23.07.2008

Il risposo

 

 

Depuis mon arrivée dans le sud, je n’ai pas vu les journées filer.

 

 

Les premiers jours m’ont conduite dans une cave à deux pas du fort de Bregançon, où nous avons pour habitude d’acheter chaque année quelques bouteilles d’un excellent rosé qui nous rappellera les vacances jusqu’au prochain été.

 

 

Et comme chaque année, je suis aussi allée faire mon traditionnel pèlerinage à Saint-Tropez, à quelques encablures de la maison, où j’adore aller flâner, près de l’église, dans les ruelles… La place de l’Ormeau offre une ombre salutaire et la petite boutique de chapeaux me fait toujours rêver… Saint-Tropez m’inspire, j’aime les contrastes de ce village provençal devenu un lieu de villégiature pour milliardaire en mal d’occupation et d’originalité. Un dédale de maisons bigarrées pour tromper l’ennui, comme un cachet des vacances « qu’il faut avoir ». Mais Saint-Tropez, c’est bien plus agréable que cette litanie d’excès, de ces rôles partagés entre ceux qui viennent se montrer et ceux qui viennent regarder. J’aime le secret des rues étroites, des bougainvilliers qui grimpent le long des façades ocres, les figuiers qui poussent au coin d’une vieille bâtisse, le linge qui sèche paresseusement sous les fenêtres, et les persiennes vert céladon.

 

 

J’aime regarder les vitrines, j’aime que ces minuscules avenues prennent des airs de la Montaigne. Et je file toujours chez Marinette pour la maison. Cette fois-ci, j’ai acheté des maniques et un tablier assortis à une nappe acquise l’an dernier. J’avais mes petites habitudes chez Coulon, mais le glacier a fermé et je ne parviens pas à me résigner et à faire la queue chez Barbarac. Alors pas de glace cette fois-ci. Juste une  promenade le long de la Ponche, les pieds dans l’eau. Et un retour par le port, parce qu’il faut bien y passer pour gagner le Papagayo et sa terrasse ombragée. Il fait trop chaud chez Sénéquier.

 

 

Les vacances sur la Côte, c’est un rythme qui oscille entre journées de farniente en compagnie de magazines de décoration et petits carnets, guide de la région et roman de « chick litt » et d’autres plus trépidantes qui m’embarquent dans des endroits secrets, dans le massif des Maures ou même un peu plus loin…

 

 

Ma ti lo raccontero’ una prossima volta…

15.07.2008

Un giorno festivo ?

Dimanche soir, mon amoureux et moi sommes allés en bord de Seine admirer le feu d'artifice tiré depuis la ville d'en face. Un moment bien tranquille, adossés à un petit muret, avec les rosaces qui nous tombaient dessus.

Et hier, la journée fut sacrément remplie. Dès le matin, je devais me rendre dans un centre commercial, missionnée par ma mère -déjà à la plage- pour dépenser des tickets valables uniquement le jour de la fête nationale. Au moins, je n'ai pas eu besoin de me farcir tout le défilé ni de me demander pourquoi le président syrien portait des lunettes de soleil alors qu'il était assis à l'ombre. J'ai toujours trouvé que ce genre de petites lunettes accentuaient encore le côté dictateur - au cas où on aurait oublié.

La patrouille de France a survolé l'immeuble. Elle faisait des tours avant de s'aligner dans l'axe et lacher le drapeau tricolore dans le ciel parisien.  Et tous les autres avions ont fait de même donc nous pouvions admirer le défilé en avant-première. Défilé que j'avais par ailleurs déjà vu pendant les répétitions mercredi dernier.

En rentrant, nous nous sommes attaqués à un tri intensif de la cuisine et avons jeté tout un lot d'objets particulièrement moches et/ou inutiles qui encombraient les étagères de mon homme depuis bien longtemps. Au final, c'est trois sacs poubelle pleins que nous avons remplis ! Et ça fait de la place pour acheter plein de jolies choses à la rentrée. Je prépare l'amménagement en douceur, mais suis dans un état de profonde déprime dès que je vois tout ce qui me reste à faire. 

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Vers 20h, après une après-midi d'effort soutenu, nous sommes ressortis, dans l'espoir de gagner Paris pour aller admirer un feu d'artifice d'une autre envergure ! Garés près de Saint-Philippe du Roule, nous avons ensuite marché jusqu'à l'esplanade, une sorte de square qui longe les quais, devant le musée du Quai Branly. Il fallait attendre 1h30. C'est long, 1h30 debout. Entourés de gens chacun avec des petits manies : le type qui veut absolument mettre ses jambes de l'autre côté du muret -il me flanquait le vertige-, celui qui était venu avec sa flle de 5 ans et qui faisait une caricature d'éducation en parlant très fort pour qu'on le remarque, celui qui voulait absolument se mettre devant moi, dans les 20cm de place qui restait, la vieille bique qui passe son temps à dire que l'endroit est mal choisi etc.  

Le feu d'artifice a commencé à 22h55. Il a duré 35min, sur des airs d'opéra dont je ne saisissais que des bribes entre les sirènes et les "booms". Je suis parvenue à entendre Summetime, la voix de la Callas et quelques notes de la Flûte enchantée. Mais pas Carmen. Les feux étaient splendides, les harmonies de couleurs vraiment magnifiques ! Et moi qui raffole des bouquets finaux, là il y en avait un à la fin de chaque tableau ! Et le "der des der" était vraiment à couper le souffle ! Devant un feu d'artifice, je redeviens une gamine, j'ai l'enthousiasme de mes 7 ans, avec mon grand-père sur la terrasse de l'appartement, dans le Sud, à guetter les "palmiers", les bleues, les rouges...

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Et hier, c'était vraiment magique !

Baci a tutti ! 

11.07.2008

Una giornata di ragazze !

Voilà. La semaine avec les enfants s'est achevée. Le grand a eu un début d'explication avec son père et comme à chaque fois, il ne décide de parler que quand ça ne va vraiment plus. C'est un petit garçon adorable d'ordinaire, et c'était la première fois qu'il se montrait aussi exaspérant avec moi. Cette semaine, il était un ange une heure par jour ! Il fallait profiter de cette heure-là ! Parler lui fait du bien et pendant les quinze jours de vacances à la mer avec son père -et sans moi, je considère qu'ils doivent se retrouver tous les trois, tout comme ça m'a fait un bien fou d'être à Rome seule ou de partir avec ma famille sur la Côte- va probablement lui permettre de vider un peu son sac.

En théorie, dans cette histoire, j'ai le beau rôle. Mon amoureux est divorcé depuis presque cinq ans et je ne suis dans sa vie que depuis trois ans. Je suis arrivée bien après la tempête. Et on a pris tout le temps nécessaire pour que ça se passe bien avec les enfants -petits quand je les ai rencontrés la première fois. Il ne fallait rien brusquer. Surtout avec notre différence d'âge. Je craignais ce qui allait m'arriver ! Et ce fut parfait. Mais les responsabilités que ça implique ressemblent à des montagnes parfois. Il faut parvenir à corriger le tir après les dégâts d'une mère inculte, égoïste et souvent méchante. Et ils ne sont pas à moi. L'éternel problème du juste équilibre. Au début, c'était plus simple avec le grand. Pas de risque d'identification, un rapport sain, des discussions toujours franches. Le petite faisait toujours le parallèle entre sa mère et moi. Piochant chez chacune ce qui l'arrangeait. Maintenant, elle pose beaucoup de questions pour comprendre qu'on soit deux êtres si opposés. Et elle se cherche au milieu de tout ce petit monde. J'ai passé deux journées pleines avec elle cette semaine, ça faisait longtemps que ça ne nous était pas arrivé. L'année avait été bien trop chargée.

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Mercredi, nous avions organisé une journée de filles. Mais mon homme nous a accompagnées un petit bout de temps. Le grand était avec son cousin, donc aux abonnés absents ! Madeleine à 12h30. Nous voulions affronter "Les soldats de l'éternité" à la Pinacothèque. Pas de réservations, mais un type au téléphone m'a dit que l'heure du déjeuner était creuse. C'est vrai. Pas la moindre attente. Et le prix de l'entrée rivalise avec la Galleria Borghese à Rome !

Quelques soldats gardaient l'entrée. Dès la première salle -l'exposition n'est pas très grande-, le ton est donné. Nous sommes au début de notre ère, dans les prémices de ce qui deviendra l'Empire du milieu. L'armée de terre cuite devait protéger le tombeau de l'empereur Qin, qui craignait de ne plus être en sécurité dans l'au-delà. L'ouvrage est impressionnant. Peu de soldats ont fait le voyage jusqu'à Paris, mais les voir de près est réellement stupéfiant. Il y a également beaucoup d'objets qui accompagnaient l'empereur dans sa tombe, des pièces de monnaie, de vases "plus vieux que les Romains" comme l'a parfaitement résumé la petite, des cloches rituelles, des armes. Et les soldats nous saluent à nouveau dans la dernière salle, un échantillon des différents grades et fonctions. Ces quelques hommes de terre sont déjà époustouflants et il me tarde d'aller un jour à Xi'an les voir en vrai... Ma mère y était quelques jours avant ma naissance, et j'ai longtemps porté un petit gilet de soie rebrodée qu'elle avait acheté là-bas. Il faut donc que j'y "retourne" !

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Après un déjeuner rapide, mon amoureux retournait travailler et notre journée de filles commençait. J'avais promis à la puce une paire de chaussures pour l'été si elle travaillait bien -le challenge était six A en trois semaines. Au début, ce devait être des ballerines chez Zara qui se sont révélées introuvables. Elle m'a alors bien fait comprendre qu'elle n'aurait aucun problème à oublier les ballerines puisque mes tropéziennes argentées lui plaisaient bien ! Direction la rue Saint-Placide dans le sixième. Essayage. Coup de foudre confirmé. Emballage. Et énorme bisou à la sortie ! Et elle dissertait sur ses nouvelles sandales, qu'on serait assorties, que ça irait drôlement bien avec les petites blouses que nous avions achetées il n'y a pas si longtemps, qu'elle serait la plus jolie à la plage !

Je pensais qu'elle serait fatiguée après tout ça. Et avant même que la question "Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" ne se pose, elle se plante devant moi et elle dit "On avait dit qu'on irait voir les Parisiennes, on a le temps ?". Certo, carina mia ! Direction le Marais. Dans la rue Sévigné, avant le musée Carnavalet, la boutique Brontibay, et j'avais repéré sur Internet une pochette imprimée parfaite pour le mariage. L'occasion de la voir en vrai. Et de l'acheter.

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L'expo des Parisiennes de Kiraz est un enchantement. Ce sont les planches originales bien sûr, et on peut voir les corrections que l'artiste a apportées. On a beaucoup ri. Parfois, certaines vignettes étaient un peu compliquées pour la petite, mais avec deux ou trois phrases d'explication, l'affaire était réglée. Mises à part les toutes dernières planches en anglais, il n'y a rien de vulgaire. Et elle s'est amusée à commenter les vêtements, les voitures des années 1970 -"y'en a plus des comme ça aujourd'hui !"-, les visages... Elle était toute fière de constater que toutes les Parisiennes étaient très belles ! Nous avons vraiment pris le temps de tout lire, d'autant qu'il n'y avait pas foule... La seule petite déception était la boutique de souvenirs. Ils n'y vendent qu'un catalogue et trois affiches, pas du tout des plus jolies ou des plus drôles.

Et lorsque nous avons retrouvé mon homme, le premier commentaire de la petite à son père a été "C'était trop bien les Parisiennes", et de se dépêcher ensuite de déballer ses sandales !

Ci vediamo ! Baci !

07.07.2008

Dolci momenti...

Un dimanche de bloggeuses que j'attendais avec impatience. Et un programme enthousiasmant ! Je retrouvais d'abord Princesse Audrey momentanément exilée à Paris, Petite Marquise et Fée Clochette. Cela faisait bien longtemps que nous essayions d'organiser ces moments ensemble et l'idée d'un pique-nique dans les jardins du Luxembourg nous a semblé idéale. Et hier, le temps était clément pour que nous profitions de cette jolie journée.

Le rendez-vous était fixé à 13h, et il a fallu que j'arrive quelques minutes en retard... ! Mes trois accolytes étaient resplendissantes devant les grilles du jardin... Nous nous sommes installées autour d'un banc qui devait nous servir de table et avons déballé nos trésors. Le pique-nique prenait des airs de déjeuner gastronomique ! Petite Marquise est un vrai cordon bleu et elle nous avait préparé une succulente quiche provençale et un délicieux taboulé -et Dieu sait qu'il était délicieux puisque normalement, je n'aime pas ça et que là, j'en ai même repris un peu !- et elle avait pensé à un petit plaisir du sud, une "olivade à la tomates" sur du pain au noix... J'en salive encore ! La Fée Clochette nous réservait une belle surprise : du champagne ! Et sans la moindre concertation, j'avais apporté des coupes en plastique parce que je n'avais plus de gobelets chez moi ! La meilleure amie d'Audrey nous a rejoint juste à temps pour boire quelques bulles ! Et en dessert, une salade de pêches maison, et des fruits rouges... ! 

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À force de papotage intensif, nous n'avons pas vu passé l'heure et nous sommes arrivées un peu en retard chez Ladurée où toutes les filles du goûter nous attendaient déjà ! C'est le ventre plein que nous avons pris place à cette immense tablée... Et les cinq gourmandes du déjeuner n'ont pris que du thé -pour commencer...- ! Les conversations ont débuté avec entrain, je retrouvais Leslie et Mlle ACB, j'ai rencontré Petite Fleur et Agathe... Le reste de la table était trop loin pour discuter, mais les occasions d'échanger n'ont pas manqué tout au long du goûter. Fée Clochette s'est laissé tenter par un Croustillant d'abricots et Audrey par "son" Ispahan. Moi rien. Tous mes gâteaux préférés manquaient à l'appel. J'ai ensuite pu un peu discuter avec Lili 1407 et Oopsgal, et en sortant de chez Ladurée, sur le chemin du Luxembourg où nous sommes retournées, j'ai pu papoté avec l'adorable Eré... Il n'y a qu'avec Dandelilion et Roxychou que je n'ai hélas pas pu échangé. Mais ce sera pour une prochaine occasion.

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Ces goûters sont toujours de bons moments, et notre assemblée faisait l'effet d'une grande réunion de famille, sous la verrière du prestigieux salon de thé, en plein milieu ! C'était très amusant ! J'ai passé une après-midi délicieuse, d'abord avec mes trois amies chéries, puis en découvrant plein de nouvelles têtes ! J'aimerais de tels dimanches plus souvent !

La journée n'était pas tout à fait finie pour moi puisqu'après j'allais au théâtre... Mais tu sauras tout dans un prochain épisode, mon cher lectorat ! 

Ciao !

04.07.2008

Sulla terrazza...

L'air de cette soirée d'été se prête à la rêverie, et aux confidences. Aujourd'hui, je t'emmène boire un verre sur la terrasse d'un hôtel enchanteur, à deux pas du Panthéon, avec une vue splendide sur les clochers de la ville.

Il est dix-neuf heures, la journée a été riche en émotions, et en découvertes. L'éléphant qui soutient l'obélisque est toujours aussi rieur et détonne devant la façade rude et austère de l'église Santa Maria Sopra Minerva, celle-là même qui abrite Sainte Catherine et Sienne et des fresques de Lippi. La place est calme, à deux pas de celle de la Rotonda, animée en permanence et envahie de touristes. Ce soir, un goût de luxe pur.

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Le palais qui abrite cet élégant palace date du XVIIème siècle, et l'hôtel peut se targuer d'en être un depuis la fin du XVIIIème. La façade est éclairée d'une douce lumière qui se fond dans le décor et la porte à tourniquet nous transporte hors du temps. Le salon extrêment raffiné rassure. Quelques riches américains se délectent d'une coupe de champagne en lisant le Herald Tribune. Mais ce n'est pas pour cela que tu es là. Les salons, il y a les mêmes à Paris, ou presque. Peut-être plus intimes encore !

L'ascenseur t'emmène jusqu'au sixième, et un couloir feutré s'ouvre devant toi. Une flèche indique "Terrazza", quelques marches à gravir et tous les toits de Rome paressent à tes pieds. Tu es sur celui, deux fois millénaire, du Panthéon. le serveur, affable, te conduit vers une table au bord de la balustrade en fer forgé, pour que tu puisses profiter de cette vue unique. L'atmosphère a ce je-ne-sais-quoi de magique des moments exceptionnels. Les bars de grands hotels pourtant n'ont rien d'impressionnant, ce sont des havres tranquilles, loin de l'agitation citadine. Mais celui-ci domine la Ville éternelle.

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Les cocktails se bousculent sur la carte. Une astérisque mentionne "in stagione" pour le Bellini. C'est donc que les pêches sont fraîches. Ton choix est arrêté. En Italie, les Bellini n'ont pas la même saveur. Ils sont plus frais. Presque frappés. Un délice absolu. Des petites assiettes gourmandes arrivent. L'art de l'apperitivo. Quatre mini bruschette... Des petites tranches de pain de campagne grillé, des tomates émincées, un filet d'huile d'olive, et une feuille de basilic. Toutes les vacances dans une bouchée. Des olives vertes et noires. Enormes ! Et des petites croquettes, fourrées de viande et d'une olive verte.

Les verres arrivent. Les lèvres trempent dans ce savant mélange de spumante et de jus de pêche. Ici, ce n'est pas du champagne. Mais Dieu que le résultat est ennivrant ! Une fine mousse vient te chatouiller la moustache. Le bonheur, c'est peut-être ça. Tu rêves de revenir ici avec ton amoureux. Et tu te laisses emporter par la vue, par le soleil de la fin de journée, par les mélodies au piano qui conquièrent la terrasse.

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Les rayons du tramonto, le crépuscule, caressent le clocher fou de Sant'Ivo alla Sapienza. Et les mouettes somnolent sur le Panthéon. Les toits de Rome prennent ces couleurs si particulières, orangé, lavande, ocre, terracotta, cannelle... Le soleil se couche avec art ici. Une toile impressionniste. Et de quoi rêver pendant des mois davant ces photos...

Spero che vi sia piaciuto quell'apperitivo insieme... Ciao cari ! Ci vediamo presto ! Baci...

01.07.2008

Sono felice !

Alors, avant toute chose, il faut que je t'annonce une IMMENSE nouvelle, qui m'emplit vraiment de joie et de soulagement, que j'ai apprise hier, après une après-midi avec la boule dans le ventre... : j'ai ma licence d'histoire... AVEC MENTION BIEN !!!!!! Je suis tellement ravie, heureuse, soulagée... ! Rome a réussi à me faire décompresser après cette année où je n'ai jamais autant travaillé, et les effets n'en sont que décuplés avec cette bonne nouvelle ! Mais l'énorme surprise a été mon résultat à ma micro-recherche sur l'UNESCO en histoire culturelle... 18,5 ! Comme quoi, les passions, ça motive ! Je suis défitivement en vacances, cette année est véritablement achevée et en todo lo alto ! Si, señor !

Je retrouve la vie parisienne. L'effervescence de la ville... C'était très amusant hier après-midi, je suis allée faire un peu les soldes -quand même- et je marchais du même pas qu'à Rome, un peu lent, pour tout bien regarder... Et dans une ville où tout le monde est toujours pressé, ça ne collait pas ! Je me suis fait bousculer dix fois ! Mais maintenant que c'est les vacances, et que je suis à Paris, pourquoi ne pas autant profiter du temps qu'en Italie ?

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Les immeubles du sixième que j'aime tant m'ont quand même semblé un peu fades derrière leurs façades blanches toutes sages... ! Il faut que je me désintoxique de Rome ! J'étais perdue dans le Bon Marché, au début, tout me paraissait sans le moindre intérêt... Un tas de bouts de tissus en vrac sur les portants, et bien trop de monde qui parle la même langue que moi au mètre carré ! J'étais paumée ! J'ai juste passé un temps fou devant les sublimes panamas, au rayon homme, dont certains avaient le ruban beige de mes rêves... Je sens que je vais craquer, le mien (trouvé à Nîmes devant les arènes, ma chère Leslie ! ;) )  a rendu l'âme et je ne peux pas passer l'été sans panama...

Il faut être honnête, les magasins parisiens m'ont manqué ! Pas tant que je voulais particulièrement acheter ou consommer, c'est leur présentation qui me manquait, leur classe, leur goût... Près de chez moi, il y avait la via del Governo Vecchio, qui fourmillait de ravissantes vitrines, des jeunes créateurs et des boutiques vintage -dans lesquelles je ne suis même pas entrée... je confesse... et j'assume !!- mais les prix affichés tenaient de la démence ! La moindre robe annonçait 500 euros ! Et il y avait cette enseigne alléchante : Joséphine de Huertas & Co, une robe tout à fait à mon goût dans la devanture... J'entre, juste comme ça. Et là, Paul & Joe Sister, Joseph et d'illustres inconnues mais probablement cousines transalpines de Maje, Sandro et consorts ! En revanche, j'ignorais que survoler le Mont-Blanc donnait une telle plus-value ! Les articles de nos petites marques françaises s'enorgueillissaient de valoir près du double de chez nous ! De la folie douce !

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Bon, lui, si j'avais gagné au Loto avant de partir, il aurait fait un souvenir parfait... Sac Bulgari "maison Principale Via de' Condotti, Rome", parfait avec un panama... Et mon carré noué autour de l'anse ? Soupir... !

Donc point de shopping à Rome... Juste du léchage de vitrine, surtout dans le coin de Via de' Condotti et via del Babuino... D'autant que Margot m'avait donné rendez-vous devant la boutique Miu Miu, et que, comme j'avais eu la mauvaise idée d'arriver un rien en avance, j'ai eu le temps de baver devant la vitrine... !

Outre les classiques internationaux -et champions d'Europe comme notre chez Zara l'Ibère-, les boutiques abordables ressemblent à des supermarchés ou à des stands de marchés sédentaires. Pas très engageant quand on est 1/ snob, 2/ parisienne, 3/ plutôt attirée par des couleurs douces et des jolies matières... Les boutiques de chaussures sont plus tentantes, mais mes pieds étaient si fatigués et si peu présentables après tant de marche et un oubli de pierre ponce, que je n'osais même pas pousser leur porte !

Enfin, depuis que je suis rentrée, je me suis déjà rattrapée... Hé hé !

Ma questo, vi lo raccontero' domani, Cari !

30.06.2008

La vita romnana...

J'ai adoré la vie à Rome... Mon appartement était en plein centre, à 5 minutes à pieds de la piazza Navona, et à 50m du Pont Saint-Ange... ! Le rêve ! C'était délicieux de pouvoir sortir le soir et de rentrer en trottinant, sans se préoccuper d'un quelconque moyen de locomotion... ! Et c'est une chose que je n'ai jamais connu à Paris !

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La Via di Panico, où j'habitais.

Bien sûr j'ai des millions de choses à te raconter, mon cher lectorat, des dizaines de clichés à te monter, mais je ne sais pas par où commencer ! Depuis que je suis revenue, je suis un vrai moulin à paroles, je montre mes itinéraires sur une carte (j'ai repassé en rose fuschia toutes les rues dont j'ai foulé les pavés sur un plan... Eh bien j'ai pas mal silloné, c'est rien de le dire ! ), je développe chaque visite pour essayer de rendre au mieux ce que j'ai vécu... Ma famille et mon homme n'ont pas le loisir de placer le moindre mot ! Je suis encore euphorique de cette expérience !

C'était extraordinaire de redécouvrir des lieux que j'avais déjà vus plusieurs fois, avec des yeux neufs, après près de deux ans d'histoire romaine, d'avoir conscience de ce qu'ils signifiaient, et des gens qui y avaient vécu. Je me suis extasiée devant la maison d'Auguste sur le Palatin, j'ai admiré tant et tant de statues parfaitement conservées, j'ai exploré Ostie en long en large et en travers, j'ai découvert l'empire chez Hadrien... J'ai fait la connaissance de nouvelles têtes, d'un autre régime... Marc-Aurèle et Trajan ont accompagné mes promenades, et César était un repère rassurant... Il y a même une librairie qui s'appelait Cicéron !

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Les fresques impeccables de la maison d'Auguste... Le premier empereur romain a respiré, a marché, a vécu dans cette pièce ! J'en avait des frissons !
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Ledit empereur, statue en pieds, en marbre blanc, exposée au Palazzo massimo alle Terme (une merveille). Oui, il avait les oreilles décollées.

J'ai l'impression d'avoir vécu trop de choses en même temps, d'avoir pris confiance en moi, et peut-être d'avoir un peu grandi aussi. Je ne sais pas m'expliquer ce trop plein de sensations ! J'ai été si heureuse à Rome ! Tout me semblait simple, je pouvais faire ce que je voulais en un claquement de doigts !

J'ai eu l'impression parfois d'avoir un rendez-vous avec le sublime... J'ai cru pleurer dans le théâtre maritime de la villa d'Hadrien à Tivoli ou devant les marbres du Bernin de la Gallerie Borghese que j'ai visitée vendredi... Ils m'ont transportée, je suis restée littéralement pétrifiée devant tant de perfection... Mais il y a de fortes chances pour que je consacre un billet entier au Bernin... Et aussi aux terrasses romaines, j'ai développé une véritable obsession pour ces jardins suspendus au dessus des immeubles !

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Les terrasses, à Campo de' Fiori...

Côté shopping, j'ai découvert une boutique qui ne vendait QUE des objets Vespa et Cinquecento, et je l'ai dévalisée le dernier jour... ! Des mugs, des crayons, un porte-clefs, des magnets... ! Une vraie Vespa touch attitude ! Je me suis aussi rapporté un petit carnet avec le plan de Rome en couverture, des cartes postales et trois livres : 101 cose da fare a Roma almeno una vita nella sua vita, Sicilia mia -acheté à la Libreria del Viaggiatore !- et Le Palais Farnese acheté à l'ambassade... D'ailleurs c'est vrai, il y a ça aussi que je dois te raconter ! Eh bien, si je craignais d'être en manque d'inspiration... !

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La boutique, dans une petite rue près de Panthéon...

Pas de vêtements, si ce n'est cette petite blouse Zara dégotée la première semaine. Et ce n'est pas faute d'être entrée dans des boutiques... ! J'habitais même juste à coté de l'équivalent d'une rue des Francs-Bourgeois, c'est dire ! Non, non, je ne suis pas malade ! Mais je t'en reparlerai... Cette note est déjà bien assez longue !

Ci vediamo prestissimo !

14.06.2008

La dolce serata...

Une soirée merveilleuse !!! J'ai passé une soirée extraordinaire !

Ce qui restait de mon après-midi a été consacré a la préparation du buffet. J'ai commencé par ce qui était simple : faire chauffer la pizza et les petits fours pour en profiter et ranger mon bureau qui était dans un état indicible ! Lorsque Sandrine, mon amie de la fac, est arrivée pour m'aider, nous nous sommes attelées aux tâches plus pénibles : le rapage du chocolat pour garnir le tiramisu et l' "écrabouillage" en règle de pêches blanches pour obtenir leur jus -pour mes Bellini ! Puis rationnalisation des paquets !

Ensuite, pomponnage.

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C'est ma mère qui nous emmenait avec les sacs et les glacières jusqu'au pont et mon amoureux arrivait avec une autre partie des courses -ce n'est pas des lubies d'organisation compliquée, c'est un changement de programme pour cause de belle-mère un chouia intrusive !- mais elle a eu un peu de retard... Imagine mon stress d'arriver après tous les invités !! Sur le trajet, mon téléphone a sonné toutes les deux minutes, pour jouer aux GPS, essayer de rassembler les troupes -tout le monde ou presque était sur le pont mais personne ensemble !- ou rassurer à propos de la météo.

Une fois tous les paquets descendus sur le quai et la table dressée... Une goutte... Puis deux... Une averse !! Mes amis disent que j'ai un problème avec l'eau pour mes anniversaires, c'est vrai ! Entre alerte à la vague, orage aussi terrible que soudain ou bataille de ballons remplis d'eau, mes anniversaires sont toujours intrinsèquement liés à la flotte... Il pleuvait quand je suis née ! Donc, nous avons transporté la table toute dressée et les sacs sous le pont, juste au bord de l'arcade pour être protégés sans renifler les odeurs pour le moins douteuses que l'ont peut humer sous un pont parisien !

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La soirée a commencé naturellement par le salé, j'essayai de vadrouiller entre les petits groupes mais il y avait tant de mes amis que je n'avais pas vus depuis des lustres que c'était un peu ardu ! Mon petit groupe de confrères historiens faisaient des plaisanteries... d'historiens !! Et je commence à sérieusement m'inquiéter parce que j'en ris ! Mes chères amies bloggeuses se sont retrouvées pour évoquer notre passe-temps, nos rencontres, et la chance que nous avons eue de nous trouver, mes plus vieux amis papotaient entre eux et puis tout ce petit monde a peu à peu fait connaissance et a échangé sous le regard bienveillant d'Henri IV...

Le lieu devient magique au coucher du soleil, et nous avions un cadre de rêves pour ce petit buffet italien sur les rives de la Seine, classées au Patrimoine mondiale, s'il vous plaît ! Le Bellini avait un goût de vacances méditerranéennes et les plats eurent beaucoup de succès !

Avant le dessert, le traditionnel rituel d'ouverture des cadeaux... Et j'ai été encore très gâtée ! (en revanche, peu de photos puisque je n'ai pas eu  le temps de les prendre individuellement, et sur celles prises hier, il y a nos visages, or je n'ai pas photoshop pour mettre une petite étoile dessus !)

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Pour un petit inventaire à la Prévert, il y avait : le livre sur Rome que je voulais tant, plusieurs romans très éclectiques pour les journées d'été, les deux de Frances Mayes qui étaient sur ma liste, un petit livre sur le splus jolies terrasses de Paris -le but étant de les tester, of course !-, deux ravissantes petits verres-tasses pour le café, LE paillasson "Mon Petit Palais", et on se demande d'où ça vient... Un sublime sautoir qui me hantait depuis le 8 mai crée par des petites mains de fée, un très joli collier estival crée, lui, par les mains habiles d'une maman de Camille, le livre sur la Sicile -en double... !-, du thé Mariage Frères dont un ultra exclusif cueilli qu'une fois l'an, d'adorables boucles d'oreilles et un portefeuille idéal pour les voyages, rouge comme ma Vespa !

Il y eu une tentative de réapprovisionnement en vin rosé par mon meileur ami mais avec un léger détail manquant : le tire-bouchon ! Eh oui, nous n'avions ouvert jusqu'alors que des bouteilles de spumanti !

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La galère pour laisser les bougies allumées à cause du vent...

Le tiramisu a été dévoré dans mon dos pendant que j'ouvrais les paquets du coup les gloutons invités ont été privés de chocolat puis forcés priés d'en manger une deuxième part en bonne et due forme -Sandrine et moi n'avions pas passé l'après-midi à raper du chocolat À L'ECONOME pour rien !!!

Les premiers invités sont partis à cause de la contrainte "métro" puis les sacs sont gentiment remontés jusque sur le quai et la soirée s'est achevée... !

C'était vraiment un moment formidable ! J'ai été ravie de cet anniversaire, de ces moments précieux, pleins de rires, de conversations joyeuses et de gourmandises !

Baci  a tutti !

12.06.2008

Un sogno...

(attention, note interminable !) 

Merci à toutes pour vos adorables petits mots ! J'ai été vraiment très très très touchée !!! Je n'en revenais pas !

C'était un anniversaire très réussi. Mon amoureux a été incroyable, il m'a emmenée déjeuner au Mood, le restaurant des Champs-Elysées qui a remplacé le Latina Café que j'aimais tant. J'ai été conquise ! C'est un endroit très agréable, une sorte de mélange entre une ambiance européenne et japonaise, le repas était délicieux, avec une petite coupe de champagne rosé, un gaspacho, un plat à tomber et un dessert à se damner -une mini charlotte au fromage blanc et aux fraises fraîches !

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Ensuite, il m'a emmenée choisir mon cadeau parce qu'il n'avait pas trouvé ce qu'il voulait au départ... Et là, il me fait entrer chez... Hermès ! J'ai cru que j'allais m'évanouir ! Mes joues me faisaient mal à force de sourire, et je disais merci avant même d'avoir de cadeau ! Il avait vu une pochette de toilette, et hésitait avec une serviette de plage... La pochette était mignonne, mais j'hésitais et aucun motif de serviette ne me plaisait vraiment... Soudain, éclair de génie ! "Et un carré ?"

Nous sommes redescendus, le vendeur qui nous accompagnait était vraiment très gentil et très patient ! Il me montre quelques carrés, et j'en vois un orangé qui me tape dans l'oeil et qui m'en rappelle un qui m'avait marquée cet hiver à Megève. Je lui en parle, le lui décrit... Même motif mais pas les mêmes coloris... Il est là ! Dans la vitrine d'à côté ! Sublime... C'est lui ! The one ! Mon tout premier carré Hermès dont je rêvais depuis si longtemps ! Coloré, chic, intemporel et déjà mythique me dit le vendeur... Indian Dust... Son nom suffit à me faire voyager... Pendant que le paquet se prépare, je sens les différents "Jardins"... Le ""Jardin en Méditerranée" me plaît, mais il est un peu trop "agrumes"... Et le "Jardin après la mousson" est un enchantement... Le vendeur m'en vaporise sur un bout de ruban qu'il noue à mon poignet... J'adore !

En ressortant de la boutique, je brandis fièrment mon sac en papier orange ! Je parade, même, sur le chemin du bureau de mon homme... Il me taquine doucement... Je suis la plus heureuse du monde... J'étais loin de m'attendre à ça... !!

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Ensuite, je retrouvais le fils de mon amoureux pour aller nous balader une petite heure en attendant de retrouver mon homme... Une mission principale : aller enfin m'acheter ce blazer Sandro qui me hante depuis le début de la saison... Ce sont les soldes privés, et mon anniversaire, toutes les conditions sont réunies ! Direction les Tuileries, à trois stations de métro... Arrivés à la boutique : rien. La vendeuse me dit qu'ils sont en rupture de stocks depuis des semaines. Mais je l'ai vu vendredi à Courcelles !!!! Je commence à téléphoner à tous les Sandro de Paris, invitation en main, pour leur demander s'ils en ont encore un à ma taille... Au cinquième appel, ouf ! Il en reste un rue des Saints-Pères... Le 6ème me sauvera toujours la vie... ! Je dis à mon interlocutrice de me le garder 15 minutes, le temps d'arriver en métro ! J'arrive, épuisée, mon petit beau-fils sous le bras qui a l'impression de rejouer Mission impossible, et je l'embarque !

Sauvée !

L'après-midi se poursuit par un trajet en RER la tête posée sur l'épaule de mon amoureux...  Arrivés à la gare de sa ville, nous devons nous séparer jusqu'à vendredi puisque je devais filer donner mon cours... Mais comme mon amoureux est parfait, à 18h, il m'attendait devant la gare pour un dernier petit bisou et pour me donner le cadeau de mes "deuxièmes beaux-parents", un magnifique cadre déjà tout rempli de photos !!! Je l'ai ouvert dans le train, et j'étais toute émue !

De retour à la maison, mon oncle arrive quelques minutes après moi... Je mets la table et étrenne une nappe trouvée à Saint-Tropez l'été dernier... J'adore dresser les tables, assortir les couleurs, sortir mes jolis couverts... La soirée commence par du champagne rosé, what else ?!

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Et j'ai été particulièrement gâtée... Il y a la robe Miu Miu, évidemment, que je vais enfin pouvoir pendre dans mon armoire et regarder tous les jours... Et il y a des petites merveilles trouvées dans une vente privée Chloé la semaine dernière... Une chemise parfaitement coupée, une blouse en lin bleu marine avec un col en soie sauvage écrue, et un chemisier en coton ajouré avec un grand col claudine... Les prix étaient dérisoires... Le blanc était moins cher qu'une blouse Zara et les deux autres, dans les tarifs pratiqués par Sandro... ! C'aurait été un crime de ne pas craqué ! Ce jour-là, ma mère s'est offert le sac de ses rêves au quart de son prix, celui-là même que j'aurais voulu lui offrir pour son anniversaire de dizaine en novembre dernier... ! Et j'en profite pour te montrer mes nouvelles tropéziennes !

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Promis, des photos de meilleure qualité et portées très vite, c'est un peu le rush ce matin... !  

J'ai aussi eu le Guide Bleu de Rome, que je dévore depuis hier, et des petits sous... Qui attendront sagement les vacances et les soldes pour être dépensés ! Et le Géo sur la Sicile que m'avait acheté mon amoureux !!!

Le dîner était délicieux, avec des rougets, des courgettes et des tomates cerises, une charlotte framboises et marrons...

Un très bel anniversaire, donc... ! Pas tout à fait fini puisque la fête continue vendredi ! Et samedi midi avec mon père et mon frère qui ne pouvaient pas être là hier !

Encore merci à vous !! Vous avez fait de mon anniversaire une journée merveilleuse, pleine de petites attentions et de mots adorables... !

Baci a tutti !!!

09.06.2008

Una colazione reppublicana

Samedi matin, j'aurais pu faire la grasse matinée, rester à comater tranquillement devant un verre de jus d'orange et une émission de déco ou écouter en boucle les infos sur LCI dans un demi sommeil. Mais non. Samedi matin, debout 6h30, plus tôt encore que pour les partiels... Pour un petit-déjeuner offert par la République...

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Au Sénat.

Tous les ans, le Sénat organise une journée portes-ouvertes dédiée à l'histoire, et pour la première fois  cette année, je pouvais y aller. J'étais invitée au petit-déjeuner débat, à 8h30 tapantes, dans les salons Boffrand, autour du thème "Héritage et sources culturelles de l'Europe". J'avais répondu assez longtemps à l'avance pour être sûre d'avoir encore de la place, un sujet comme celui-ci, je ne pouvais pas le manquer ! Mais j'étais loin de m'attendre à ça... Un vrai petit-déjeuner. Dans le cadre époustouflant du Palais du Luxembourg... Avec des tables dressées comme pour une visite officielle. C'était incroyable ! J'imaginais qu'il y aurait bien plus d'étudiants, puisque nous sommes nombreux à avoir reçu le petit carton d'invitation, mais non. Surtout des professeurs. Et les traditionnels piques-assiette.

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Le débat portait donc sur les racines de l'Europe, sur la complexité de son héritage et sur les enjeux qui en découle. C'était intéressant, mais j'ai été un peu déçue par l'attitude des trois historiens présents qui se préoccupaient plus d'asseoir leur réputation en contredisant leurs voisins que de réellement nous faire partager leurs connaissances. Les querelles universitaires semblent infranchissables, parfois.

Ce que j'ignorais, c'est que l'invitation me permettait d'assister à d'autres conférences ! Alors au lieu de repartir du Sénat à 10h, j'y suis restée jusqu'à 13h30 ! C'était fascinant... ! Je suis ensuite allée à la conférence inaugurale donnée par Elie Barnavi -l'ancien ambassadeur d'Israël en France et actuel directeur scientifique du musée de l'Europe- sur le thème de "l'Europe vue d'ailleurs". L'ambassadeur de Slovénie était également présent ainsi que Philippe Richert, vice-président du Sénat. Christian Poncelet ne devait nous rejoindre que plus tard.

Le niveau n'était plus le même, Elie Barnavi jouait avec les phrases et oscillait toujours entre sérieux et humour, entre savoir et dérision... J'ai vraiment adoré sa conférence, il a été d'une clarté et d'une finesse peu communes, il a su expliquer les défis de l'Europe et ses faiblesses avec un pragmatisme impressionnant et son propre regard extérieur était extrêmement enrichissant. Il ne faisait pas dans la langue de bois, il disait réellement les craintes qu'il avait pour l'avenir de l'Union et la prudence qu'il faut avoir. Il a défini la notion d'héritage culturel -à mon sens, bien mieux que ne l'avaient fait les intervenants du matin- et a répondu aux questions qui lui étaient posées avec une pédagogie formidable !

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La Salle des Conférences où se tenait l'ouverture solennelle est absolument magnifique, même la Galerie d'Apollon du Louvre semble bien sobre à côté ! Du stuck et des boiseries partout, des ors et des fresques, des lustres et des statues... Tout m'émerveillait ! Pour y parvenir, il a fallu traverser deux cours, gravir l'immense escalier d'honneur et traverser deux salons... J'étais comme une gamine, à regarder en l'air, à prendre des photos de travers pour ne pas gêner le passage, à ne plus savoir où il fallait que mes yeux se posent !

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J'en ai profité pour acheter le dernier ouvrage d'Elie Barnavi, d'autant que celui-ci était supposé les dédicacer, mais le temps a manqué... Après sa conférence venait la remise de prix du Sénat du Livre d'histoire, que Denis Lacorne a gagné pour son De la religion en Amérique. C'est le président du jury Jean-Noël Jeanneney qui officiait, mais après l'éloquence d'Elie Barnavi, il m'a semblé un peu ennuyeux, trop pompeux aussi... Et un chouia "cireur de pompes" !!

La matinée s'est achevée par un petit tour de la Cour d'Honneur. J'aurais aimé voir l'hémicycle, mais le petit-déjeuner s'est achevé trop tard pour que je me rende à la conférence qui y commençait à 10h. L'année prochaine... Parce que je compte bien y retourner ! J'ai vraiment adoré l'ambiance, le cadre, et l'intelligence des propos que j'ai pu écouter... !

Ciao tutti !

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