02.07.2008

Una giornata d'estate...

Parfois, la vie semble légère, douce et onirique. Je profite de ces instants privilégiés... J'en m'en délecte... Mes pieds ont l'air de flotter dix centimètres au dessus du sol, j'ai du temps, le soleil est là, et mon esprit est tranquille... Alors aujourd'hui, je t'emmène te promener, pour savourer cette journée d'été...

Quelque part dans le monde... Le ciel bleu, des façades bigarrées et des jardins suspendus sur les toits... Des vagues de fleurs mauves courent le long des balustrades, les rayons du soleil viennent chatouiller les clochers de marbre blanc, imaginés quelques quatre siècles plus tôt par des génies renaissants. Dans les rues, l'été bouillonne... Des passants errent devant des monuments séculaires, et les voient sans vraiment les regarder... Chaque jour à la même heure, ils traversent cette place où les touristes affluent, plus tard dans la matinée, pour aller travailler... Agrippa veille. Et la Sagesse s'enroule au dessus des toits...

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Le clocher de Sant'Ivo alla Sapienza, un chef-d'oeuvre du Borromini, caché au fond de la cour des Archives...

Un peu d'avance, et le temps de prendre un petit déjeuner en terrasse, sur un bout de trottoir... Une institution, une habitude... Le grancappuccino. Les degrés grimpent, et la ville s'étire sous le soleil matinal. Le journal annonce des températures caniculaires... Une blouse aérienne et salvatrice, pour laisser passer la brise, et couvrir les épaules... Un petit morceau de coton vaporeux et faussement sage, des fines rayures, un soupçon de soie... De quoi profiter de la journée sans suffoquer...

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Blouse Vanessa Bruno Athé trouvée hier à Paris en soldes... ! Panama en fin de vie, Nîmes...

Les terrasses attirent le regard, comme autant de jardins de Babylone, invitent à la paresse dans une douce torpeur. Mais les rues de la ville se déroulent sous les pieds, pour se révéler, pour dévoiler des places méconnues, des joyaux secrets, une harmonie parfaite au fond d'une cour à l'entrée bien sombre...

La ville ne montre ses trésors qu'à ceux qui les cherchent... Alors, au file des vicoli, on joue aux explorateurs en herbe... Les immeubles s'entremêlent dans un joyeux chaos, une vespa bleu marine dort au soleil et son propriétaire étend son linge à la fenêtre... Le sud... Le bonheur simple et l'odeur grisante des draps blancs fraîchement lavés qui sèchent aux balcons... Les rayons plongent dans la cour. Et le chemin se poursuit...

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Arco degli Acetari, à deux pas de Campo de' Fiori... Un havre secret...

Les fontaines chantent leur continuelle mélodie et rafraîchissent le badau... Quelques goutes dans la nuque, et sur le front... Des ruelles étroites, abritées du soleil, des églises discrètes derrière de grands murs austères... Un obeslique et un éléphant... Et en poussant la porte, pour un peu de repos, et de fraîcheur aussi, des fresques de Lippi... Un enchantement. Des anges, le bleu de la Méditerranée, une grâce indicible... Piazza della Minerva... Une adresse bien solennelle pour Saint-Catherine de Sienne. Elle partage la tache de protéger la Botte avec Saint-François d'Assise. 

En traversant le Corso de l'omniprésent souverain, le ghetto... Un havre de tranquillité, un condensé de charme, et la douceur de vivre. Sur une petite place, on réapprend la lenteur avec d'adorables tortues... Kundera serait ravi... Des touristes allemands trempent le bout de leurs orteilles dans  l'eau.

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Les fresques de Lippi à Santa Maria Sopra Minerva 
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Un détail de la fontaine des Tortues, piazza Mattei, dans le ghetto...

La matinée file. Les pieds sont déjà engourdis de cette promenade. La vitrine de la patisserie est alléchante... Et entre la crostata de ricotta et la sfogliatella napoletana, le coeur balance ! Tu choisis la première et tu te jures de revenir goûter l'autre le lendemain... Tes pas t'ont mené le long de la Via dei Gibbonari et tu arrives à Campo de' Fiori.

Les restes du marché jonchent les pavés, des choux éventrés, des tomates abîmées et de fleurs de courgettes fanées, quelques couples sont attablés. Les pigeons se régalent de miettes et les terrasses semblent assoupies pour une sieste improvisée...

Cet après-midi, si tu as encore un rien de courage, tu te lancerais bien un défi un peu fou... Ou peut-être demain...

Ciao Cari !

13.06.2008

In fine !!!

Sauvée ! Je suis sauvée !

Jusqu'à aujourd'hui 14h je n'avais absolument aucune idée de comment j'allais bien pouvoir m'habiller... Un de mes nouveaux petits hauts ? Avec une jolie jupe ou un pantalon de costume ? Ecru ? Noir ? Quelles chaussures ? Ou carrément une robe ? Nouvelle de préférence... ? Ce matin, c'était panique à bord... Cours d'italien juste avant de partir à Rome, pas franchement eu le temps de faire mes exercices depuis le début de la semaine, des préparatifs qui n'en finissent plus -je me rends compte qu'il me manque quelque chose sans arrêt ! Et ce fichu stress, dont j'ai presque honte tant il est superficiel du : comment je m'habille ?!! Toutes mes amies me disaient qu'elles allaient mettre cette robe, qu'elle n'ont pas souvent l'occasion de porter... Et j'étais à deux doigts de débarquer déguisée en joueuse de tennis améliorée...

Donc, ce matin... Appel  au secours à ma Petite Marquise adorée ! Une valeur sûre pour un avis objectif dans une boutique, l'élégance incarnée et beaucoup de pragmatisme ! Heureusement qu'elle a une journée off ! Le rendez-vous est fixé à midi devant le Bon Marché, juste après mon cours d'italien...

Sauf qu'une fois dans le RER pour filer à ce cours, je m'aperçois que j'ai oublié mon portefeuille... Moins pratique pour faire un achat éventuel... Texto affolé... On se retrouvera à 13h30, moi essoufflée par mes allers-retours dans ces fichus transports... Il est temps que j'habite le sixième !! (Mais je n'ai pas eu l'appartement dans mes cadeaux, hélas !)

Un tour rapide au BM puis direction Sandro de la rue des Saints-Pères, c'est toujours les soldes privés, on ne sait jamais... J'essaie la jupe à laquelle je pensais, mais non... Elle est très jolie mais seulement sur le cintre... Et il y a cette robe, que j'avais plus ou moins repérée il y a quelques semaines... Essayage... Et... Adjugée, vendue !!

Du coup, ce soir, ça va donner ça...

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Nouvelle robe Sandro ! Paletot écru maje de l'an dernier, escarpins Alexandra Neel d'il y a un siècle, sac 2.55 de mes 20 ans et mon carré, peut-être autour du cou s'il fait froid, peut-être négligemment noué à l'anse de mon sac... Verremo !

Pour célébrer la dolce vita, ça devrait aller, non ?!

Ci vediamo ! Baci !!

30.05.2008

Con quel tempo !!!

Ciao tutti !

L'humeur va mieux... Je me rends compte que mon cerveau absorbe plus que ce qu'il veut me faire croire et je fais des grands discours sur la naissance de l'Etat moderne et l'art du mémorialiste à ma pauvre maman qui veut bien m'écouter... ! Donc, c'est que ça rentre ! Maintenant, ce qui en ressortira mardi... Pfiou... ! On verra ! Toujours est-il que j'essaie de me calmer un peu... Et de sortir un minimum ! Hier, je donnais un cours, j'étais bien obligée de mettre mon nez dehors...

Avec un temps pareil, moite, doux, et des nuages qui te tombent sur la tête toutes les cinq minutes, résoudre le problème de l'habillage est sacrément ardu ! Et comme je suis particulièrement flemmarde en période de révisions pour me préoccuper de ce à quoi je peux bien ressembler, je ne cherche pas loin... Confort et simplicité sont les maîtres mots ! Mais pas de jean jusqu'à nouvel ordre parce que j'ai porté le dernier que j'ai acheté un jour de chaleur et il m'a irrité la cuisse...

Donc, voilà ce que ça donne...

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Le pantalon, c'est mon sauveur en toutes circonstances... Je l'ai acheté à Genève, chez Sandro, en soldes de chez soldes il y a trois ans, et il n'a pas bougé d'un fil malgré les lavages et relavages intensifs... C'est ma pièce fétiche... Il a de très fines rayures tennis, il est doux, tombe impeccable, et... amincit ! Ce dont j'ai bien besoin en ce moment ! (la période pré-examens entraîne chez moi une mutation de mon cerveau qui a une légère tendance à me rajouter 20kg...)...

La veste, une Gap, en maille ultra-fine, dont j'adore la longueur. Un achat récent, mais sur ma liste depuis le début de saison... ! C'est le cardigan qui va venir réchauffer un peu mes petites tenues d'été pour les dîners en terrasse ou les promenades nocturnes ! Il a tout pour lui, la couleur très neutre qui se marie avec n'importe quelle autre pièce, la coupe nonchalante, les manches trois quarts...

Et le T-shirt, un Carolina Herrera trouvé dans un stock à quelques kilomètres de Lisbonne, après ma journée des trois monastères l'été dernier... Il a aussi une coupe souple, et j'aime beaucoup le détail avec ces petites grappes et la fleur, ça change... !

Voilà ! Pour parachever le tout, des escarpins-pantoufles Pura Lopez tellement usés qu'ils ont été ressemelés deux fois ! Ils commencent à fatiguer un peu, mais je les aime tant... !!

Baci a tutti ! Ci vediamo presto !

EDIT de 8h56 : Je suis faible, surtout en cette période... Vente privée Maje sur BazarChic, où d'ordinaire je n'achète jamais rien... Mais il était là, et j'en cherche un comme ça depuis des semaines... ! À 35€, pourquoi aurait-il fallu se priver ? Et le petit haut ? Bah... Pour compléter !!

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Avec de fines rayures, une coupe ample, pile la bonne longueur... !
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En période d'examen, il ne faut pas me demander de résister... ! Cosa ne pensi ?!

16.05.2008

Sono disperata...

À l'heure où tu liras ce post, mon cher lectorat, il sera trop tard... Je serai déjà sur le chemin de mon entretien, habillée comme un sac, et avec l'air de faire quinze tonnes. Parce qu'hier soir, je me suis rendue compte de deux vérités douloureuses :

- J'ai décidément quelques kilos à perdre, et mon poids estival habituel me semble bien loin...

- Je n'ai rien de potable dans ma penderie. Enfin ,si la robe miu miu. Que je ne peux pas porter avant le 2 août.

Et de là, plusieurs interrogations : pourquoi je mange toujours trop de douceurs en hiver ? Pourquoi je n'achète jamais "ce qu'il faut" ?

Parce que si j'avais un peu plus de plomb dans la cervelle, ce pantalon bleu marine pas en jeans qui te sauve de tout faux-pas, je l'aurais déjà. Ou alors, j'aurais investi dans un vrai joli jeans à la coupe parfaite et un chouia remonte-fesses. Un Notify. Au hasard. Au lieu d'une énième blouse. Mais plus de 50€ dans un jeans, c'est viscéral, je ne m'y résouds pas. Et la conséquence logique étant que je n'ai toujours pas de vrai beau jean...

Pourquoi je n'ai toujours pas acheté ce blazer de collégienne sage, manches 3/4, chez Sandro, qui me fait baver d'envie depuis des semaines ? Parce qu'un beau jeans, un blazer et une de mes inombrables blouses vaporeuses auraient parfaitement fait l'affaire... Avec mon grand sac en cuir naturel, le tour était joué ! J'arrivais en étudiante sérieuse, mais qui prend soin d'elle, motivée, mais pas coincée, chic sans être fashion-victim.

Et au lieu de ça, la débandade.

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Alors pas de commentaires désobligeants, hein ? Je me sens moche, grassouillette et courte sur pattes... Donc flare Zara Lisbonne -juste pour frimer !-, top Joseph de l'an dernier, paletot maje de l'an dernier aussi, repris cette année dans une autre matière, sautoir russe, trouvé à la Foire de Paris, chaussures Maloles qu'on ne voit pas et sac VB, the Famous. 

Si au moins il faisait un vrai beau temps, j'aurais eu la solution... Une robe blanche, un cardigan long à la maille très fine, mes chaussures compensées Maloles (de l'an dernier !) et mon grand sac... Même si le blazer marine aurait bien eu sa place là aussi...

Et pourquoi je n'ai toujours pas raccourci cette jupe divine piquée à ma mère ? Autrefois jupe-culotte, blanche rayée beige dans le sens qui amincit, transformée en jupe trapèze, avec une ceinture assortie, elle m'arrive mi-mollet... Pile la taille qui me donne l'air d'une naine... Pourtant, avec mon petit haut en maille Joseph (sur la photo), elle aurait été du plus bel effet... Avec ce maudit blazer marine. Et des chaussures qui ne sont pas dans mon placard... Mais chez mon amoureux... Idiote que je fais...

Et enfin, pourquoi n'ai-je toujours pas investi dans cette divine paire d'escarpins en cuir naturel ET en noir qui iraient avec toutes mes envies... ?! Leur prix ? C'est probablement une bonne raison (125£ chaque... No comment)...  Pourtant, les noirs iraient aussi drôlement bien avec ma robe miu miu et casserait son côté sage... !

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Pourquoi je n'ai aucune imagination quand je suis plantée devant ma penderie et que quelques pièces toujours pas achetées m'obsèdent ? j'ai l'impression que sans elles, je n'arriverais jamais à composer la moindre tenue digne de ce nom... Il faut se rendre à l'évidence, je n'ai pas de talent pour jongler avec les fringues ! Enfin, surtout avec celles que j'ai et qui me semblent bien fades en ce moment... !

Et pourquoi je n'ai pas de, au hasard : ballerines Lanvin, pour sofia-coppoliser une petite robbe noire, Pierre Hardy roses fuschia pour donner du peps à n'importe quoi, Birkin orange, pour le bonheur d'en avoir un, et ce p... de blazer ?!!!

Alors voilà... Je ne sais pas comment m'habiller pour ce fichu entretien dans cette fichue école pour cette fichue année prochaine... Mais j'ai décidé de ne poster ce texte que ce matin... Comme une bécasse... Parce qu'on ne sait jamais, des fois que vous m'auriez aidée !

Sospiro...

12.05.2008

Solo per gli occhi...

La robe est sortie de son sac, parce que ma mère voulait la pendre pour ne pas qu'elle se froisse... Alors j'en ai profité pour prendre quelques clichés et te la montrer !

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LA robe et ce rose poudré, ou ce beige rosé, ça dépend de la lumière, qui m'a fait chavirer !
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Le haut, taille empire, avec des fronces délicates sous la poitrine...
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Un détail de la bretelle... Ce qui m'avait conquise dans cette robe dès le premier instant...
Baci a tutti !

11.05.2008

Una storia quasi finita...

Je suis sur un nuage.

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Les journées se suivent et chacune m'enchante. Hier, ma matinée avait été très productive pour une recherche que je dois rendre dans dix jours et j'avais même pu me mettre en maillot au soleil, assise sur le rebord de ma fenêtre pour lire mes documents et dorer en même temps. Pour la première fois de l'année, je me suis tartinée de crème solaire et j'ai senti son parfum délicat de vacances, et de Méditerranée sur ma peau.

Et, hier, j'ai passé une journée "de filles" avec ma mère comme cela faisait bien longtemps que ce n'était arrivé. Nous avions rendez-vous chez le coiffeur, en face du Bon Marché, pour rafraîchir tout ça avant l'été. Mes cheveux étaient trop longs, sans forme, et s'étaient beaucoup abîmés depuis un mois, ils avaient vraiment besoin d'un petit coup de fouet. Et ma coiffeuse est un génie ! Elle est la seule à comprendre ce que je veux, la coupe avec laquelle je me sens bien, qui se remet en place toute seule le matin, avec une mèche sur le front, mais que je peux coincer derrière l'oreille pour ne jamais l'avoir dans les yeux...  L'alchimie parfaite !

Et hier, en sortant de chez le coiffeur, nous devions passer chez miu miu. C'était prévu depuis longtemps, pour retourner voir la robe, éventuellement la commander, la réessayer, être bien sûre de la couleur, demander à la mettre de côté. Y aller pour du plus concret et pas juste pour baver devant comme je le fais depuis des semaines ! Mais comme vendredi, avec Elwind, je ne l'avais pas vue, je paniquais un peu de ne plus la trouver...

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L'image n'a rien à voir... Mais elle me plaît !! Et ça te repose les yeux dans ce texte sans fin !

On entre, on file à l'étage, je la montre en écru à ma mère, et en la revoyant, l'écru ne me plaît plus vraiment. La vendeuse, si gentille, que j'avais rencontrée la première fois arrive. Nous lui demandons s'il ne resterait pas, par hasard, cette même robe en rose poudré. Antico, s'appelle la couleur. Elle me l'avait noté.

Elle s'éclipse en réserve. Et me demande de loin : "Vous faites quelle taille ?". "Du 36 français, le 40 italien". Elle revient en souriant. Avec LA robe à la main. "C'était la dernière, elle vous attendait".

Je la soupçonne de l'avoir mise de côté avec l'arrivée des beaux jours, à force de me voir revenir. Elle m'avait dit, en mars, que c'est un modèle qui ne partirait pas tant qu'il ferait mauvais. Mais avec le soleil de ces derniers jours, plusieurs modèles ont été vendus. Je vénère à vie cette vendeuse !! Dans l'immense cabine dorée comme un oeuf de Fabergé, j'essaie la robe en rose et en écru. Et il n'y a pas photo. La rose a un ton si particulier, entre le grège et le poudre, si délicat... Et avec ma peau qui commence doucement à dorer, elle fait un effet encore plus joli que quand je l'avais essayée à Megève. Et en août, après deux semaines de plage, je n'ose imaginer ! La vendeuse me complimente -mais c'est son métier- avec un air presque attendri. Elle me répète que j'ai eu de la chance. Mais m'assure aussi qu'elle aurait appelé toutes les boutiques du monde pour me la trouver si elle n'était plus à Paris. Ma mère acquièce. "Ce sera ton cadeau d'anniversaire, alors ? Tu es sûre et certaine" "Oui, oui, oui, oui ,oui !!!!". Dans la cabine, en l'enlevant, je saute comme un cabri.

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En sortant, j'ai mon grand sac rose à l'épaule, j'exulte, je remercis, je sautille. Je n'aurai pas le droit de la sortir de son paquet avant mon anniversaire. Il faut donc que tu te contentes de ce sac, pour l'instant ! Mais la savoir chez moi me rassure tant !

Et la journée n'était pas terminée !

Ensuite, nous sommes allées à l'exposition Marie-Antoinette, au Grand-Palais. Nous l'avons visitée dans des conditions optimales, le soir, les salles étaient presque désertes et nous avions deux heures devant nous avant la fermeture. J'avais un peu tout entendu sur cette exposition et j'étais très curieuse de la voir. Je ne voue aucun culte à Marie-Antoinette, elle ne me fascine pas, et si j'ai aimé le film de Coppola, elle n'en est pourtant pas devenue mon icône. Pourtant, cette femme m'intrigue. Je lui reconnais un intérêt historique évident, même si le XVIIIème n'est pas ma période de prédilection. Et j'étais curieuse.

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Le décor imaginé par Robert Carsen m'a époustouflée. Rien que pour ça, l'expo vaut le détour ! L'enfilade de portes, les différents temps de sa vie, les couleurs... C'est extraordinaire, une telle mise en scène ! Même Mélancolie n'avait pas fait aussi bien ! L'exposition m'a touchée. Parce que j'y ai vu des documents que je n'ai pas l'habitude de voir et auxquels je ne m'attendais pas. Le registre paroissial de Versailles dans lequel est inscrit le mariage, un dessin attribué à Marie-Antoinette, son missel griffoné avant sa mort... Et des objets très émouvants aussi, comme sa chemise de la prison du Temple, ou le coffre à layettes offert pour la naissance de son fils. Je n'ai pas appris beaucoup de choses sur elle, sa vie est si connue, si décortiquée, qu'il ne faut pas s'attendre à y découvrir un scoop. Enfin, j'ignorais toutefois que Gluck avait été son maître de musique ! Mais l'enfilade des salles à le mérite de nous permettre d'humaniser le personnage, de mieux en cerner les mille facettes grâce à des éléments concrets, des objets sauvés, miraculés de la Révolution, qui ont traversé les siècles et les régimes.

Et penser que sur ce bout de papier, c'est la plume de Marie-Antoinette qui a écrit, voilà qui me donne des frissons !

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Photo : Café Mode.

En sortant, dans la boutique, j'ai acheté un miroir jeton, des cartes postales et l'album de l'expo. J'ai regardé les nappes et les torchons avec attention, j'en avais déjà acheté un à Fontainebleau, mais aucune des autres couleurs ne me plaisait ! Et pour ce qui est des éventails -et pourtant, je les collectionne !-, j'avais un peu de mal à me dire que la femme représentée dessus avait perdu sa tête... ! 

La journée, enfin, la soirée, puisque nous sommes sorties du Grand Palais à 22h, s'est achevée dans un petit restaurant japonais de la rue Monsieur le Prince dans le sixième, avec des sushis, naturellement !

Je te souhaite une excellente après-midi de dimanche, mon cher lectorat, et un très beau lundi de Pentocôte... ! 

Baci a tutti !  

10.05.2008

Ancora una bella giornata !

Hier matin, je suis rentrée chez moi après avoir passé deux jours chez mon homme. Pour travailler. Et j'avais promis à la miss Elwind de la rejoindre au café de Flore, où elle avait programmé un déjeuner de bloggeuses, en fin de repas. J'ai donc travailloté le matin, et après déjeuner, j'ai gagné le repère littéraire -ou ce qu'il en reste- de Paris pour retrouver les filles. Au moment où je montais dans mon RER, je savais bien que ce ne serait pas l'affaire que d'un café ! À table, Elwind, donc, Petite Marquise et Elodie, que j'étais ravie de rencontrer puisque nous avions eu l'occasion d'échanger quelques mails avant son week-end à Rome  !

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Nous avons pu papoter un moment, puis Elodie devait partir pour un rendez-vous. Ensuite, c'est une après-midi de shopping qui a débuté, dans le VIème, where else ?! Un petit tour à la pharmacie la moins chère de Paris, bondée, une pause pipi au Bon Marché et les boutiques des rues alentours. Une étape cruciale : le Palais des Thés, où je me suis enfin fournie en Thé des Geishas et en Thé des Sables, l'odeur est divine, et la description des différents goûts m'enchantait ! Puis un dépôt-vente dont Petite Marquise nous a souvent parlé, où elle avait trouvé ses fameuses miu miu roses. Dès l'entrée, Elwind repère une robe -et pour cause, mais je laisse à la Marquise le soin de vous raconter sa trouvaille en détail ! La Marquise l'essaie, et elle lui va parfaitement ! On rit devant les cabines de cette drôle de coïncidence. Elwind et moi continuons de fureter, un peu perdue au milieu de tous ces portants. Et là, discrète, une robe blanche, une copie conforme d'une robe qui est sur ma liste depuis le début de la saison et sur laquelle je pensais faire une croix compte tenu de la longueur de ma liste et des priorités.

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Une robe blanche, Maje, a priori beaucoup trop grande. Mais elle a un lien à la taille pour la faire bouffer, et on peut facilement la raccourcir. Je l'essaie. Et en mettant bien le lien, elle est pile à la bonne longueur, au genoux. Le dos est un peu ample mais ça me plaît, elle fait plus aérienne... Je déteste les vêtements trop près du corps en été, ça tient chaud ! Je la repasserai devant ma mère pour avoir son avis sur la nécessité ou non d'une pince. Mais à ce prix (28€ au lieu de 110€ celle que j'avais repérée !), hors de question de la laisser sur son cintre ! Je repars enchantée !

Nous parcourons encore quelques boutiques puis Petite Marquise nous propose un thé, chez elle. L'occasion de goûter le fameux Thé des Geishas avant d'ouvrir mon paquet. Son intérieur est très raffiné, elle a un goût très sûr, très fin, très chic ! Nous avons encore bien discuté toutes les trois, et la conversation s'est orientée sur LA robe miu miu. Elwind m'a soudain dit qu'elle voulait la voir. Petite Marquise était attendue et nous a ordonné de tout lui raconter. Nous avons filé.

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Direction la rue Saint-Honoré. Et miu miu, pour la cinquième fois depuis que j'ai eu ce terrible coup de foudre. À l'étage, Elwind commence à tout regarder. Je la préviens que ce n'est pas une bonne idée, ce lieu pousse à la perdition. Tout est sublime -ou presque- et tout affiche un prix à trois chiffres. Dont le premier est rarement en dessous du 4. Pas le moment de repérer d'autres pièces à tomber. Une obsession me suffit bien. La robe n'est là qu'en écru. Alors je lui montre la coupe, et une autre robe dans la couleur qui me hante. Elle approuve, enthousiaste. Mais elle a un faible pour la écrue. Que je n'avais pas beaucoup regardée jusque là. Et j'ai comme un doute. En écru, elle est sublime aussi. Plus classique. Et elle me soutient que ce serait un bon investissement pour un mariage civil, par exemple.

Mais pour aller à un mariage... Qui n'est pas le mien,  naturellement ! Et en Espagne ! Normalement, le blanc est interdit, et le écru aussi je suppose. Et même avec des accessoires de couleur ? Ou un grand châle -que je ne porterai jamais avec 30°C à 20h !- ? Cruel dilemme. Alors je retourne la voir cet après-midi. Je vais l'essayer en écru, je pense. Et demander l'avis de ma mère. De toutes façons, la vendeuse m'avait assuré qu'on pouvait la commander en rose si elle n'y était plus.

Cette robe aura ma peau...