches toutes sages... ! Il faut que je me désintoxique de Rome ! J'étais perdue dans le Bon Marché, au début, tout me paraissait sans le moindre intérêt... Un tas de bouts de tissus en vrac sur les portants, et bien trop de monde qui parle la même langue que moi au mètre carré ! J'étais paumée ! J'ai juste passé un temps fou devant les sublimes panamas, au rayon homme, dont certains avaient le ruban beige de mes rêves... Je sens que je vais craquer, le mien (trouvé à Nîmes devant les arènes, ma chère Leslie ! ;) ) a rendu l'âme et je ne peux pas passer l'été sans panama...
Il faut être honnête, les magasins parisiens m'ont manqué ! Pas tant que je voulais particulièrement acheter ou consommer, c'est leur présentation qui me manquait, leur classe, leur goût... Près de chez moi, il y avait la via del Governo Vecchio, qui fourmillait de ravissantes vitrines, des jeunes créateurs et des boutiques vintage -dans lesquelles je ne suis même pas entrée... je confesse... et j'assume !!- mais les prix affichés tenaient de la démence ! La moindre robe annonçait 500 euros ! Et il y avait cette enseigne alléchante : Joséphine de Huertas & Co, une robe tout à fait à mon goût dans la devanture... J'entre, juste comme ça. Et là, Paul & Joe Sister, Joseph et d'illustres inconnues mais probablement cousines transalpines de Maje, Sandro et consorts ! En revanche, j'ignorais que survoler le Mont-Blanc donnait une telle plus-value ! Les articles de nos petites marques françaises s'enorgueillissaient de valoir près du double de chez nous ! De la folie douce !
Donc point de shopping à Rome... Juste du léchage de vitrine, surtout dans le coin de Via de' Condotti et via del Babuino... D'autant que Margot m'avait donné rendez-vous devant la boutique Miu Miu, et que, comme j'avais eu la mauvaise idée d'arriver un rien en avance, j'ai eu le temps de baver devant la vitrine... !
Outre les classiques internationaux -et champions d'Europe comme notre chez Zara l'Ibère-, les boutiques abordables ressemblent à des supermarchés ou à des stands de marchés sédentaires. Pas très engageant quand on est 1/ snob, 2/ parisienne, 3/ plutôt attirée par des couleurs douces et des jolies matières... Les boutiques de chaussures sont plus tentantes, mais mes pieds étaient si fatigués et si peu présentables après tant de marche et un oubli de pierre ponce, que je n'osais même pas pousser leur porte !
Enfin, depuis que je suis rentrée, je me suis déjà rattrapée... Hé hé !
Ma questo, vi lo raccontero' domani, Cari !
08:30 Publié dans La vita nell'Università, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : soldes, sorbonne, dolce vita, histoire
14.06.2008
La dolce serata...
Une soirée merveilleuse !!! J'ai passé une soirée extraordinaire !
Ce qui restait de mon après-midi a été consacré a la préparation du buffet. J'ai commencé par ce qui était simple : faire chauffer la pizza et les petits fours pour en profiter et ranger mon bureau qui était dans un état indicible ! Lorsque Sandrine, mon amie de la fac, est arrivée pour m'aider, nous nous sommes attelées aux tâches plus pénibles : le rapage du chocolat pour garnir le tiramisu et l' "écrabouillage" en règle de pêches blanches pour obtenir leur jus -pour mes Bellini ! Puis rationnalisation des paquets !
Ensuite, pomponnage.
C'est ma mère qui nous emmenait avec les sacs et les glacières jusqu'au pont et mon amoureux arrivait avec une autre partie des courses -ce n'est pas des lubies d'organisation compliquée, c'est un changement de programme pour cause de belle-mère un chouia intrusive !- mais elle a eu un peu de retard... Imagine mon stress d'arriver après tous les invités !! Sur le trajet, mon téléphone a sonné toutes les deux minutes, pour jouer aux GPS, essayer de rassembler les troupes -tout le monde ou presque était sur le pont mais personne ensemble !- ou rassurer à propos de la météo.
Une fois tous les paquets descendus sur le quai et la table dressée... Une goutte... Puis deux... Une averse !! Mes amis disent que j'ai un problème avec l'eau pour mes anniversaires, c'est vrai ! Entre alerte à la vague, orage aussi terrible que soudain ou bataille de ballons remplis d'eau, mes anniversaires sont toujours intrinsèquement liés à la flotte... Il pleuvait quand je suis née ! Donc, nous avons transporté la table toute dressée et les sacs sous le pont, juste au bord de l'arcade pour être protégés sans renifler les odeurs pour le moins douteuses que l'ont peut humer sous un pont parisien !
La soirée a commencé naturellement par le salé, j'essayai de vadrouiller entre les petits groupes mais il y avait tant de mes amis que je n'avais pas vus depuis des lustres que c'était un peu ardu ! Mon petit groupe de confrères historiens faisaient des plaisanteries... d'historiens !! Et je commence à sérieusement m'inquiéter parce que j'en ris ! Mes chères amies bloggeuses se sont retrouvées pour évoquer notre passe-temps, nos rencontres, et la chance que nous avons eue de nous trouver, mes plus vieux amis papotaient entre eux et puis tout ce petit monde a peu à peu fait connaissance et a échangé sous le regard bienveillant d'Henri IV...
Le lieu devient magique au coucher du soleil, et nous avions un cadre de rêves pour ce petit buffet italien sur les rives de la Seine, classées au Patrimoine mondiale, s'il vous plaît ! Le Bellini avait un goût de vacances méditerranéennes et les plats eurent beaucoup de succès !
Avant le dessert, le traditionnel rituel d'ouverture des cadeaux... Et j'ai été encore très gâtée ! (en revanche, peu de photos puisque je n'ai pas eu le temps de les prendre individuellement, et sur celles prises hier, il y a nos visages, or je n'ai pas photoshop pour mettre une petite étoile dessus !)
Pour un petit inventaire à la Prévert, il y avait : le livre sur Rome que je voulais tant, plusieurs romans très éclectiques pour les journées d'été, les deux de Frances Mayes qui étaient sur ma liste, un petit livre sur le splus jolies terrasses de Paris -le but étant de les tester, of course !-, deux ravissantes petits verres-tasses pour le café, LE paillasson "Mon Petit Palais", et on se demande d'où ça vient... Un sublime sautoir qui me hantait depuis le 8 mai crée par des petites mains de fée, un très joli collier estival crée, lui, par les mains habiles d'une maman de Camille, le livre sur la Sicile -en double... !-, du thé Mariage Frères dont un ultra exclusif cueilli qu'une fois l'an, d'adorables boucles d'oreilles et un portefeuille idéal pour les voyages, rouge comme ma Vespa !
Il y eu une tentative de réapprovisionnement en vin rosé par mon meileur ami mais avec un léger détail manquant : le tire-bouchon ! Eh oui, nous n'avions ouvert jusqu'alors que des bouteilles de spumanti !
Le tiramisu a été dévoré dans mon dos pendant que j'ouvrais les paquets du coup les gloutons invités ont été privés de chocolat puis forcés priés d'en manger une deuxième part en bonne et due forme -Sandrine et moi n'avions pas passé l'après-midi à raper du chocolat À L'ECONOME pour rien !!!
Les premiers invités sont partis à cause de la contrainte "métro" puis les sacs sont gentiment remontés jusque sur le quai et la soirée s'est achevée... !
C'était vraiment un moment formidable ! J'ai été ravie de cet anniversaire, de ces moments précieux, pleins de rires, de conversations joyeuses et de gourmandises !
Baci a tutti !
18:13 Publié dans Gli amici, Parigi, amore mio !, Sono io..., Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12.06.2008
Un sogno...
Merci à toutes pour vos adorables petits mots ! J'ai été vraiment très très très touchée !!! Je n'en revenais pas !
C'était un anniversaire très réussi. Mon amoureux a été incroyable, il m'a emmenée déjeuner au Mood, le restaurant des Champs-Elysées qui a remplacé le Latina Café que j'aimais tant. J'ai été conquise ! C'est un endroit très agréable, une sorte de mélange entre une ambiance européenne et japonaise, le repas était délicieux, avec une petite coupe de champagne rosé, un gaspacho, un plat à tomber et un dessert à se damner -une mini charlotte au fromage blanc et aux fraises fraîches !
Ensuite, il m'a emmenée choisir mon cadeau parce qu'il n'avait pas trouvé ce qu'il voulait au départ... Et là, il me fait entrer chez... Hermès ! J'ai cru que j'allais m'évanouir ! Mes joues me faisaient mal à force de sourire, et je disais merci avant même d'avoir de cadeau ! Il avait vu une pochette de toilette, et hésitait avec une serviette de plage... La pochette était mignonne, mais j'hésitais et aucun motif de serviette ne me plaisait vraiment... Soudain, éclair de génie ! "Et un carré ?"
Nous sommes redescendus, le vendeur qui nous accompagnait était vraiment très gentil et très patient ! Il me montre quelques carrés, et j'en vois un orangé qui me tape dans l'oeil et qui m'en rappelle un qui m'avait marquée cet hiver à Megève. Je lui en parle, le lui décrit... Même motif mais pas les mêmes coloris... Il est là ! Dans la vitrine d'à côté ! Sublime... C'est lui ! The one ! Mon tout premier carré Hermès dont je rêvais depuis si longtemps ! Coloré, chic, intemporel et déjà mythique me dit le vendeur... Indian Dust... Son nom suffit à me faire voyager... Pendant que le paquet se prépare, je sens les différents "Jardins"... Le ""Jardin en Méditerranée" me plaît, mais il est un peu trop "agrumes"... Et le "Jardin après la mousson" est un enchantement... Le vendeur m'en vaporise sur un bout de ruban qu'il noue à mon poignet... J'adore !
En ressortant de la boutique, je brandis fièrment mon sac en papier orange ! Je parade, même, sur le chemin du bureau de mon homme... Il me taquine doucement... Je suis la plus heureuse du monde... J'étais loin de m'attendre à ça... !!
Ensuite, je retrouvais le fils de mon amoureux pour aller nous balader une petite heure en attendant de retrouver mon homme... Une mission principale : aller enfin m'acheter ce blazer Sandro qui me hante depuis le début de la saison... Ce sont les soldes privés, et mon anniversaire, toutes les conditions sont réunies ! Direction les Tuileries, à trois stations de métro... Arrivés à la boutique : rien. La vendeuse me dit qu'ils sont en rupture de stocks depuis des semaines. Mais je l'ai vu vendredi à Courcelles !!!! Je commence à téléphoner à tous les Sandro de Paris, invitation en main, pour leur demander s'ils en ont encore un à ma taille... Au cinquième appel, ouf ! Il en reste un rue des Saints-Pères... Le 6ème me sauvera toujours la vie... ! Je dis à mon interlocutrice de me le garder 15 minutes, le temps d'arriver en métro ! J'arrive, épuisée, mon petit beau-fils sous le bras qui a l'impression de rejouer Mission impossible, et je l'embarque !
Sauvée !
L'après-midi se poursuit par un trajet en RER la tête posée sur l'épaule de mon amoureux... Arrivés à la gare de sa ville, nous devons nous séparer jusqu'à vendredi puisque je devais filer donner mon cours... Mais comme mon amoureux est parfait, à 18h, il m'attendait devant la gare pour un dernier petit bisou et pour me donner le cadeau de mes "deuxièmes beaux-parents", un magnifique cadre déjà tout rempli de photos !!! Je l'ai ouvert dans le train, et j'étais toute émue !
De retour à la maison, mon oncle arrive quelques minutes après moi... Je mets la table et étrenne une nappe trouvée à Saint-Tropez l'été dernier... J'adore dresser les tables, assortir les couleurs, sortir mes jolis couverts... La soirée commence par du champagne rosé, what else ?!
Et j'ai été particulièrement gâtée... Il y a la robe Miu Miu, évidemment, que je vais enfin pouvoir pendre dans mon armoire et regarder tous les jours... Et il y a des petites merveilles trouvées dans une vente privée Chloé la semaine dernière... Une chemise parfaitement coupée, une blouse en lin bleu marine avec un col en soie sauvage écrue, et un chemisier en coton ajouré avec un grand col claudine... Les prix étaient dérisoires... Le blanc était moins cher qu'une blouse Zara et les deux autres, dans les tarifs pratiqués par Sandro... ! C'aurait été un crime de ne pas craqué ! Ce jour-là, ma mère s'est offert le sac de ses rêves au quart de son prix, celui-là même que j'aurais voulu lui offrir pour son anniversaire de dizaine en novembre dernier... ! Et j'en profite pour te montrer mes nouvelles tropéziennes !
Promis, des photos de meilleure qualité et portées très vite, c'est un peu le rush ce matin... !
J'ai aussi eu le Guide Bleu de Rome, que je dévore depuis hier, et des petits sous... Qui attendront sagement les vacances et les soldes pour être dépensés ! Et le Géo sur la Sicile que m'avait acheté mon amoureux !!!
Le dîner était délicieux, avec des rougets, des courgettes et des tomates cerises, une charlotte framboises et marrons...
Un très bel anniversaire, donc... ! Pas tout à fait fini puisque la fête continue vendredi ! Et samedi midi avec mon père et mon frère qui ne pouvaient pas être là hier !
Encore merci à vous !! Vous avez fait de mon anniversaire une journée merveilleuse, pleine de petites attentions et de mots adorables... !
Baci a tutti !!!
11:24 Publié dans Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : hermès, carré, indian dust, champagne rosé, mood, chloé, sandro
09.06.2008
Una colazione reppublicana
Samedi matin, j'aurais pu faire la grasse matinée, rester à comater tranquillement devant un verre de jus d'orange et une émission de déco ou écouter en boucle les infos sur LCI dans un demi sommeil. Mais non. Samedi matin, debout 6h30, plus tôt encore que pour les partiels... Pour un petit-déjeuner offert par la République...
Au Sénat.
Tous les ans, le Sénat organise une journée portes-ouvertes dédiée à l'histoire, et pour la première fois cette année, je pouvais y aller. J'étais invitée au petit-déjeuner débat, à 8h30 tapantes, dans les salons Boffrand, autour du thème "Héritage et sources culturelles de l'Europe". J'avais répondu assez longtemps à l'avance pour être sûre d'avoir encore de la place, un sujet comme celui-ci, je ne pouvais pas le manquer ! Mais j'étais loin de m'attendre à ça... Un vrai petit-déjeuner. Dans le cadre époustouflant du Palais du Luxembourg... Avec des tables dressées comme pour une visite officielle. C'était incroyable ! J'imaginais qu'il y aurait bien plus d'étudiants, puisque nous sommes nombreux à avoir reçu le petit carton d'invitation, mais non. Surtout des professeurs. Et les traditionnels piques-assiette.
Le débat portait donc sur les racines de l'Europe, sur la complexité de son héritage et sur les enjeux qui en découle. C'était intéressant, mais j'ai été un peu déçue par l'attitude des trois historiens présents qui se préoccupaient plus d'asseoir leur réputation en contredisant leurs voisins que de réellement nous faire partager leurs connaissances. Les querelles universitaires semblent infranchissables, parfois.
Ce que j'ignorais, c'est que l'invitation me permettait d'assister à d'autres conférences ! Alors au lieu de repartir du Sénat à 10h, j'y suis restée jusqu'à 13h30 ! C'était fascinant... ! Je suis ensuite allée à la conférence inaugurale donnée par Elie Barnavi -l'ancien ambassadeur d'Israël en France et actuel directeur scientifique du musée de l'Europe- sur le thème de "l'Europe vue d'ailleurs". L'ambassadeur de Slovénie était également présent ainsi que Philippe Richert, vice-président du Sénat. Christian Poncelet ne devait nous rejoindre que plus tard.
Le niveau n'était plus le même, Elie Barnavi jouait avec les phrases et oscillait toujours entre sérieux et humour, entre savoir et dérision... J'ai vraiment adoré sa conférence, il a été d'une clarté et d'une finesse peu communes, il a su expliquer les défis de l'Europe et ses faiblesses avec un pragmatisme impressionnant et son propre regard extérieur était extrêmement enrichissant. Il ne faisait pas dans la langue de bois, il disait réellement les craintes qu'il avait pour l'avenir de l'Union et la prudence qu'il faut avoir. Il a défini la notion d'héritage culturel -à mon sens, bien mieux que ne l'avaient fait les intervenants du matin- et a répondu aux questions qui lui étaient posées avec une pédagogie formidable !
La Salle des Conférences où se tenait l'ouverture solennelle est absolument magnifique, même la Galerie d'Apollon du Louvre semble bien sobre à côté ! Du stuck et des boiseries partout, des ors et des fresques, des lustres et des statues... Tout m'émerveillait ! Pour y parvenir, il a fallu traverser deux cours, gravir l'immense escalier d'honneur et traverser deux salons... J'étais comme une gamine, à regarder en l'air, à prendre des photos de travers pour ne pas gêner le passage, à ne plus savoir où il fallait que mes yeux se posent !
J'en ai profité pour acheter le dernier ouvrage d'Elie Barnavi, d'autant que celui-ci était supposé les dédicacer, mais le temps a manqué... Après sa conférence venait la remise de prix du Sénat du Livre d'histoire, que Denis Lacorne a gagné pour son De la religion en Amérique. C'est le président du jury Jean-Noël Jeanneney qui officiait, mais après l'éloquence d'Elie Barnavi, il m'a semblé un peu ennuyeux, trop pompeux aussi... Et un chouia "cireur de pompes" !!
La matinée s'est achevée par un petit tour de la Cour d'Honneur. J'aurais aimé voir l'hémicycle, mais le petit-déjeuner s'est achevé trop tard pour que je me rende à la conférence qui y commençait à 10h. L'année prochaine... Parce que je compte bien y retourner ! J'ai vraiment adoré l'ambiance, le cadre, et l'intelligence des propos que j'ai pu écouter... !
Ciao tutti !
09:59 Publié dans Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : sénat, histoire, dolce vita
12.05.2008
Solo per gli occhi...
La robe est sortie de son sac, parce que ma mère voulait la pendre pour ne pas qu'elle se froisse... Alors j'en ai profité pour prendre quelques clichés et te la montrer !
07:23 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
11.05.2008
Una storia quasi finita...
Je suis sur un nuage.
Les journées se suivent et chacune m'enchante. Hier, ma matinée avait été très productive pour une recherche que je dois rendre dans dix jours et j'avais même pu me mettre en maillot au soleil, assise sur le rebord de ma fenêtre pour lire mes documents et dorer en même temps. Pour la première fois de l'année, je me suis tartinée de crème solaire et j'ai senti son parfum délicat de vacances, et de Méditerranée sur ma peau.
Et, hier, j'ai passé une journée "de filles" avec ma mère comme cela faisait bien longtemps que ce n'était arrivé. Nous avions rendez-vous chez le coiffeur, en face du Bon Marché, pour rafraîchir tout ça avant l'été. Mes cheveux étaient trop longs, sans forme, et s'étaient beaucoup abîmés depuis un mois, ils avaient vraiment besoin d'un petit coup de fouet. Et ma coiffeuse est un génie ! Elle est la seule à comprendre ce que je veux, la coupe avec laquelle je me sens bien, qui se remet en place toute seule le matin, avec une mèche sur le front, mais que je peux coincer derrière l'oreille pour ne jamais l'avoir dans les yeux... L'alchimie parfaite !
Et hier, en sortant de chez le coiffeur, nous devions passer chez miu miu. C'était prévu depuis longtemps, pour retourner voir la robe, éventuellement la commander, la réessayer, être bien sûre de la couleur, demander à la mettre de côté. Y aller pour du plus concret et pas juste pour baver devant comme je le fais depuis des semaines ! Mais comme vendredi, avec Elwind, je ne l'avais pas vue, je paniquais un peu de ne plus la trouver...

On entre, on file à l'étage, je la montre en écru à ma mère, et en la revoyant, l'écru ne me plaît plus vraiment. La vendeuse, si gentille, que j'avais rencontrée la première fois arrive. Nous lui demandons s'il ne resterait pas, par hasard, cette même robe en rose poudré. Antico, s'appelle la couleur. Elle me l'avait noté.
Elle s'éclipse en réserve. Et me demande de loin : "Vous faites quelle taille ?". "Du 36 français, le 40 italien". Elle revient en souriant. Avec LA robe à la main. "C'était la dernière, elle vous attendait".
Je la soupçonne de l'avoir mise de côté avec l'arrivée des beaux jours, à force de me voir revenir. Elle m'avait dit, en mars, que c'est un modèle qui ne partirait pas tant qu'il ferait mauvais. Mais avec le soleil de ces derniers jours, plusieurs modèles ont été vendus. Je vénère à vie cette vendeuse !! Dans l'immense cabine dorée comme un oeuf de Fabergé, j'essaie la robe en rose et en écru. Et il n'y a pas photo. La rose a un ton si particulier, entre le grège et le poudre, si délicat... Et avec ma peau qui commence doucement à dorer, elle fait un effet encore plus joli que quand je l'avais essayée à Megève. Et en août, après deux semaines de plage, je n'ose imaginer ! La vendeuse me complimente -mais c'est son métier- avec un air presque attendri. Elle me répète que j'ai eu de la chance. Mais m'assure aussi qu'elle aurait appelé toutes les boutiques du monde pour me la trouver si elle n'était plus à Paris. Ma mère acquièce. "Ce sera ton cadeau d'anniversaire, alors ? Tu es sûre et certaine" "Oui, oui, oui, oui ,oui !!!!". Dans la cabine, en l'enlevant, je saute comme un cabri.
En sortant, j'ai mon grand sac rose à l'épaule, j'exulte, je remercis, je sautille. Je n'aurai pas le droit de la sortir de son paquet avant mon anniversaire. Il faut donc que tu te contentes de ce sac, pour l'instant ! Mais la savoir chez moi me rassure tant !
Et la journée n'était pas terminée !
Ensuite, nous sommes allées à l'exposition Marie-Antoinette, au Grand-Palais. Nous l'avons visitée dans des conditions optimales, le soir, les salles étaient presque désertes et nous avions deux heures devant nous avant la fermeture. J'avais un peu tout entendu sur cette exposition et j'étais très curieuse de la voir. Je ne voue aucun culte à Marie-Antoinette, elle ne me fascine pas, et si j'ai aimé le film de Coppola, elle n'en est pourtant pas devenue mon icône. Pourtant, cette femme m'intrigue. Je lui reconnais un intérêt historique évident, même si le XVIIIème n'est pas ma période de prédilection. Et j'étais curieuse.

Le décor imaginé par Robert Carsen m'a époustouflée. Rien que pour ça, l'expo vaut le détour ! L'enfilade de portes, les différents temps de sa vie, les couleurs... C'est extraordinaire, une telle mise en scène ! Même Mélancolie n'avait pas fait aussi bien ! L'exposition m'a touchée. Parce que j'y ai vu des documents que je n'ai pas l'habitude de voir et auxquels je ne m'attendais pas. Le registre paroissial de Versailles dans lequel est inscrit le mariage, un dessin attribué à Marie-Antoinette, son missel griffoné avant sa mort... Et des objets très émouvants aussi, comme sa chemise de la prison du Temple, ou le coffre à layettes offert pour la naissance de son fils. Je n'ai pas appris beaucoup de choses sur elle, sa vie est si connue, si décortiquée, qu'il ne faut pas s'attendre à y découvrir un scoop. Enfin, j'ignorais toutefois que Gluck avait été son maître de musique ! Mais l'enfilade des salles à le mérite de nous permettre d'humaniser le personnage, de mieux en cerner les mille facettes grâce à des éléments concrets, des objets sauvés, miraculés de la Révolution, qui ont traversé les siècles et les régimes.
Et penser que sur ce bout de papier, c'est la plume de Marie-Antoinette qui a écrit, voilà qui me donne des frissons !

En sortant, dans la boutique, j'ai acheté un miroir jeton, des cartes postales et l'album de l'expo. J'ai regardé les nappes et les torchons avec attention, j'en avais déjà acheté un à Fontainebleau, mais aucune des autres couleurs ne me plaisait ! Et pour ce qui est des éventails -et pourtant, je les collectionne !-, j'avais un peu de mal à me dire que la femme représentée dessus avait perdu sa tête... !
La journée, enfin, la soirée, puisque nous sommes sorties du Grand Palais à 22h, s'est achevée dans un petit restaurant japonais de la rue Monsieur le Prince dans le sixième, avec des sushis, naturellement !
Je te souhaite une excellente après-midi de dimanche, mon cher lectorat, et un très beau lundi de Pentocôte... !
Baci a tutti !
13:31 Publié dans DolceVitaModa, L'arte, Parigi, amore mio !, Sono la più fortunata del mondo, Vestiti, vestiti, vestiti | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, marie antoinette, sushis
21.04.2008
Fortunata, hai detto ?
EDIT de 17h58 : J'AI MES BILLETS ROME-CATANE, CATANE-ROME pour le mois d'août !!! Enfin ! À moi (nous !) la Sicile, les tomates séchées, les temples grecs, la plage, le baroque... En revanche, pour acheter le Rome-Paris du retour, je me tâte ! Hum... !
Depuis jeudi, je suis en vacances, des vacances que j'attendais avec impatience pour me remettre d'une période particulièrement éprouvante depuis janvier et de la fatigue accumulée depuis la reprise du semestre... Et depuis vendredi, je rentabilise mes vacances au maximum... Vendredi, je retrouvais ma petite Camille pour une folle journée parisienne, entre déjeuner où nous exigions du saumon fumé -nous avons probablement dû inspecter la carte d'une petite quinzaine de restaurants avant de nous décider-, trotte sur la rive droite -pour changer de la dernière fois-, grandes dissertations sur les futurs admis de notre garde-robe, sur ceux qu'on aimerait y voir mais qui resteront de l'ordre du fantasme... T-shirt Lanvin, compensées Bottega Veneta... Plaid douillet Hermès... Soupir... Et puis, nous avions deux missions de premier ordre : trouver THE combishort et aller du côté de chez Miu Miu pour obtenir un avis objectif sur LA robe...
Missions que nous avons brillamment remplies, évidemment ! La robe Miu Miu a obtenu la Fashion Gazette validation, et le combishort profite d'une place de choix dans une certaine armoire lyonnaise... ! Au programme également, un tour au Palais-Royal, chez Marc mais pas que, et une glace sur l'avenue de l'Opéra... Et du papotage... Et des jambes en compote après six heures de marche... !
Samedi, le week-end idéal s'est poursuivi en beauté... Mon amoureux finissait de travailler pour le déjeuner, que nous avons passé avec l'un de ses amis avant d'aller nous balader toujours rive droite, parce qu'il me fallait aussi sa validation pour la robe, quand même... Que ne ferais-je pas pour aller l'admirer ?! C'est le Faubourg Saint-Honoré que nous avons parcouru... Et vers la rue de Castiglione, il dit : "il n'y aurait pas un Vanessa Bruno par ici ?" Si, si, à deux pas... Il se trouve que mon amoureux m'avait promis un sac pour quantité de raisons que je ne développerai pas ici, mais parmi lesquelles figure une date qui nous est chère... Nous avions repéré le sac au BM au tout début de la saison mais il ne s'y trouve plus depuis plusieurs semaines, j'avais donc été missionnée pour aller vérifier qu'il existait toujours et pour demander les numéros des boutiques VB... Sur la rue de Castiglione, mon amoureux ajoute : "Il faut que je retourne le voir, je ne me souviens plus de la couleur..."
Nous entrons, donc, et il se trouve sur le petit meuble à tiroirs laqué blanc, mais en format moyen... Et c'est le grand que j'aimais tant... Une vendeuse approche, mon amoureux demande à voir le grand "pour se le remémorer"... Elle l'apporte, je prends le moyen et le grand et m'amuse devant le miroir... "C'est donc bien le grand, hein ?" Oui, oui... Et je m'apprêtais à sortir pour poursuivre notre promenade, maintenant assurée que nous parlions bien du même sac. Sauf que mon amoureux se dirige vers la caisse. Et je deviens écarlate...
Je ressors donc avec un énorme sac en papier Vanessa Bruno et le cabas tant convoité dedans, je sautille, je ris bêtement, je n'ai plus que "merci mon chou" à la bouche... ! Nous allons chez Miu Miu, mon amoureux valide la robe avec beaucoup d'enthousiasme (ouf !!!) et nous nous dirigeons vers la place Vendôme, pour regarder les vitrines... Et rue de la Paix... On entre chez Tiffany, pour admirer les mythiques engagement rings, et aller voir celle de mes rêves en vrai... Elle est là, bien sage... Avec l'alliance coordonnée... Mais le prix est quatre fois plus élevé que celui annoncé sur le site... C'est probablement lié à la pureté du diamant... Mais nous avons deux mandataires qui partent en vacances à Boston et qui vont aller vérifier combien elle coûte aux Etats-Unis -avec la différence de prix, le voyage serait plus qu'amorti, même en passant trois nuits au Waldorf Astoria ou au Mercer !
Et puis, nous avons fait une halte chez Zara Home... Parce que je n'avais jamais mis les pieds dans celui de Madeleine... !
Et hier dimanche, ce fut déjeuner italien avec mes "deuxièmes" beaux-parents, à la maison, avec des bêtises méditerranéennes en apéritif, des bruschette tomates fraîches-jambon sec-pecorino, du risotto aux cèpes, et du tiramisu maison !
Un week-end parfait, donc pour commencer ces vacances en todo lo alto !
11:01 Publié dans DolceVitaModa, Sono la più fortunata del mondo, Tutto bene, grazie ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : miu miu, vanessa bruno, tiffany&co













